Jean-Luc Mélenchon sourd : une révélation intime à la télévision

Jean-Luc Mélenchon sourd : une révélation intime à la télévision Jean-Luc Mélenchon souffre depuis des années de surdité. C'est ce qu'il a confié à Marc-Olivier Fogiel, qui se plonge dans l'intimité de ses invités durant l'émission Le Divan, diffusée ce mardi soir sur France 3.

[Mise à jour le 17 février à 18h31] Marc-Olivier Fogiel, qui a pris les rênes depuis quelques semaines du Divan, sur France 3, où il recueille les confidences de ses invités en mode psychanalyse, tient son scoop politique. Alors qu'il reçoit ce mardi soir Jean-Luc Mélenchon, l'animateur a révélé, sur RTL, que ce dernier lui avait confié souffrir de surdité depuis des années. Jean-Luc Mélenchon sourd : voilà qui pourrait faire ricaner ses adversaires qui expliqueront désormais pourquoi le leader du Front de gauche hausse régulièrement le ton et reste hermétique aux idées différentes des siennes. Reste que la surdité est décrite dans l'émission comme un réel handicap pour l'ancien socialiste, déçu de la "hollandie".

"Vous, vous voyez les gens arriver, vous les entendez. Moi, non", explique Jean-Luc Mélenchon sur le divan de la vedette de la télévision. "Je les découvre quand ils sont sur moi." Une explication du ton souvent cinglant employé ?  "Souvent, je le vis comme une agression", concède le lutteur politique qui sera encore aux prises avec de nombreux adversaires lors des départementales 2015. Cette déficience auditive, Jean-Luc Mélenchon révèle la subir "depuis toujours", probablement pour des raisons génétiques, ce handicap se transmettant "de père en fils" dans sa famille. En bon politique et avec pas mal d'humour, Jean-Luc Mélenchon reconnaît également que sa surdité peut aussi avoir "de très grands avantages".

Les confessions de Jean-Luc Mélenchon, coup de com' réussi ?

Jean-Luc Mélenchon s'est également longuement confié sur l'ancien président de la République François Mitterrand, un homme qu'il dit avoir admiré. Et qu'il appelait en toute complicité "le Vieux", car il trouvait "tonton" trop vulgaire. "Il était d'une grande courtoisie, d'une grande douceur", s'est souvenu la figure charismatique du Front de Gauche. Il affirme "demeurer fidèle à sa mémoire". "Sa conviction de gauche était totale", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Et de conclure, apparemment ému : "Je n'ai jamais été mitterrandolâtre, je l'aimais." 

Le leader du Parti de gauche se livre aussi sur sa fille, qui milite pour les mêmes idées : "Même si les chats ne font pas des chiens, nous sommes des gens de convictions dures, c'est-à-dire âpres" confie-t-il, alors qu'il ne parle jamais de vie privée dans les médias. La politique, c'est une histoire de famille ? Si elle "avait fait d'autre choix, je n'aurais pas pour autant cessé de l'aimer" assure-t-il.

L'émission de Marc-Olivier Fogiel avec Jean-Luc Mélenchon sera dès demain très commentée. C'est la première fois qu'une personnalité politique accepte d'être interrogée dans son "fauteuil". La figure de la gauche de la gauche fait montre d'une nouvelle propension pour les interviews alternatives. Il y a quelques semaines, il avait déjà surpris en accordant un entretien au magazine Closer, pour "s'adresser au plus grand nombre". Reste à savoir si son électorat et plus encore les Français seront sensibles à ce nouveau coup de com'.

EN VIDÉO - Parmi ses derniers coups de gueule, le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a demandé à la chancelière allemande, en Allemand, de "la fermer" sur Twitter.

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