Aquilino Morelle : droit dans ses bottes, moins dans ses chaussures

Aquilino Morelle : droit dans ses bottes, moins dans ses chaussures Aquilino Morelle, ancien conseiller de François Hollande limogé au printemps pour un conflit d'intérêt présumé, donne un entretien au journal Le Monde. S'il dénonce un complot contre lui, il affirme avoir commis une erreur en faisant venir un cireur de chaussures à l'Elysée.

"Il n'y a pas d'affaire" Morelle. L'ancien conseiller de l'Elysée Aquilino Morelle, crie à l'injustice et au complot dans le journal Le Monde auquel il a accordé une interview, sa première depuis son limogeage le 18 avril 2014. Celui à qui on reprochait d'avoir été au cœur d'un conflit d'intérêt avec des laboratoires pharmaceutiques quand il travaillait à l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) sort du silence, 5 mois après le scandale, pour tenter de laver son honneur. Seule erreur admise par l'ancien proche de François Hollande : le fait d'avoir fait venir un cireur de chaussures dans son bureau à l'Elysée. Geste non répréhensible mais symboliquement dévastateur pour la gauche au pouvoir.

Oui, Aquilino Morelle l'admet, son cireur de chaussures est "venu une fois à l'hôtel de Marigny, au printemps 2013". "Une fois de trop", poursuit l'ancien conseiller. "Je le regrette profondément : c'était là un comportement déplacé", ajoute-t-il. Il dénonce cependant l'emballement médiatique qu'a provoqué son goût pour les belles chaussures. Selon lui, il aurait dû simplement être "convoqué et admonesté" par les personnes compétentes à l'Elysée, dès leur connaissance des faits, mais pas livré en pâture à la presse. "On a mis de côté cet incident, pendant plusieurs mois, comme une pépite que l'on place en lieu sûr afin de pouvoir s'en servir le moment venu", accuse aujourd'hui cette "plume" de gauche, certain que son "élimination politique" avait été programmée de "longue date". Sans citer les comploteurs présumés, il le jure : "Je ne leur pardonnerai pas". L'ancien conseiller préparerait un livre qui ferait "trembler François Hollande", à qui il reproche une "trahison".

Sur la question du conflit d'intérêt, Aquilino Morelle dit dans l'interview avoir été blanchi à la fois par l'Igas, qui l'a repris dans ses rangs, par le conseil de l'ordre des médecins de Paris et par la Haute autorité pour la transparence de la vie politique. Il attend de pouvoir s'expliquer devant la justice, une enquête préliminaire ayant été ouverte après le scandale.

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