Jacques Chirac : en larmes à cause de Bernadette

Jacques Chirac : en larmes à cause de Bernadette Longtemps humiliée par un mari présumé coureur de jupons, Bernadette Chirac n'hésite pas à prendre sa revanche, alors que la santé de l'ancien président décline. Au point de le faire pleurer.

[Mise à jour le 27 janvier à 15h03] "Ma femme est un homme politique" aimait à dire Jacques Chirac lorsqu'il était aux responsabilités pour parler du caractère bien trempé de son épouse. Aujourd'hui, Bernadette se rebiffe et prouve qu'elle a du tempérament. Très populaire dans son canton corrézien, où elle envisage d'ailleurs de briguer un 7e mandat lors des départementales de 2015, l'ex-première dame n'hésite pas à contrarier son mari, Jacques Chirac, à coups de petites vacheries. C'est en tout cas ce qu'affirme Candice Nede­le, une journaliste de Gala qui a publié début janvier un ouvrage consacré au couple le plus connu de la Ve République, sobrement intitulé "Bernadette et Jacques" (Stock). Pour Bernadette, c'est surtout une façon de s'affirmer, et de prendre sa revanche, elle qui est longtemps restée dans l'ombre d'un homme charismatique et ouvertement volage. Si on en croit Candice Nedel, une de ses piques, plus violente que les autres, a contrarié l'ancien président, au point de le faire pleurer.

Nous sommes en 2010, durant les vacances de Pâques. Le couple Chirac passe quelques jours chez l'industriel François Pinault, le meilleur ami de Jacques, et patron du puissant groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute). Alors que tout le monde est attablé, Bernadette confie que Bernard Arnault, le grand rival de François Pinault, l'a appelée pour lui demander d'intégrer le conseil d'administration de LVMH. Autour de la table, c'est la surprise. "A votre âge, on sort plutôt des conseils d'administration qu'on n'y entre, et puis, c'est quand même une affaire de professionnels ! Qu'est-ce que vous iriez faire là-bas ?" lui lance le capitaine d'industrie, visiblement piqué au vif. La remarque ne fait pas vaciller Bernadette : quinze jours plus tard, François Pinault et Jacques Chirac apprennent, par la presse, qu'elle siège désormais au conseil de LVMH ! Jacques Chirac n'en reviendra pas. Pour lui, il s'agit d'une trahison et il craint la réaction de son ami de toujours. La suite, c'est Candice Nedelec qui la raconte : "Jacques Chirac appelle alors François Pinault en pleurs, désolé, en lui deman­dant de lui conser­ver son amitié. Ce qui est terrible." Bernadette, il ne vaut mieux pas l'énerver...

Bernadette Chirac prend sa revanche

"Vous savez, mon mari n'est pas commode tous les jours", lâchait l'ancienne Première dame à la RTS il y a quelques mois. Et cela fait quelques années que Bernadette ne retient plus ses coups, distillant avec sarcasme des informations sur le quotidien du couple. A la télévision suisse, elle confiait : "Quand il déjeune avec moi, il me dit : 'Qu'est-ce que vous avez fait ce matin ?'. Il n'attend pas la réponse, il me dit : 'Rien, comme d'habitude !'. Voilà l'homme ! Quand vous avez un homme comme ça, vous avez intérêt à prouver le contraire". Toute sa vie dans l'ombre de son époux, Bernadette Chirac entend donc mener ses propres combats professionnels sur le devant de la scène, sans craindre de froisser l'ego de l'ancien président. Quitte à ouvertement afficher ses différences avec lui. En témoigne, par exemple, son soutien appuyé à Nicolas Sarkozy, en vue de l'élection présidentielle de 2017. Un choix auquel ne goûte que très peu Jacques Chirac, qui n'a jamais apprécié l'actuel chef de l'UMP, et qui a récemment apporté sa pleine confiance à Alain Juppé pour la prochaine course à l'Elysée. Mais Bernadette, là encore, ne se laisse pas dicter ses choix. Juppé, elle n'en veut pas : elle l'avait d'ailleurs qualifié de "très froid" lors d'un meeting, le jugeant incapable de réunir autant de personnes que Nicolas Sarkozy. En novembre dernier, elle avait joint les actes à la parole, en refusant ouvertement de serrer la main à Alain Juppé lors d'une remise de prix au Quai Branly...

En vidéo - Bernadette Chirac s'est exprimée sur son mandat local dans le canton de Corrèze. L'ex-première dame de France a laissé entendre qu'elle pourrait se présenter aux élections départementales en mars prochain.

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