"Nous voulons un président de l'UE élu au suffrage universel"

Marielle de Sarnez : "Nous voulons un président de l'UE élu au suffrage universel" La vice présidente du Modem, candidate sortante aux européennes, était l'invitée de Linternaute.com, Ouest-France et 20 Minutes ce mardi 13 mai pour une émission largement consacrée aux élections européennes.

Marielle de Sarnez faisait son #DirectPolitique mardi 13 mai, consacré à quelques jours du scrutin, aux élections européennes. L'eurodéputée centriste a d'abord sévèrement jugé François Hollande, estimant que "des grands européens, avec une vision européenne, il n'y en a plus depuis longtemps à la tête du pays". Regrettant qu'il n'y ait "pas d'incarnation d'une vision française de l'Europe aujourd'hui", la vice-présidente du Modem a décrit un François Hollande ne faisant "pas vraiment campagne pour l'Europe" et "tributaire de son électorat".

 


Euroscepticisme : "Les chefs d'Etat ont une part immense de responsabilité"Marielle de Sarnez a livré son analyse de l'euroscepticisme ambiant et son point de vue sur les dysfonctionnements de l'Union européenne. Selon la vice-présidente du Modem, les chefs d'Etat européens ont une "une part immense de responsabilité" dans ce désamour manifeste des citoyens. "Je suis pour un président ou une présidente de l'UE par une fusion de la présidence du conseil et de la commission" a-t-elle fait savoir.


"Il faut que les citoyens élisent le président de l'UE"

L'eurodéputée, qui brigue un nouveau mandat, défend sa vision fédéraliste de l'Europe et condamne avec fermeté les tentations des extrêmes, tout en considérant qu'ils ne constituent pas une réelle menace. "Si les populistes font un score, il y aura une centaine de députés europhobes au Parlement européen. Ils seront loin d'empêcher la majorité du Parlement européen de travailler et de travailler dans l'intérêt de la démocratie européenne".

"Il n'y a pas une Europe de droite et une Europe de gauche"

Quelles sont les ambitions des centristes pour le scrutin du 25 mai ? "Un score à deux chiffres, ce serait bien" avance Marielle de Sarnez, qui clame haut et fort le soutien de son parti à Guy Verhofstadt "un candidat formidable" pour la présidence de la Commission européenne.

"C'est Manuel Valls qui se rapproche de nous, pas le PS"

Interrogé sur la politique intérieure, le bras droit de François Bayrou a considéré que Manuel Valls se rapprochait de la ligne politique incarnée par le centre, notamment au sujet de la réduction des déficits publics et de la réforme territoriale. "Je n'aurai pas voté contre" le plan d'économies a déclaré l'eurodéputée, qui s'interroge malgré tout sur la concrétisation de des promesses engagées sur le pacte de solidarité.

Ukraine-Russie : Marielle de Sarnez opposée à la venue de Poutine en France le 6 juin

Pour Marielle de Sarnez, "non", la venue de Vladimir Poutine en Normandie le 6 juin pour la commémoration du 70e anniversaire du Débarquement n'était "pas une bonne idée". Marielle de Sarnez s'est dite "très réservée sur le fait que la France le fasse venir en ce moment", tout en exhortant l'Europe à "parler d'une voix plus unie et plus forte" sur le dossier ukrainien. La députée européenne appelle par ailleurs de ses vœux "une solution fédérale pour que les particularités de chacun et de chacune soit respectées" en Ukraine. Marielle de Sarnez considère qu'il faut être plus "ferme" avec le président russe, "quitte à remettre en cause certains dossiers commerciaux", évoquant la vente des navires Mistral.

Politique européenne : "Opposer bonne gestion et croissance, ça n'a aucun sens"

Marielle de Sarnez s'est exprimée longuement sur ce qu'elle considère être les enjeux importants des européennes. Farouchement convaincue par la nécessité d'un "approfondissement" de l'Union, elle a indiqué qu'une "pause à l'élargissement était souhaitable". Maitrise budgétaire, avantages de la monnaie commune, "Grenelle de l'environnement européen", traité transatlantique, l'eurodéputée a défendu sa vision de l'UE.

 Les extraits sur l'Europe :

Les politiques d'austérité

"C'est important d'avoir une politique commune sur l'énergie"

"Il faut faire une pause dans l'élargissement"

"L'euro est une monnaie forte"

Indemnités des eurodéputés : "Qu'on diminue, je n'ai rien contre"

L'intégralité de l'émission avec Marielle de Sarnez:

 Voir tous les extraits de l'émission

de sarnez europe
Marielle de Sarnez invitée de #DirectPolitique mardi 13 mai © Modem

Les élections européennes approchent à grands pas et force est d'admettre que la campagne a du mal à se lancer. Alors qu'une abstention record est crainte par les observateurs et les partis politiques, les principaux candidats au scrutin du 25 mai tardent à mobiliser leurs militants, sans susciter dans l'opinion publique l'engouement qu'ils souhaiteraient pour cette campagne. Comment expliquer ce peu d'intérêt pour ces élections de la part des citoyens français ? Marielle de Sarnez, tête de liste de l'Alternative (UDI-Modem) dans la circonscription de l'Île-de-France, nous a livré son analyse sur la manifeste rétraction des Français à l'égard de l'Union Européenne, mais aussi sur la montée indéniable du FN dans les intentions de vote. Le bras droit de François Bayrou a développé sur notre plateau les axes du programme défendu par le centre pour ces élections. Quels sont les ambitions de l'Alternative pour ce scrutin ? Quel message original peut bien porter le centre pour convaincre des électeurs qui semblent plus qu'auparavant se tourner vers les populismes et rejeter les appétits fédéralistes de l'Alternative ?

L'eurodéputée a commenté aussi avec nous l'actualité politique, les réformes annoncées par Manuel Valls et François Hollande, notamment sur la refonte territoriale qui semble soutenue par le Modem et François Bayrou. Il a aussi été question du "revirement" annoncé par le président de la République, de la reprise économique balbutiante, du plan d'économies de 50 milliards, et des mesures promises par le gouvernement pour relancer l'emploi via le pacte de responsabilité.

Chaque mardi, Linternaute.com, 1er site d'actualités de France, 20 Minutes, 1er quotidien gratuit et Ouest-France, 1er quotidien français payant, reçoivent une personnalité du monde politique pour un entretien de 40 minutes avec les journalistes des rédactions et les internautes.

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