Mélenchon : après l'insulte, l'étrange réaction de Merkel

Mélenchon : après l'insulte, l'étrange réaction de Merkel Angela Merkel a-t-elle mis de l'eau dans son vin ou joue-t-elle la carte de l'indifférence ? La chancelière a laissé le soin à son porte-parole de répondre au "Fermez-la" lancé par Jean-Luc Mélenchon, et multiplie les gestes d'apaisement.

Il s'agit peut-être d'un geste d'apaisement ou bien d'une manière de faire comprendre à Jean-Luc Mélenchon que son insulte n'a pas vraiment ému Angela Merkel. Mais c'est peut-être aussi une manière d'éclaircir, pour la Chancelière, le message qu'elle envoie à la France sur ses difficultés à réduire sa dette publique. Angela Merkel, insultée par Jean-Luc Mélenchon sur Twitter, a d'abord laissé son porte-parole, Steffen Seibert, réagir au "Fermez votre gueule madame Merkel" ("Maulzu, Frau Merkel !) si commenté depuis dimanche. Et ses propos, exprimés lundi, sont étonnants : l'homme remarque que "Jean-Luc Mélenchon est connu pour sa liberté de parole" tout en se demandant si "une autre formulation, plus amicale peut-être n'aurait pas été possible". Et de rajouter que l'Allemagne n'a pas à demander "des efforts concrets de réforme" d'un pays comme la France et "nous ne le faisons pas". En clair : Angela Merkel n'a jamais demandé à la France d'accélérer ses réformes pour respecter son engagement sur le pacte de stabilité et de croissance.

Angela Merkel prend manifestement soin de ne pas braquer l'opinion française et ses dirigeants. Elle a par exemple refuser de rencontrer le nouveau président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, lors du congrès de la CDU mardi 9 décembre, au grand dam de celui-ci. La Chancelière a vraisemblablement tâché de ne pas froisser François Hollande pour ne pas compliquer les relations entre les deux pays. Réélue mardi 9 décembre à la tête de la CDU, Angela Merkel a de nouveau enjoint les membres de l'UE à respecter leurs engagements sur la dette, mais s'est autorisé un clin d'oeil à la France et peut-être à Jean-Luc Mélenchon, en citant l'un des auteurs qu'il chérit, Victor Hugo : "L'avenir à plusieurs noms. Pour les faibles, il se nomme l'impossible. Pour les timides, il se nomme l'inconnu. Pour les penseurs et les vaillants, il se nomme l'idéal". L'an dernier, le leader du Front de gauche avait lui cité le poète à la fin d'une manifestation avec une autre formule : "Ce que Paris conseille, l'Europe le médite, ce que Paris commence, l'Europe le continue".

EN VIDEO - Jean-Luc Mélenchon a son opinion sur la politique économique de l'Allemagne :

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