Départementales : inquiétude au PS (et à l'UMP)

Départementales : inquiétude au PS (et à l'UMP) On se ronge les ongles dans les états-majors du PS et de l'UMP en cette veille d'élections départementales. Chez les candidats, le score du FN sera particulièrement scruté.

[Mis à jour le 21 mars 2015 à 21h55] RTL évoquait un "sang d'encre" à plus d'un mois de l'élection. A quelques heures des élections départementales, les candidats du PS et de l'UMP sont particulièrement inquiets du résultat du Front national dans leurs cantons ce 22 mars 2015. Au PS avant l'élection, une information effraie les stratèges depuis déjà des mois : on craint que les candidats socialistes soient éliminés, dès le premier tour, de plusieurs centaines de cantons demain soir. Le chiffre de 300 à 500 cantons a même été diffusé, en sous-main et semble accrédité du bout des lèvres par Christophe Borgel, député chargé des élections à Solférino. Dans les calculs les plus pessimistes, un canton sur deux pourrait être privé de candidat socialiste le 29 mars prochain. Une perspective qui inquiète quand on sait qu'il s'agit du parti au pouvoir, mais aussi de celui qui détient aujourd'hui la grande majorité des départements.

Dans les coulisses de l'UMP aussi la tension est palpable avant ces départementales : le parti parviendra-t-il à la vague bleue (et non bleue marine) qu'il prévoyait il y a encore un an ? L'élimination du candidat UMP dès le premier tour dans le Doubs début février, lors d'une législative partielle ayant pris la valeur médiatique d'un scrutin national, a semé le doute. De quarante départements susceptibles de passer sous pavillon UMP, on ne parlait plus, un mois avant l'élection, que de 20 à 25 conseils départementaux. Partout en effet le FN semble en mesure de se maintenir au second tour. Eric Doligé, sénateur du Loiret et chargé des départementales à l'UMP, pronostiquait il y a quelques jours jusqu'à 700 duels entre le FN et les candidats UMP-UDI au second tour. De quoi prolonger le casse-tête pendant encore une bonne semaine.

L'UMP et l'UDI, qui font candidatures communes dans l'immense majorité des cantons, ont malgré tout de quoi rester sereins malgré un FN qui vient marcher sur les plates bandes de la droite. Dans la soixantaine de départements que Parti socialiste et ses alliés de gauche détiennent depuis leurs victoires de 2008 et 2011, l'union devrait permettre de se qualifier à coups sûrs au second tour alors que la gauche, qui part divisée, pourrait être sortie d'un nombre considérable de cantons dès demain soir. Le Front national, lui, semble en mesure d'être au second tour dans des centaines de cantons, ce qui constituerait en soi en événement politique. Mais les reports de voix au second tour seraient irrémédiablement favorables à la droite, beaucoup d'électeurs de la gauche éliminée se reportant sur les candidats UMP-UDI au second tour pour faire barrage au FN. Pour que le parti de Marine Le Pen parvienne à s'imposer dans un département, il lui faut une majorité d'élus sur l'ensemble des cantons, ce qu'il vise dans une poignée de départements, mais qui ne dépassent pas les doigts d'une main.

EN VIDEO - Pour Pascal Perrineau, Valls en ciblant le FN a commis "Une maladresse [...] une erreur stratégique".

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