Pompidou et l'affaire Marcovitch

Georges Pompidou © Parlement européen

1968. L'ère de Gaulle touche à sa fin et son ancien Premier ministre, Georges Pompidou, est déjà perçu comme son successeur idéal. Mais à la fin de l'année, le cadavre d'un garde du corps d'Alain Delon est découvert dans une décharge de la banlieue parisienne. Son nom, Marcovitch, est rapidement associé à l'organisation de parties coquines réunissant certaines personnalités mondaines de la place parisienne.
Dans la confusion générale, Claude et Georges Pompidou, connus pour leurs accointances avec le show-business, sont soudainement associés à ces soirées très osées.
La rumeur inquiète l'Elysée, mais aussi Matignon, Beauveau et le ministère de la Justice qui tardent à prévenir le principal intéressé. Une fois informé des on-dits, Pompidou entre dans une colère noire. Comment des ministres et le chef de l'Etat lui-même ont-ils pu écouter ces ragots sans même l'en informer ? Avouant sa "fureur" à de Gaulle lors d'un entretien houleux, Pompidou aurait gardé, pendant plusieurs années, une liste des personnes qu'il jugeait responsables de la calomnie.

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