Election UMP : les programmes des candidats Sarkozy, Le Maire et Mariton [Résumés]

Election UMP : les programmes des candidats Sarkozy, Le Maire et Mariton [Résumés] Les programmes de Sarkozy, Le Maire et Mariton pour l'élection de l'UMP présentent de petites similitudes et de grande différences.

De l'élection de l'UMP ce samedi 29 novembre 2014, dont les résultats sont attendus vers 20h30 dépendra l'avenir du parti. Une évidence bien sûr, mais celle-ci semble particulièrement pertinente quand on se plonge dans les programmes des trois candidats à la présidence du parti. Car quand l'un propose une "refonte totale du parti", l'autre peut aller jusqu'à préconiser la fin de l'UMP pour rebâtir une nouvelle formation politique, plus rassembleuse et plus moderne ! Avant le résultat UMP de l'élection pour la présidence du parti, présentation des projets :

Par ordre alphabétique, Bruno Le Maire est celui qui propose la première option. L'ancien ministre de l'Agriculture, député UMP de l'Eure, préconise une transformation du parti de l'intérieur. Son programme, largement détaillé sur Linternaute.com il y a quelques mois, est tout d'abord basé sur la transparence. Alors que l'UMP est malmenée par les affaires (notamment Bygmalion), Bruno Le Maire indique qu'il publiera les comptes du parti sur Internet s'il en est le chef, mais aussi les "noms des élus qui ne règlent pas leur cotisation". Autre fil rouge de son programme : le recours à des référendums internes pour définir la ligne du parti. "Je ferai voter régulièrement les militants", promet l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin. Hostile à une fusion avec l'UDI, il veut mener quatre chantiers s'il est élu : le retour à l'autorité de l'Etat, la libération des entreprises, la priorité à l'éducation et le renouvellement de la classe politique. Sur la question du mariage gay qui a cristallisé les tensions, Bruno Le Maire préconise le maintien du mariage homosexuel, mais une réécriture de la loi pour "lever les ambigüités" sur la PMA et la GPA.

EN VIDÉO - Le Maire veut diriger l'UMP autrement que Sarkozy.

De son côté, Hervé Mariton a axé sa campagne sur le rassemblement nécessaire de sa famille, droite et centre compris, déjà tiraillée par la "guerre des chefs" en vue de 2017. Il assure qu'il ne sera pas candidat à la primaire s'il est élu président de l'UMP, une règle qu'il souhaite inscrire dans les statuts du parti. Il promet par ailleurs respecter la plus grande neutralité le cas échéant vis-à-vis des différents candidats et faire signer une "charte de bienveillance" pour éviter les attaques individuelles. Comme Bruno Le Maire, il veut faire voter régulièrement les militants et promet une transparence totale sur les comptes de l'UMP, appelée à devenir plus sobre et moins dispendieuse. Sur la ligne, Hervé Mariton préconise une politique de "droite", "solide" et "vigoureuse" pour l'UMP qui se chargera d'élaborer 80 % du programme de son candidat en 2017, 20 % de marges de manoeuvre étant laissé à celui qui sera sélectionné pour 2017. Sur le fond, il mêle libéralisme, patriotisme économique avec un Etat stratège et protection des "valeurs et de l'identité" françaises ainsi que de la "civilisation européenne" (il se dit pour le droit du sang). Mettant l'entreprise et des "structures traditionnelles" comme la famille au centre de son programme, Hervé Mariton assure que de retour au pouvoir, l'UMP demandera l'abrogation de la loi Taubira... s'il en est le chef évidemment.

EN VIDÉO - Mariton au meeting UMP de Sens Commun : "il faut abroger la loi Taubira"

Nicolas Sarkozy enfin a vu son programme particulièrement médiatisé. Et pour cause : il souhaite la disparition de l'UMP, discréditée par l'affrontement Copé-Fillon et par l'affaire Bygmalion, pour en faire une nouvelle formation politique. Autrement dit, dans ses termes, il faut redéfinir "du sol au plafond" le parti qui fête ses douze ans cette année pour créer "un grand rassemblement". Et le calendrier est clair. S'il est élu président, Nicolas Sarkozy se donne cinq mois pour réaliser ce big bang. Le temps de laisser passer des départementales qui s'annoncent tendues. Ce nouveau rassemblement, il le veut débarrassé des courants (Droite forte, Droite populaire etc.) et surtout décentralisé. Parmi les promesses : la possibilité pour les fédération de choisir leurs candidats au niveau local sans consignes parisiennes. Côté programme, les positions de Nicolas Sarkozy sont connues de longue date, au moins depuis 2007. Mais il annonce des conventions pour préparer le projet de 2017 avec des mesures qui seront ensuit soumises au vote des militants. Une démocratie participative, en somme, qui devait notamment permettre de sortir de la tergiversation sur la loi Taubira. Mais en campagne, Nicolas Sarkozy a été contraint de se prononcer. Prônant d'abord une "réécriture", du texte, il a finalement prononcé le mot abrogation en meeting, devant un public réclament la suppression pure et simple du mariage pour tous.
EN VIDÉO - Mariage homo: Sarkozy évoque une "abrogation" de la loi Taubira

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