Sarkozy candidat en 2017 : "Faites attention monsieur Sotto..."

Sarkozy candidat en 2017 : "Faites attention monsieur Sotto..." Invité d'Europe 1 ce matin, Nicolas Sarkozy a indiqué que sa candidature en 2017 n'était "pas obligatoire". Une façon de brouiller les pistes.

Déterminé (et parfois il faut le dire survolté). Nicolas Sarkozy s'est montré très combatif ce matin sur Europe 1. Le président de l'UMP a attaqué bille en tête François Hollande dont les "mensonges répétés" masquent une réalité : "beaucoup plus de chômeurs" fin 2015. Nicolas Sarkozy a balayé d'un revers de la main la politique de Manuel Valls et l'inflexion sociale libérale. En prédisant l'échec du gouvernement, c'est bien l'alternance politique lors de la présidentielle 2017 qu'il a en ligne de mire. Mais s'il dit travailler pour une "alternative" à l'exécutif actuel, l'ancien président de la République a cependant assuré que sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 n'était "pas obligatoire".

"Si ce n'est pas moi, ce n'est pas moi", a-t-il dit au micro de Jean-Pierre Elkabbach. Si Alain Juppé a d'ores et déjà fait part de son intention de concourir à la primaire, Nicolas Sarkozy semble vouloir laisser le doute planer encore quelques mois, au moins jusqu'après les départementales. "Je ne suis pas persuadé d'être le meilleur en tout", indique l'ancien chef de l'Etat, faussement modeste assurant encore avoir "changé". Il va même plus loin : "Je ne suis pas certain d'être celui qui sera le mieux à même de mener ce combat". Mais son envie est intacte. "Cela ne veut pas dire qu'il est obligatoire que je ne sois pas candidat", a-t-il lancé à ses intervieweurs interpellant Thomas Sotto, le journaliste de la matinale d'Europe 1 : "Faites attention monsieur Sotto, peut-être qu'un jour, vous me retrouverez..." (voir l'extrait sur le site d'Europe 1).

Rien à déclarer sur l'affaire des vols privés

Sur l'affaire des vols en jet privé pour lesquels une enquête a été ouverte, Nicolas Sarkozy a refusé de se "livrer à quelques explications que ce soit". Au journaliste qui l'interrogeait, il a répondu avec un brin d'agacement : "Vous n'êtes pas un juge et, à ma connaissance, je n'ai rien à me reprocher", a-t-il déclaré, pointant de nouveau "la responsabilité" des médias au sujet des affaires qui le visent. "Pendant des mois et des mois, vous avez parlé de l'affaire Bettencourt. Quand j'ai eu un non-lieu, cela fait 2 minutes un matin." Nicolas Sarkozy a demandé aux journalistes de "réfléchir avant d'accuser et respecter la présomption d'innocence".

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