Législatives 2017 : Macron a trop de candidats, la droite redoute le pire

Législatives 2017 : Macron a trop de candidats, la droite redoute le pire ELECTIONS LEGISLATIVES - Les investitures sont en train de se négocier dans tous les partis. Qui est candidat pour devenir ou rester député en 2017 ? La date du scrutin est fixée au mois de juin.

[Mis à jour le 17 février 2017 à 17h25] Les prochaines élections législatives donneront au président élu en mai 2017 la majorité nécessaire pour gouverner le pays. Car si c'est bien l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel qui structure l'organisation de la vie politique française, ce sont les élections législatives qui confèrent à l'exécutif et au gouvernement les moyens de réformer le pays une fois que la confiance des députés de la Nation a été exprimée. Après le résultat de la présidentielle 2017, ce scrutin permettra donc aux citoyens français d'élire au suffrage universel direct leur député, le représentant de leur circonscription, chargé durant son mandat de voter les lois après en avoir débattu au sein de l'Assemblée nationale.

L'élection législative 2017 est organisée quelques semaines après celle du président de la République : elle s'inscrira donc dans une séquence politique très vive, dans laquelle les électeurs voteront à deux reprises pour affirmer les convictions qui les ont fait choisir entre les différents candidats à la présidentielle : il s'agira de soutenir le nouveau chef de l'Etat afin qu'il mette en oeuvre le programme sur lequel il sera élu, qu'il s'agisse de François Fillon, de Manuel Valls, ou de Marine Le Pen, pour ne citer que les favoris parmi tous les candidats putatifs de la présidentielle.

Le contexte de ces élections demeurera quoi qu'il advienne particulièrement tendu, car depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée, les rapports de force politiques ont évolué pour atteindre une forme incontestable de tripartition de l'échiquier politique. L'opposition au président socialiste ne s'est pas réduite aux contestations de la droite républicaine, elle s'est aussi fait entendre par l'intermédiaire du Front national, qui est parvenu à s'implanter localement lors des élections régionales et des élections départementales. Si Marine Le Pen n'a vraisemblablement que peu de chance de remporter l'élection présidentielle, le Front national est en mesure de remporter bon nombre de circonscriptions en triangulaires au printemps 2017. Quel que soit le parti politique qui aura son candidat à l'Elysée, il sera confronté à l'entrée à l'Assemblée nationale d'un groupe de députés FN, et sans doute à un déséquilibre des forces parlementaires, encore difficile à estimer, même s'il ne devrait pas être en mesure d'empêcher la nouvelle majorité de gouverner.

Date des prochaines élections législatives 

Les élections législatives organisées à la suite des prochaines élections présidentielles auront lieu les 11 et 18 juin 2017. Les dates ont été fixées officiellement en conseil des ministres le 4 mai 2016. Le scrutin interviendra quelques semaines après l'élection présidentielle, qui aura lieu les 23 avril et 7 mai prochains. Les députés seront alors élus pour la 15e législature de la Ve République, jusqu'en 2022, puisque les législatives ont lieu tous les 5 ans. La loi organique du 15 mai 2001 fixe au troisième mardi du mois de juin la fin des pouvoirs des élus de l'Assemblée nationale, cinq ans après leur désignation. Mais la Constitution française prévoit également des élections législatives dans le cas où le président de la République décide de dissoudre l'Assemblée nationale. Dans ce cas de figure, le mandat des nouveaux députés est bien de 5 ans, mais un nouveau président élu a toujours la capacité de convoquer une nouvelle élection législative s'il le souhaite.

Sondages des législatives 2017

Juin 2016 - Sondage OpinionWay

Selon les projections d'OpinionWay pour La lettre de l'opinion réalisées en juin 2016, c'est la droite qui sera nettement majoritaire à l'issue des élections législatives. Elle obtiendrait entre 266 et 292 sièges à l'Assemblée nationale (219 en 2012). La gauche serait nettement battue, mais pourrait conserver entre 188 et 208 sièges. Le Front national serait en mesure de faire élire entre 58 et 64 députés.

L'institut de sondages prévoit un "éclatement de l'offre électorale", et un "effondrement des duels droite-gauche" (estimés entre 122 contre 420 en 2012). Ainsi, la gauche serait absente du second tour dans 176 à 238 circonscriptions. Le FN devrait être présent au second tour de l'élection législative dans 351 à 398 circonscriptions.

Décembre 2014 - Sondage CSA

Une étude CSA effectuée pour Le Figaro en décembre 2014 donnait à l'époque la gauche très nettement battue pour les prochaines élections législatives. La gauche, réunissant le PS, les écologistes et le Front de gauche ne serait en mesure que de conserver 56 à 66 sièges, alors que la droite et le centre remporteraient entre 485 et 505 sièges. Toujours selon ce sondage, le Front national serait capable de s'imposer dans 14 à 24 circonscriptions. Les projections sont effectuées à partir des scores qu'obtiendrait chaque formation politique : le PS serait crédité de 18 % des voix, l'UMP-LR de 24 %, l'UDI de 12 %, le Front national de 23 %. Le Front de gauche obtiendrait 8 % des suffrages, EELV 7 %.

L'enquête révélait par ailleurs qu'en cas de modification de mode de scrutin pour une proportionnelle intégrale, le parti de Marine Le Pen pourrait compter en 2017 sur une entrée massive d'élus à l'Assemblée, avec entre 138 et 158 parlementaires. 

Less élections départementales et régionales ont mis au jour trois évolutions majeures par rapport aux chiffres de cette enquête : une poussée du Front national (27,73 % au premier tour des régionales), une contraction du vote LR-UDI (26,65 % au premier tour des régionales), une résistance du vote socialiste (23 % au premier tour des régionales).

Candidats aux élections législatives 2017

Les investitures sont en cours de validation dans les principaux partis politiques.

A gauche : les investitures au PS, chez les Verts

La convention nationale d'investiture a entériné le choix fait par les militants, avant la primaire de la Belle Alliance. La victoire de Benoît Hamon pourrait changer quelque peu la donne, surtout si un accord est trouvé entre le candidat socialiste et le candidat écologiste, Yannick Jadot.

Outre les stars de l'Assemblée sortante, on sait cependant que certains enjeux se cristallisent autour de certaines personnalités qui feront leur entrée dans l'arène électorale. Les principales investitures au Parti socialiste : A Paris, Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS, a dû affronter le vote des militants. Il a été investi dans le 19e arrondissement de Paris, en battant la fille du candidat à la primaire Gérard Filoche, avec 75,5% des voix. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a été désignée candidate PS dans la 18e circonscription de Paris, à l'issue d'un vote très serré. Elle l'a emporté face à Atat Gabelotaud, conseillère municipale. L'ancienne ministre de l'outre-Mer, George Pau-Langevin, a été investie dans le 20e arrondissement de la capitale. Dans la 17e circonscription de Paris, les choses sont compliquées : les deux candidats, l'ancien ministre Daniel Vaillant et Colombe Brossel ont tous  les deux revendiqué la victoire, dans un scrutin effectué avec des bulletins impropres. Tous les autres députés sortants ont été réinvestis : Jean-Marie Le Guen, Annick Lepetit, Sandrine Mazetier, Patrick Bloche, Pascal Cherki, et Seybah Dagoma. A noter qu'en Haute-Garonne, Christophe Borgel et Gérard Bapt ont été désignés candidats. Jean-Jacques Urvoas a été investi en Bretagne, dans la circonscription de Quimper-Fouesnant-Briec.

Le Premier minstre, Bernard Cazeneuve, ne sera pas candidat aux élections législatives. Il mettra un terme à sa carrière politique à l'issue du quinquennat.

A noter également : l'époux de Najat Vallaud-Belkacem, Boris Vallaud, actuellement secrétaire général adjoint de l'Elysée, a été investi par le PS dans la 3e circonscription des Landes, face à Paul Carrère, élu du département. Le conseiller de François Hollande, dont certains dénoncent le parachutage, a été désigné par les militants avec 63,5% des voix. Il avait le soutien de Henri Emmanuelli, qui souhaitait lui laisser son siège à l'Assemblée nationale.

Les ministres et les législatives

La majorité des membres du gouvernement se sont fixés comme objectif de se faire élire député en juin 2017. La plupart des 23 ministres (ou secrétaires d'Etat) élus en 2012 se représenteront en 2017. Mais certains vont tenter de faire leur entrée à l'Assemblée nationale. Najat Vallaud-Belkacem a été investie choisi la 6e circonscription du Rhône, à Villeurbanne. La ministre de l'Education nationale n'a jamais siégé au Palais Bourbon, elle avait été battu en 2007 et ne s'était pas présenté en 2012. Myriam El Khomri est donc la candidate du 18e circonscription de Paris (dans le 18e arrondissement, historiquement très favorable à la gauche). Emmanuelle Cosse souhaite être candidate "en région parisienne, selon Le Parisien qui a interrogé son entourage, mais on se pas sous quelle étiquette, puisqu'elle a quitté EELV à son entrée au gouvernement. Audrey Azoulay souhaitait récupérer l'investiture du PS dans la 6e circonscription de Paris, mais a finalement renoncé. La jeune secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a quant à elle été investie en Seine-et-Marne, dans la circonscription de Chelles.

Les élections législatives à venir seront une nouvelle étape importante de la relation de plus en plus chaotique entre le Parti socialiste et EELV. Yannick Jadot est en discussion avec Benoît Hamon pour envisager une candidature commune. Selon Le Canard Enchaîné, plusieurs cadres du parti font pression sur le candidat écologiste renonce à se présenter pour négocier un accord offrant à certaines personnalités politiques une investiture dans quelques circonscriptions, notamment Cécile Duflot.

Parmi les candidats qui feront jaser à gauche : Thomas Thévenoud, remercié du gouvernement en 2014 pour l'affaire de sa phobie administrative concernant ses impôts. Le député aujourd'hui "divers gauche, qui a été exclu du PS, pourrait n'avoir face à lui qu'un candidate écologiste ou du PRG et donc être en mesure d'être réélu. Selon Le Parisien, le PS songerait à lui faciliter la tâche en investissant un allié du parti, et non pas un socialiste, pour lui laisser le champ libre. Car le député est perçu, même depuis Solférino, comme le seul à pouvoir faire gagner la gauche dans sa circonscription de Taizé.

A la "France insoumise" et au Parti communiste

Si les communistes soutiennent officiellement Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise et la direction du PCF ne sont toujours pas parvenues à un accord pour les élections législatives. Le Parti communiste a dévoilé une liste de 253 candidatures du Parti, pour faire pression sur son allié pour la présidentielle de mai 2017. La formation de la "France insoumise" est déterminée à profiter de l'élan de la campagne présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a déjà préparé une "charte des candidats", qui implique un rattachement financier à la France Insoumise et une discipline de vote au sein du futur groupe parlementaire. Une charte qui est très mal vue par la direction du PCF qui dénonce une "logique de fusion" à l'avantage de Jean-Luc Mélenchon.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon présente ses propres candidats dans certaines circonscriptions d'élus communistes sortants et désireux de se représenter. Selon le Canard Enchaîné, Pierre Laurent souhaiterait négocier avec le Parti socialiste pour trouver un accord.

En Marche! d'Emmanuel Macron

L'ancien ministre de l'Economie a lancé en janvier un appel aux candidatures pour les législatives et laisse la commission d'investiture, créée récemment, faire le tris entre les 7000 personnes s'étaient portées volontaires. Seulement 577 - le nombre de circonscriptions - seront retenues. Le 1er février, Emmanuel Macron avait expliqué qu'il avait fixé un certain nombre de critères sur lesquels il ne transigerait pas : "La moitié au moins seront des nouveaux candidats, qui viennent de la société civile, qui viennent de la vie active". Et d'ajouter d'autres exigences : "parité", "probité" (casier judiciaire vierge), "pluralisme et cohérence". L'équipe d'Emmanuel Macron a du pain sur la planche pour établir la liste des retenus, qui devront parvenir à se financer en parti eux-mêmes et consacrer l'ensemble de leur temps à la campagne.

A droite : les investitures chez Les Républicains

A droite, chez Les Républicains, les débats sur les investitures sont encore animés. En cause, la volonté initiale de Nicolas Sarkozy d'attribuer les circonscriptions aux candidats bien avant les primaires de la droite et du centre, autour du mois de juin. La désignation de François Fillon lors de la primaire de la droite a changé la donne : la première liste établie au milieu de l'année 2016 a été soumise à la commission nationale d'investiture, désormais reprise en main par les proches fidèles de François Fillon.

Le candidat de la droite a dû se plier à un exercice des plus délicats : veiller à ce qu'un certain nombre de ses soutiens de la première heure se fassent une place dans un certain nombre de circonscriptions, mais veiller également à ce que les autres courants du parti ne soient pas écartés, afin de préserver l'unité. La commission d'investitures a dû faire des choix difficiles, certains en faveur des sarkozystes, qui ne plaisent pas dans de nombreuses fédérations. Exemple significative : la colère de la filloniste Françoise Amiot face à la confirmation de l'investiture LR de la sarkozyste Céline Ballesteros à Tours.

Reste que de nombreux cadres LR redoutent un scénario catastrophe : si François Fillon est éliminé dès le premier tour de la présidentielle, les conséquences pour les législatives devraient être importantes. En cas de victoire d'Emmanuel Macron - ou simplement s'il parvient à créer un élan pour ces élections derrière son parti -, il est fort probable que la donne change, avec comme horizon une multiplication de triangulaires avec le FN, En Marche, le PS, ou LR. Sans compter sur le probable revirement de centristes pour rejoindre une nouvelle majorité présidentielle...

Ce qu'il faut retenir :

- François Fillon ne reviendra pas sur la loi interdisant le cumul des mandats, ce qui a provoqué l'indignation de nombreux députés sortants, qui devront malgré tout se plier à la règle formulée.

- François Fillon doit composer avec son allié de l'UDI et lui attribuer un certain nombre de circonscriptions : sur les 111 qui attendent encore leur candidat, 78 sont dévolues au parti centriste. L'UDI a déjà mis en ligne un document qui listent les candidats du parti pour les législatives, qui comptent des centaines de candidats. Les négociations sont loin d'être achevées.

- La parité ne sera pas respectée : "Nous aurons du mal à parvenir à 50%. Mais ne donnons pas de nous une image vieillotte et misogyne" a indiqué François Fillon lors du conseil national. Pour l'heure, les femmes représentent 36% des candidats investis par LR.

Quelques candidatures notables :

Selon les informations de Libération, Nathalie Kosciusko-Morizet hérite de la très à droite 2e circonscription de Paris, une circonscription que briguait aussi Rachida Dati

Frédéric Lefebvre, soutien d'Alain Juppé, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, sera bien réinvesti dans la 1ère circonscription des Français de l'étranger.

Henri Guaino pourrait perdre sa circoncription des Yvelines s'il persiste à se présenter à l'élection présidentielle.

FN : les investitures au Front national

Marine Le Pen a déjà bouclé les listes des pré-investitures. Sans surprise, Marion Maréchal Le Pen, la seule élue FN à l'Assemblée nationale, sera à nouveau candidate dans le Vaucluse. Florian Philippot est investi dans la 6e circonscription de Moselle. L'apparenté FN Gilbert Collard sera candidat dans le 2e circonscription du Gard., Philippe Verdon, ancien leader des "identitaires" fera campagne dans les Alpes Maritimes.

Selon les données récupérées par Europe 1, 80% des candidats à l'élection législative ont déjà un mandat local. Ils n'étaient que 10 % dans ce cas de figure en 2012. Le Front national a investi 247 femmes et 259 hommes, ce qui lui permet d'être quasiment à la parité. Autre donnée intéressante : plus de 45% des candidats ont un Bac+4, ce qui démontre que le parti se tourne de plus en plus vers les plus qualifiés.

Le parti de Marine Le Pen pourrait devoir composer avec les velléités de Jean-Marie Pen de participer, avec ses propres listes, au scrutin des législatives. Le président d'honneur, pourtant exclu du parti, pourrait opposer à sa fille des candidats dans des dizaines de circonscription s'il n'obtient pas la réconciliation souhaitée.

Elections législatives : fonctionnement et mode de scrutin

Les députés sont élus au suffrage universel, dans un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Il y a en réalité autant d'élections qu'il y a de circonscriptions, c'est à dire 577 depuis la révision constitutionnelle de juillet 2008. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit recueillir la majorité absolue des voix, et au moins 25 % de suffrages d'électeurs inscrits sur les listes électorales. Si ce n'est pas le cas, est organisé un second tour entre les candidats ayant obtenu au minimum 12 % des voix des électeurs inscrits et qui souhaitent se maintenir. A l'issue du second, le candidat ayant obtenu le plus de suffrages exprimés sur son nom est élu député. En cas d'égalité parfaite en nombre de voix, le code électoral indique que c'est le candidat le plus âgé qui remporte l'élection.

La proportionnelle aux législatives, l'éternel débat

François Hollande l'avait promis dans son programme de campagne : il y aurait pour la législative de 2017 une part de proportionnelle à l'Assemblée nationale. Plusieurs fois, au cours de son mandat, il a pourtant modéré son engagement, assurant qu'il était "favorable" sur le principe, mais qu'il devait faire émerger un consensus sur l'évolution des institutions. Comprendre : cette décision serait en réalité entre les mains des Parlementaires à qui l'on demanderait de voter une réforme institutionnelle. Le 7 juin 2015, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a pourtant fermé la porte à cette orientation, affirmant sur France 2 : "Je ne crois pas aujourd'huis une part de proportionnelle [...] parce que je ne crois pas non plus que ça soit l'attente des Français".

Pas de proportionnelle aux élections législatives de 2017 donc. Le président de la République et les députés du Parti socialiste n'auraient pas grand chose à y gagner : la mesure profiterait essentiellement au Front national, régulièrement exclu des seconds tours ou battu lors de triangulaires comme l'on montré les dernières élections départementales ou régionales). Et la réforme est complexe a mettre en oeuvre puisqu'il faut procéder à un redécoupage des circonscriptions pour déterminer celles qui seraient consacrées à la proportionnelle. 

En 1985, François Mitterrand avait fait voter une loi électorale pour instaurer la proportionnelle intégrale pour l'élection législative prévue l'année suivante. En mars 1986, la gauche perd les élections, mais limite alors la casse. Le Front national parvient à l'époque à faire élire 35 candidats. Le scrutin majoritaire a rapidement été rétabli par la droite au pouvoir. En 1993, le Parti socialiste enregistre une sévère défaite, en ne conservant que 57 sièges. Le Parti communiste ne parvient à sauver que 23 circonscriptions. Ce double épisode a profondément marqué la vie politique française : la gauche au pouvoir a, depuis, toujours été suspectée de cuisine électoraliste et même d'intention délibérée de faire monter le Front national à des fins électorales.

Résultats des élections législatives : les chiffres de 2012

Après la victoire de François Hollande en mai, les citoyens français ont donné au gouvernement une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, avec au total 331 députés. L'UMP (aujourd'hui Les Républicains) est tout de même parvenue à faire élire 229 députés. Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon est aussi présent avec 10 élus au Palais Bourbon. Seuls deux parlementaires du Modem y siègent encore, c'est autant que le nombre de représentants du Front national. Parmi les personnalités battues lors de ces élections figurent François Bayrou, Ségolène Royal, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Claude Guéant, Nadine Morano, Michèle Alliot-Marie, Rama Yade.

Voir les résultats des dernières législatives par ville et par département

La composition de l'Assemblée nationale en 2012 :

Présidentielles / François Hollande

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