Robert Ménard : après le photo-montage décrié, il attaque violemment les réfugiés

Robert Ménard : après le photo-montage décrié, il attaque violemment les réfugiés Le maire de Béziers défend le dernier numéro du journal municipal de la ville, qui suscite des réactions bien au-delà de la commune méridionale. En cause, un photo-montage anxiogène relayant ce message politique : non à l'accueil d'autres migrants.

Robert Ménard assume totalement la une du magazine municipale de sa commune, qui traite, dans son 19e numéro, du "scandale des migrants". En une, un photo-montage créé à partir d'un cliché de l'AFP pris en Macédoine, transformé en illustration concrète de la "menace" d'une arrivée massive de réfugiés vers Béziers, avec ce titre : "Ils arrivent !". Depuis hier soir, les réactions d'indignation se multiplient, tant et si bien que Robert Ménard a tenu à s'expliquer. Le maire de Béziers se moque tout d'abord du fait que le détournement de cette image ne soit pas autorisée. L'ancien président de "Reporters sans frontières" devra pourtant compter sur une procédure engagée par l'Agence France Presse, qui a déjà mobilisé son service juridique.

Le maire de Béziers s'est énervé ce matin sur les ondes de RMC. "Nous avons payé 930 euros hors taxe la photo. Qu'ils arrêtent d'en faire tout un plat" se justifie-t-il, arguant du fait que l'image est une "parodie". Pourtant, le détournement a clairement vocation à diffuser un message politique - contre la réception de nouveaux migrants - pouvant revêtir un caractère offensant à l'égard des personnes photographiées. Car en écrivant "Ils arrivent !", Robert Ménard exprime clairement l'idée qu'une vague incontrôlable et désincarnée de personnes vient dans sa ville avec des intentions peu louables, comme profiter de la "scolarité gratuite" et des "allocations pour tous", comme affiché sur l'une des vitres du train.

Robert Ménard : "Nous risquons de le payer cher"

Sur RMC, Robert Ménard rejette en bloc les accusations de ceux qui le dépeignent en maire égoïste ou sans coeur. "Ici, on a deux centres d’accueil des demandeurs d’asile, ces centres d’accueils sont pleins !" clame-t-il ajoutant : "On a un certain nombre de logements vides. Des réfugiés syriens, depuis des semaines, rentrent dans ces appartements en cassant les portes, et en se branchant à l’eau et à l’électricité. Illégalement. Et on me demande d’accueillir leurs enfants dans nos écoles ? C’est une prime à la délinquance !"

Le maire de Béziers ajoute à son argumentation une mise en garde : "Des membres de Daech pourraient bien être parmi les migrants. Nous risquons de le payer cher !"

Article le plus lu - Aretha Franklin : les pires hommages › Voir les actualités

Annonces Google