Thierry Solère décrypte les primaires 2016, rassure le Centre... et Juppé

Thierry Solère décrypte les primaires 2016, rassure le Centre... et Juppé Le député des Républicains de Boulogne-Billancourt, bras droit de Bruno Le Maire, était l'invité de Linternaute.com, Ouest-France et 20 Minutes ce mardi 2 juin.

Thierry Solère est chez les Républicains le "monsieur Primaires de la droite et du centre" puisqu'il est en charge de leur organisation. Dans #DirectPolitique, il s'est longuement attardé sur les modalités pratiques de la compétition qui désignera le candidat de l'opposition fin 2016.

"La publication des comptes de campagne de chaque candidat"

Le bras-droit de Bruno Le Maire a explicité comment l’exercice de cette primaire des Républicains, - "compétition féroce pour le pouvoir" dit-il - serait encadré. S’agissant du financement, "il y aura un plafond de campagne et surtout une publication des comptes de campagne de chaque candidat". Concernant, de manière concrète, l’ouverture du vote à l’ensemble des électeurs, "il y aura à minima 10 000 bureaux de votes, proches des Français", et la répartition sera faite de manière à ce que l’électorat de l’UDI et du MoDem soit pris en compte.

"La primaire, ce n'est pas simplement la primaire des Républicains"

"Autofinancée", "la primaire ne sera pas simplement celle des Républicains", mais aussi celle des centristes assure Thierry Solère, qui livre en détail les conditions d’un traitement équitable entre les candidats. Pour autant, c’est bien la primaire, qui en novembre 2016, fixera la ligne du programme politique des Républicains. Il va donc falloir être patient...

Régionales en Ile-de-France : "Au pire, l'union se fera au soir du 1er tour"

Pour Thierry Solère, porte-parole de Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains en Ile-de-France, le rapprochement entre son parti et les centristes de l'UDI est déjà acté. "Valérie Pécresse a accueilli Chantal Jouanno les bras ouverts. [...] L'accord est trouvé sur le fond" se réjouit le député, qui considère que le candidat socialiste, Claude Bartolone, "est comptable de la gestion de la gauche". "Les citoyens d'Ile-de-France ne voudront pas que la gestion de la région soit la même que celle de Seine-Saint-Denis" tranche même Thierry Solère. Et de porter un jugement sur son refus de quitter la présidence de l'Assemeblée nationale : "Cela crée une suspicion de conflits d'intérêts. [...] On voit bien qu'il refuse de démissionner avant car il a peur de ne pas être élu président de région".

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"On a eu globalement un très bon congrès"
"Il y a toujours eu le nom "République" dans les partis de la droite"

"Le travail, ce n'est pas facultatif en France, ce devrait être une obligation"

Convaincu que la France doit reconsidérer les tâches confiées à l'Etat, le député de Boulogne-Billancourt appelle de ses voeux davantage de réductions des dépenses publiques. "Il faut faire plus confiance au privé. [...] L'Etat, c'est la contrainte, l'impôt, il ne crée pas de la valeur". Et si la solution passait, entre autre, par la réduction des aides sociales ? "Bien sûr" répond le parlementaire, pour qui la "valeur travail" ne demeure pas suffisamment valorisée.

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"Le régime spécifique de retraite, je ne comprends pas l'origine de cela"

"La France a une tradition d'intégration par l'assimilation"

Les Républicains auraient-ils opéré une mue idéologique aussi profonde que discrète ? Lorsque les responsables politiques du parti de Nicolas Sarkozy parlent de laïcité et d'intégration par le modèle républicain, voilà que c'est d'une seule voix que tous prêchent les vertus de "l'assimilation". Pour Thierry Solère, c'est même une "tradition en France", le député regrettant qu'"aujourd'hui, des gens qui arrivent en France ont moins le souci de cette assimilation".

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Extension de Roland-Garros : "Il faut trouver des solutions alternatives"

REPLAY - L'intégralité de l'émission :

Thierry Solère dans #DirectPolitique

L'UMP a fait sa petite révolution. Le congrès "fondateur", organisé le 30 mai, a mis la nouvelle formation politique dirigée par Nicolas Sarkozy en ordre de marche. Nouveaux statuts, nouvelle architecture, nouvelle manière de s'adresser aux militants... L'ancien président de la République ouvre une nouvelle séquence à deux ans des élections présidentielles de 2017, avec un calendrier bien précis : remporter les régionales en décembre, puis organiser les primaires de la droite et du centre qui permettront de désigner celui qui aura pour mission de reprendre l'Elysée à la gauche. Un exercice périlleux pour le nouveau parti de Nicolas Sarkozy, au cours duquel les candidats vont à la fois devoir manifester leurs ambitions personnelles et afficher un esprit de concorde pour préparer au mieux, dans le rassemblement, l'alternance qu'ils appellent de leur voeux.

Pour commenter ce nouveau départ, #DirectPolitique reçoit mardi 2 juin, à 8h30, le député Thierry Solère, en charge à l'UMP de l'organisation des primaires. Bras droit de Bruno Le Maire, qui veut jouer les outsiders dans le match annoncé entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, Thierry Solère est aussi le porte-parole de Valérie Pécresse pour la campagne des régionales 2015 en Ile-de-France. Le parlementaire a eu 40 minutes pour aborder l'actualité politique, économique et sociale. Il répondra en plateau aux questions des rédactions de Linternaute.com, Ouest-France et 20 Minutes, mais aussi à celles des internautes.

Chaque mardi, Linternaute.com, 1er site d'actualités de France, 20 Minutes, 1er quotidien gratuit et Ouest-France, 1er quotidien français payant, reçoivent une personnalité du monde politique pour un entretien de 40 minutes avec les journalistes des rédactions et les internautes.

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