De Gaulle et l'Action française

Charles de Gaulle © Roger Viollet

Comme beaucoup de généraux français de l'époque, Charles de Gaulle était le fils d'une famille catholique très conservatrice. La proximité de son père avec les idées monarchistes, celles de l'Action française et les thèses de Charles Maurras auront, pendant des années, alimenté des rumeurs sur ses idées politiques. Dans l'entre-deux guerres, les ouvrages de de Gaulle sur l'armée auraient en outre été très appréciés des maurrassiens.
Cette soi-disant proximité avec un mouvement antidreyfusard, antisémite et xénophobe vaudra à de Gaulle la méfiance des communistes au moment d'unifier la résistance contre l'Allemagne nazie. En 1947, quand de Gaulle fonde le Rassemblement du Peuple Français, des accusations de fascisme, aussi étonnantes soient-elles après la Libération, émergent encore de la gauche. Les rumeurs poursuivront le Général dans les premières années de la Ve République, renforcées par sa méfiance envers le Parlement. Elles s'estomperont après les accords d'Evian donnant l'indépendance à l'Algérie, véritable trahison pour les survivants de l'Action française.

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