Départementales à Lille (Nord) : Martine Aubry, elle, n'a pas peur du FN

Départementales à Lille (Nord) : Martine Aubry, elle, n'a pas peur du FN Alors que le Nord, aux mains des socialistes depuis 1998, pourrait basculer aux prochaines élections départementales, la maire de Lille, Martine Aubry, est monté au créneau.

Manuel Valls n'est pas le seul à avoir "peur". Les socialistes lancés dans les départementales dans le Nord sont inquiets. Les prochaines élections départementales s'annoncent en effet périlleuses pour cette fédération, pourtant à la tête du département depuis 1998. En cause, l'épouvantail FN, bien sûr, qu'on annonce très fort dans les sondages. Mais aussi la relative désunion de la gauche et l'abstention, qui risque d'être massive (53 % selon le dernier sondage Ifop du 15 mars). Alors, forcément, comme tous les ténors de gauche, Martine Aubry est montée au créneau. La marie PS de Lille, lors d'un meeting lundi dernier, a voulu rappeler l'épée de Damoclès qui plane au-dessus de la gauche.

Dans le viseur de Martine Aubry : le Front national. Un parti, selon elle, dont il ne faut pas avoir peur, mais qu'il convient de combattre car il accueille des "candidats qui portent la haine". On remarquera la légère différence d'appréciation avec le Premier ministre qui a avoué sa crainte dans les médias d'un FN en tête de l'élection. Mais Martine Aubry critique surtout le manque d'unité autour du PS : ni ELLV, ni le Front de gauche, ni même le Parti communiste n'est parvenu à trouver un accord avec le PS dans le Nord. Un émiettement des voix qui pourrait faire très mal. L'édile de Lille a fustigé ses partenaires qui, selon elle, n'ont pas voulu d'accord. Et qui prennent le risque que le département ne soit plus à gauche.

"Si on ne vote pas au premier tour pour les candidats de gauche de la majorité départementale, nos candidats se seront pas au deuxième tour", a-t-elle averti. Allant même jusqu'à affirmer qu'"il ne faudra pas se plaindre après". Offensive, Martine Aubry a conclu son intervention par une petite pique contre l'UMP et Nicolas Sarkozy, accusés de ne "pas aimer la solidarité".

 

EN VIDÉO - En janvier dernier, après la vague d'attentats qui a meurtri le pays, la maire de Lille Martine Aubry déclarait que la mobilisation devait continuer, et que l'on devait se rappeler ce qui unissait les Français.

 

 

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