Résultats des départementales : le FN au second tour dans un canton sur deux ?

Résultats des départementales : le FN au second tour dans un canton sur deux ? Un nouveau sondage, publié le dimanche 15 février par Ifop pour le JDD, place le FN en tête des intentions de vote aux départementales les 22 et 29 mars. Selon le JDD, le parti frontiste pourrait même se maintenir dans un canton sur deux à l'issue du premier tour.

[Mis à jour le 16 février 2015 à 18h06] "De qui souhaitez-vous voir la victoire aux prochaines élections départementales 2015 ?" C'est la question posée par l'Ifop aux électeurs pour le Journal du Dimanche (JDD). Les résultats ont été publiés dimanche. Et 29 % ont répondu le FN. Ce qui place le Front national en tête. Comme les trois précédents sondages sur les résultats des départementales déjà réalisés. Derrière le parti frontiste, on trouve l'union UMP-UDI (25 %) et le PS (22 %), tandis que le MoDem et EELV sont à 8 %. La progression du Front national est spectaculaire: en mars 2014, ils n'étaient que 20 % parmi les sondés à souhaiter une victoire du FN lors du prochain scrutin, à savoir les municipales. En moins d'un an, le FN a donc gagné 9 points. Conséquence : le Front national serait en mesure d'éliminer le PS et se maintenir, à l'issue du premier tour, dans un canton sur deux, selon une analyse du JDD. Voire conquérir jusqu'à quatre départements : le Var, le Vaucluse, l'Aisne et l'Oise.

Cité par le journal, le directeur adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi, croit y voir le passage d'un "vote de protestation" à "un vote d'adhésion" pour la première fois lors des départementales 2015. Toujours selon lui, le FN s'impose de plus en plus comme un arbitre crédible entre le PS et l'UMP. Et le parti frontiste semble avoir un bel avenir devant lui car les jeunes sont particulièrement attirés par ses idées : 37 % des 18-24 ans (et 38 % des 35-49 ans) souhaitent sa victoire. D'aucuns y verront la preuve de son dynamise quand d'autres interpréteront cette donne à l'aune de la crise économique Bref, le FN ratisse large et séduit des sensibilités de plus en plus larges. Au risque de perdre en authenticité.
EN VIDÉO - Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, était le grand témoin de LCI, ce lundi. Il a estimé que les réponses apportées par le FN n'étaient "pas adaptées".

Les derniers sondages sur les départementales donnaient déjà un avantage au parti de Marine Le Pen, mais un avantage beaucoup plus serré. BVA et Odoxa s'étaient déjà penchés sur le score attendu du FN à quelques mois du scrutin. Il ressortait des deux instituts que le FN se situerait, à l'échelle nationale, aux alentours de 26 % des suffrages. L'UMP se classait seconde, mais avec un écart réduit entre un et cinq points maximum. Si l'on en croit l'Ifop, l'écart serait donc beaucoup plus large. Mais attention aux fausses interprétations. Quand l'Ifop parle de "souhaits de victoire", difficile de comparer ses chiffres à des "intentions de vote" à proprement parler. Avec 20 % de "souhaits de victoire" avant les municipales, le FN avait terminé à près de 5 % au premier tour et près de 7 % au second (seulement). Mais une chose semble déjà sûre un an après : le FN sera en tête le 22 mars et en mesure de se qualifier dans de nombreux cantons.

Article le plus lu - Renaud a demandé à être hospitalisé › Voir les actualités

Annonces Google