Résultats départementales : l'UMP/UDI devant le FN

Résultats départementales : l'UMP/UDI devant le FN Les résultats des départementales sont enfin disponibles. Voici comment les consulter en ligne pour chaque canton.

[Mise à jour le 22/03/2015 à 20h32] Le ministère de l'Intérieur donne ces résultats : FN 26,27%, Union de la droite : 19,40%, Socialistes (seuls) : 11,83%, Divers droite : 9,03%, DVG : 7,29%, Union de la gauche : 7,82%. Mais attention, si l'on prend les différentes forces politiques réunies, voici les données différentes pour l'ensemble de la France : l'UMP/UDI (31%) devant le Front national (24,5%) et le PS (19,70%) selon CSA pour BFM TV.

Dans les élections en France, il est d'usage d'attendre 20 heures pour livrer toute estimation ou tout résultat, même partiel. Mais il est très courant que des informations fuitent sur le web, notamment sur Twitter. Avec le hashtag #RadioLondres, les internaute s'en donnaient à coeur joie. Ca a été le cas par exemple aujourd'hui dès 19h sur des résultats concernant la Normandie (voir le tweet). Idem pour des résultats à Landrévarzec, où l'on parle de chêne, de roses et de bleu marine... ou à Hénin Beaumont, où les twittos évoquent l'absence de surprise. Autre fuite d'importance concernant la ville de Lille où on évoque avec des mots fleuris le résultat du 3e canton et du 4e canton. A Graulhet des le Tarn, un internaute utilise la métaphore des couleurs de chaussures pour donner des estimations (voir le tweet).

20 heures, c'est l'heure de fermeture des derniers bureaux de vote en France, quand d'autres auront fermé dès 18 heures. Avec cette règle, datant d'une loi de 1977, le législateur entendait empêcher toute influence sur les derniers votants qui pourraient être enclins à modifier leurs choix en fonction des chiffres qui circulent. Le scénario, déjà très hypothétique, n'est absolument plus d'actualité à l'heure du Web 2.0 et des réseaux sociaux. Pour les résultats des départementales 2015, comme lors des 5 ou 6 derniers scrutins, des estimations devraient circuler sur Internet bien avant cette heure légale. Des estimations et autres bruits par ailleurs invérifiables et n'ayant aucun crédit journalistique. De quoi cette fois vraiment "intoxiquer" les derniers électeurs partis aux urnes.

Depuis l'émergence d'Internet et notamment depuis la présidentielle de 2012, il est aisé pour un électeur lambda de se gausser de la règle, en tweetant ce qui se passe dans son bureau de vote, ses impressions sur les personnes qu'il y a vues, les tendances du dépouillement des premiers bulletins. Il suffit de se rendre sur Twitter avec le hashtag #Radiolondres pour consulter les chiffres donnés par les internautes. Des chiffres auxquels il est difficile d'accorder du crédit, attention. Certains utilisateurs de Twitter usent de métaphores originales, plus ou moins explicites, pour donner des indications quant aux résultats. Des "informations", une fois de plus, à prendre avec des pincettes car elles peuvent très bien avoir un caractère humoristique, le réseau social étant connu pour abriter des internautes particulièrement friands des bons mots et autres boutades. 

Plus massifs, les sondages réalisés par les grands instituts, et normalement sous embargo le jour du vote, peuvent eux aussi fuiter sur le Web. Ces mêmes instituts peuvent également livrer des données à des sites étrangers francophones, en Suisse ou en Belgique, qui, eux, ne sont pas soumis à la réglementation française et pourront diffuser des résultats en ligne en toute impunité. La RTBF, La Libre Belgique, ou la Radio Télévision Suisse avaient ainsi enregistré, en mai 2012, des pics d'audience venant de France les deux soirs de résultats de la présidentielle. La RTBF s'était même vantée de pouvoir diffuser les résultats avant ses consoeurs française et souhaitait la bienvenue aux internautes de France. Si de nombreux média français avaient promis de se jouer de la règle, aucun n'avait alors vraiment franchi le pas, l'amende à payer étant suffisamment dissuasive.

EN VIDEO - Les départementales en chiffres.

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