"Il faut un débat sur l'intérêt général" des OGM

S'il souhaite une loi en France et un cadre européen plus clair, Stéphane Le Foll n'est pas fermé à l'utilisation de certains OGM selon "l'intérêt général".

Les phrases clés

"Il y aura une loi"
"On fera arrêté puis loi, pour caler un dispositif"
"Il y a surtout une volonté de négocier à l'échelle européenne un changement du cadre qui existe aujourd'hui"

"L'Europe autorise une semence OGM et ensuite elle laisse les Etats décider ou non de son utilisation"

"Une majorité d'Etats aujourd'hui n'utilisent pas d'OGM"

"Celui qui en utilise le plus, c'est l'Espagne"

"Très peu d'Etats ont recours aux OGM aujourd'hui en Europe"

"Mais on renvoie aux Etats sans aucune règle juridique sur la liberté de circulation des produits, sur la liberté économique du marché"

"Et donc on se retrouve dans le cas de la France"

"Position de la France depuis 1997-1998 : moratoire sur les OGM, clause de sauvegarde, puis ensuite certains les contestent et donc la clause de sauvegarde tombe et on est obligés de reprendre des arrêtés"

"La loi va revenir à l'Assemblée nationale"

"Il faut laisser aux Etats des possibilités juridiquement cadrés pour prendre une décision. "

"Tout le monde s'en lave un peu les mains. Il faut qu'on fixe des règles claires."

"Il y a des sojas qui sont utilisés pour l'alimentation du bétail qui sont OGM, qui sont importés"

"Oui, bien sûr, je peux vous l'assurer"

"Non, on n'interdit pas les importations"

"Quand on aura des règles claires, on pourra parler objectivement de ces questions"

"Je peux dire aujourd'hui produire des OGM pour les céréales fourragères, n'est pas justifié"

"Sur les OGM de première génération, il faut qu'on objective le débat"

"On ne peut pas dire 'si on n'utilise pas les OGM, on n'est pas compétitif'"

"Le soja c'est autre chose"

"Il ne faut pas arrêter la recherche"

"Deux chercheurs suisses se sont posé la question de la cécité dans les pays asiatiques car il y a peu de carotène dans le riz, ils ont proposé une modification génétique"

"C'est de l'intérêt général"

"Je l'ai dit : Il y a un débat qu'il faut organiser sur l'intérêt général qui peut être ou pas d'utiliser les OGM"

"C'est là que le cadre à l'échelle européenne doit changer"