Départementales 2015 : divisée, la gauche court à la catastrophe

Départementales 2015 : divisée, la gauche court à la catastrophe La gauche s'attend à une sévère déculottée aux prochaines élections départementales les 22 et 29 mars. Surtout qu'elle apparaît très divisée.

Résignée à la défaite. La gauche s'est d'ores et déjà préparée à recevoir une sévère claque lors des prochaines élections départementales, prévues les 22 et 29 mars. La faute à l'impopularité de l'exécutif, qui déteint sur les circonscriptions locales. Reste une question : quel sera l'ampleur de cet échec ? Aujourd'hui, la gauche préside 60 départements (sur un total de 101). Il pourrait en perdre au moins vingt, selon plusieurs observateurs. Des fiefs historiques pourraient ainsi basculer, comme l'Essonne, la Haute-Vienne ou le Tarn.

Sans surprise, les différents sondages réalisés placent systématiquement le parti du Président troisième. Loin derrière l'UMP et le FN. Quand on sait que, pour atteindre le second tour, les candidats doivent recueillir au moins 12,5 % des voix des inscrits, on comprend que le PS risque d'être balayé dès le premier tour. Face à cette défiance, le PS peine à faire bloc. Il apparaît divisé, notamment après l'utilisation du 49-3, pour imposer la loi Macron. Un tour de force qui a fortement déplu à plusieurs élus de la majorité et qui a ravivé le spectre de la fronde. Mais l'UMP pourrait ne pas profiter pleinement de la déroute socialiste. Notamment à cause de son incapacité à définir une ligne claire vis-à-vis du FN. Un FN qui nourrit, lui, de grandes ambitions pour ces départementales : présent dans 93 % des cantons, il entend arriver en tête en termes de voix à l'issue du premier tour. Voire diriger plusieurs départements, comme le Pas-de-Calais, l'Oise, l'Aisne, le Vaucluse et le Var.

EN VIDÉO - Aujourd'hui la gauche préside la plupart des conseils généraux, mais cela pourrait changer.

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