Election UMP : vers la mort du parti ? Les candidats jouent la dramatisation

Election UMP : vers la mort du parti ? Les candidats jouent la dramatisation Dans la dernière ligne droite, l'heure est à la dramatisation, notamment pour les deux challengers qui craignent la fin de l'UMP après l'élection ce samedi 29 novembre.

L'UMP va-t-elle disparaitre après l'élection de son président ce samedi 29 novembre ? Alors qu'on est entré dans la dernière ligne droite, les trois candidats à la tête de l'UMP jouent plus que jamais la carte de la dramatisation pour mobiliser les derniers électeurs. Grand favori, Nicolas Sarkozy a été le premier à jouer cette partition. L'ancien chef de l'Etat a mis en scène son retour comme une nécessité face à l'état du pays mais aussi de son parti. Devant une UMP divisée et plombée par les affaires, Nicolas Sarkozy veut se poser en rassembleur. Mais même l'homme providentiel croit à la fin de l'UMP. Plus que cela encore, il la demande. Nicolas Sarkozy, dont le résultat sera déterminant pour la prochaine primaire, a indiqué depuis le début qu'en cas d'élection par les quelque 270 000 votants du parti, il ferait exploser l'UMP après les élections départementales pour refonder un nouveau mouvement politique.

Le député de l'Eure Bruno Le Maire, qui croit encore dur comme fer à la victoire face au titan Sarkozy selon ses dernières interventions médiatiques ("Je pense que je vais être élu président de l'UMP", disait-il à BFM trois jours avant le scrutin), reprend cette promesse de Sarkozy pour en faire une menace : face à un Nicolas Sarkozy qui divise (en témoignent les sifflets à l'encontre d'Alain Juppé à Bordeaux, sa position "improvisée" sur le mariage pour tous ou encore sa sortie sur les "origines" de Rachida Dati) et qui menace l'UMP de disparition, il se pose en rassembleur, anti-guerre des chefs. "Samedi soir, il peut ne plus y avoir d'UMP si Nicolas Sarkozy est élu", dit surtout l'ancien bras droit de Dominique de Villepin qui préfère quant à lui réformer le parti en profondeur, mais de l'intérieur.

Hervé Mariton, qui pointe à moins de 5 % des intentions de vote chez les sympathisants UMP d'après les derniers sondages, ne dit pas autre chose. Le député de la Drôme, qui admet être un petit poucet face au "puissant" (Nicolas Sarkozy) et au "chouchou des médias" (Bruno Le Maire) craint quant à lui "des affrontements terribles entre candidats à la primaire présidentielle" après l'élection du président de l'UMP, allant même jusqu'à évoquer le risque d'une "implosion" du parti de droite.

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