Bartolone hospitalisé : les critiques de la droite un peu trop rapides ?

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, était absent du perchoir ce mardi 15 décembre après sa défaite en Ile-de-France. Une absence qui a été huée par ses adversaires de droite, sans doute un peu vite.

[Mis à jour mardi 15 décembre à 22h55] Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone n'a pas assisté aux questions au gouvernement ce mardi 15 décembre. Et pour cause, l'ex-tête de liste du parti socialiste aux élections régionales en Ile-de-France a dû passer des examens à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le rival de Valérie Pécresse se serait senti mal en début d'après-midi, croit savoir le Parisien. Après une batterie d'examens, les résultats sont tombés : Claude Bartolone a une tension artérielle de 24, poursuit le quotidien. Il sera arrêté pour une dizaine de jours. 

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Mardi 15 décembre dans la matinée, Claude Bartolone a été reconduit comme président de l'Assemblée par le groupe socialiste. Après sa défaite dimanche 13 décembre aux élections régionales en Ile-de-France face à Valérie Pécresse, Claude Bartolone avait remis entre les mains de Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée, sa fonction de président. Si les Républicains réclamaient un vote pour élire un nouveau président, les socialistes ont jugé que Claude Bartolone était toujours légitime à la présidence de l'Assemblée. Mais son absence du perchoir lors des questions au gouvernement cet après-midi a provoqué la colère des députés de droite. La tension n'est toujours pas retombée depuis la campagne dure qui s'est déroulée en Ile-de-France entre Valérie Pécresse et Claude Bartolone. Il a même été hué par les députés LR. 

Durant cette campagne, Claude Bartolone n'avait pas hésité à présenter son adversaire Valérie Pécresse comme la candidate de "Versailles, Neuilly et la race blanche". Des propos qui avaient beaucoup choqué dans les rangs de la droite. La candidate LR avait d'ailleurs annoncé qu'elle allait porter plainte contre le président de l'Assemblée nationale pour "injure aggravée". Face aux députés socialistes ce matin, Claude Bartolone a admis que ses propos virulents à l'encontre de Valérie Pécresse n'étaient "pas forcément calibrés". 

Ce mardi, Claude Goasguen, député les Républicains, a interpellé Manuel Valls à l'Assemblée nationale. "Le président de l'Assemblée nationale n'a pas eu le courage de venir s'expliquer devant l'hémicycle", attaque Claude Goasguen. Il interpelle le Premier ministre sur les propos de Claude Bartolone à l'encontre de Valérie Pécresse. "Les polémiques, elles sont derrière nous", a répondu Manuel Valls. "Claude Bartolone a dit ce qu'il avait à dire ce matin sur le sujet", a poursuivi Manuel Valls. Et il conclut : "il est président de l'Assemblée nationale et j'invite chacun à respecter précisément les institutions, les uns et les autres, plutôt qu'à chercher la polémique absurde".

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Valérie Pécresse / Assemblée nationale