Nicolas Dupont-Aignan veut augmenter les petites retraites en s'attaquant à "l'assistanat"

Nicolas Dupont-Aignan : Nicolas Dupont-Aignan veut augmenter les petites retraites en s'attaquant à "l'assistanat" Le président de "Debout la France", député-maire de Yerres, était l'invité de l'émission politique de Linternaute.com, Ouest-France et 20 Minutes ce mardi.

"Il faut tout faire pour ne pas augmenter les cotisations", clame le député-maire de Yerres, qui estime qu'"il n'y a pas de problème des retraites en France", sinon celui du "gaspillage". "Si on baissait massivement les charges des entreprises, qu'on réalimentait la mécanique, le problème serait réglé" assure Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite que les pouvoirs publics s'attellent aux difficultés des petits retraités. "Il ne faut pas qu'un retraité qui a cotisé toute sa vie soit en dessous de 1000 euros". Comment financer cette augmentation ? : "Je propose qu'on arrête un certain assistanat".

N. Dupont-Aignan "pour l'augmentation des petites retraites"

"Quand vous avez le RSA, la CMU, les APL, au bout de 3 mois de résidence en France, légale, ce n'est pas possible !" Et de préciser la mesure qu'il appelle de ses vœux : "Je ne dis pas qu'il faut une préférence nationale, comme le FN, mais il faut un délai de carence, comme le fait M. Cameron en Grande-Bretagne. Un délai de carence, même pour les étrangers de l'UE ! "

Départementales : "Je ne voterai jamais PS. Je n'ai rien à vous dire de plus"

"Les Français ne veulent pas donner les clefs de la maison France à la famille Le Pen. Il nous faut un grand ménage sans casser la vaisselle" estime le député, qui veut marquer sa différence avec le parti frontiste ("Je ne crois pas en l'identitarisme"). "L'UMP est en train d'exploser sous nos yeux. Sarkozy est le fruit d'un autre monde", tance-t-il, certain d'avoir "une bonne étoile".  "Je suis convaincu que les Français se tourneront vers nous". Mais faudra-t-il appeler à barrer la route au FN aux départementales ? "Je n'ai jamais donné de consignes de vote. En tant qu'électeurs, voir ces mecs me dire ce qu'il faut que je fasse m'a toujours exaspéré".

"L'UMP est en train d'exploser sous nos yeux"

Nicolas Dupont-Aignan est-il prêt à travailler avec l'aile "patriote et étatiste" de l'UMP ? "Je les attends ! J'attends Henri Guaino, beaucoup de gens qui pensent comme moi, mais qui ont subi le libéralisme mou. Nous avons accueilli le ralliement d'une vingtaine de conseillers généraux, nous avons plus d'élus locaux que le FN", répond le président de DLF, qui croit en "sa bonne étoile".

Polémique Roger Cukierman : "Ses propos m'ont choqué"

"Je n'aime pas le principe des communautés. Je vous le dis franchement. Je suis toujours exaspéré par cette mise en avant des communautés", répond "NDA" lorsqu'on lui parle de la polémique suscitée par le président du Crif, qui a estimé que les violences à l'égard des Juifs étaient uniquement le fait de musulmans. "Il faut éviter de mettre de l'huile sur le feu", juge notre invité qui craint, au fond, que les revendications confessionnelles ne s'imposent dans l'espace public : "Une France des communautés, c'est le début de la Libanisation".

Agriculture : "Ce qui va se passer sera pire que la crise de la sidérurgie"

"Il faut reconstruire la PAC", pour Nicolas Dupont-Aignan, qui était au Salon de l'Agriculture lundi. "On a accepté une logique industrielle malsaine, adaptée aux Pays-Bas ou à l'Allemagne, qui n'ont pas la même géographie que la France", analyse-t-il, inquiet de voir le malaise des agriculteurs. Et de tirer la sonnette d'alarme sur la fin des quotas laitiers : "Vous allez avoir une déstabilisation des producteurs laitiers français considérable. Le prix a déjà baissé de 10 centimes. Ce qui va se passer sera pire que la crise de la sidérurgie".

VOIR AUSSI

"Valls ferait mieux de s'occuper des agriculteurs"

"M. Macron détricote les lois sociales françaises"

Pour le député-maire de Yerres, le gouvernement ne réforme pas, mais use "de mots de mensonges et de communication". "La vraie réforme sociale, c'est de relocaliser un million d'emplois. Ce que je propose, c'est baisser les charges de manière considérable, contrôler les containers aux Havre, une aide aux investissements européens", ajoute-t-il, condamnant plus loin "l'obsession" de la réduction des déficits : "Savez-vous que le déficit britannique est allé jusqu'à 6 %. Il faut d'abord créer la richesse avant de réduire le déficit".

VOIR AUSSI

Loi Taubira Internet : "Ça ne me choque pas"

Replay - Intégralité de l'émission

VOIR AUSSI

"Je préférerais que la Grèce sorte de l'Euro"

"Le foot devient un truc de riche"

Nicolas Dupont-Aignan dans #DirectPolitique

Nicolas Dupont-Aignan a-t-il une carte à jouer à cet instant du quinquennat, en cette année d'élections ? Le député-maire de Yerres y croit dur comme fer. "Un nouveau courant politique comme Debout la France peut tout à fait apporter une très grande surprise à moyen terme, exactement comme Syriza en Grèce ou comme Podemos en Espagne" augurait-il, il y a quelques jours à l'AFP.

Alors que le gouvernement Valls doit désormais composer avec un PS en crise, une majorité qui se fracture, l'UMP se met en ordre de marche pour préparer les élections départementales, fragilisée par le risque des divisions et la progression du Front national, qui menace de devenir le premier parti d'opposition. Nicolas Dupont-Aignan, lui, croit en sa capacité à proposer une alternative à Marine Le Pen, et les élections départementales lui offrent une première occasion, cette année, de faire entendre sa voix, portée par les militants. 

Quelle stratégie Debout pour la France va-t-elle adopter pour le scrutin du mois de mars, puis pour les régionales, pour lesquelles le parti de "NDA" compte présenter des listes dans chaque territoire ? Invité de #DirectPolitique, Nicolas Dupont-Aignan a eu 40 minutes pour s'expliquer sur ces enjeux électoraux, mais aussi pour commenter l'actualité politique et économique. Et la séquence qui s'ouvre ce début de semaine remet sur la table les débats sur la libéralisation du marché agricole. Alors que le Salon de l'agriculture ouvre ses portes à Paris, le député dénonce les lourdeurs fiscales et normatives qui pèsent sur les paysans français, et ce qu'il estime être des "dysfonctionnements" de l'Union Européenne.

Nicolas Dupont-Aignan a répondu aux questions des journalistes des rédactions de Linternaute.com, Ouest-France et 20Minutes, mais aussi à celles des internautes.

Chaque mardi, Linternaute.com, 1er site d'actualités de France, 20 Minutes, 1er quotidien gratuit et Ouest-France, 1er quotidien français payant, reçoivent une personnalité du monde politique pour un entretien de 40 minutes avec les journalistes des rédactions et les internautes.

 Abonnez-vous à nos alertes #DirectPolitique

Retrouvez #DirectPolitique dans 20 Minutes

Annonces Google