Affaire Penelope Fillon : ce qui agace François Fillon, ce qui intéresse les juges

PENELOPE FILLON - François Fillon manifeste de plus en plus sa colère face au traitement médiatique qui lui est réservé. Pourtant, l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme l'a conduit à une mise en examen. Le point.

François et Penelope Fillon ont été mis en examen, la justice poursuit son enquête sur cette affaire aux multiples ramifications. Les dernières infos en direct sur cette page (et ici le direct quotidien de la présidentielle)

18:09 - Quel travail pour Penelope Fillon si son époux est élu ? Eric Ciotti a répondu

Invité de notre émission politique .pol ce jeudi, le secrétaire général adjoint des Républicains a estimé que les affaires et la mise en examen de Penelope Fillon ne poserait pas de problème à son mari. "Elle sera l'épouse du président de la République, dans la continuité de toutes les épouses de président. C'est à chaque conjoint ou épouse de voir avec le président". Et d'ajouter : "Il n'y a pas de statut. Ce n'est pas un travail". Le député s'est par ailleurs dit convaincu que "a justice donnera droit aux arguments de François et Penelope Fillon".

18:04 - François Fillon : "Ce ne sont pas les médias qui décident des questions"

François Fillon a accepté d'accorder un entretien au journal Le Monde, en posant ses conditions : que les affaires judiciaires concernant son épouse et toutes les révélations faites ces dernières semaines sur sa société de conseil ne soient pas abordées. Le journal ayant refusé, le candidat a dû s'expliquer sur sa position, jeudi 20 avril, sur RTL : "Il y a une chose qui est très importante pour moi, c'est que ce ne sont pas les médias qui décident du tempo, qui décident des questions, qui décident de la campagne", s'est-il justifié. Comprenant que ses propos allaient sans doute un peu loin, il a ajouté : "Chacun pose les questions qu'il veut, mais moi je réponds à qui j'ai envie de répondre". Et de préciser : "Cela fait trois mois que ma candidature, ma campagne est totalement parasitée par les pseudo-révélations sur les affaires, qui sont de plus en plus fantaisistes".

14/04/17 -  21:44 - François Fillon est soupçonné de ne pas avoir rendu les bons costumes

Nouveau caillou dans la chaussure de François Fillon. Le candidat est soupçonné de ne pas avoir rendu les bons costumes offerts par l'avocat Robert Bourgi, rapporte Mediapart. Lors de l'audition de l'avocat par la police, ce dernier a donné les trois costumes fabriqués sur mesure aux enquêteurs. "Seulement voilà, deux des trois costumes ne ressemblaient en rien à des vêtements Arnys, qui sont pourtant très facilement identifiables", rapporte le site. La police a donc engagé des vérifications sur les costumes de luxe offerts, fin 2016, à François Fillon. Les enquêteurs soupçonnent le candidat des Républicains à la présidentielle de ne pas avoir restitué les bons costumes de la marque Arnys (propriété du groupe LVMH), selon des informations de Mediapart.

14/04/17 -  10:37 - François Fillon "blanchi" : les fausses informations qui circulent sur le Web

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux relaient un article du blog LeScrutateur.com, partagé au moins 20 000 fois sur Facebook et diffusés massivement par e-mails, comme le signale Les Décodeurs du Monde. "Fillon blanchi ! Mais les médias n'en parlent pas", peut-on lire dans ce papier qui s'appuie sur une série d'argumentaires impropres. L'article avance par exemple que "l’accusation d’emploi fictif n’a pas été retenue par le parquet national financier" et que cela rend les accusations caduques. En réalité, cette notion n'existe pas dans le code pénal, les juges devant généraliser les motifs de mises en examen au "détournement de fonds publics" et "complicité et recel de détournements de fonds publics". Comme cela a été fait.

12/04/17 -  10:44 - L'entourage de François Fillon assure qu'en 1980, Penelope Fillon n'était qu'étudiante

Si, comme l'affirme le Canard Enchaîné, la femme de François Fillon a bien été employée par un ministère en 1980, alors les arguments tenus par les proches de l'ancien Premier ministre pourraient bien se retourner contre elle : l'hebdomadaire écrit que "l'entourage du candidat est formel : Penelope jure n'avoir jamais bossé à cette époque et assure qu'elle n'était alors qu'une simple étudiante à la Sorbonne". De quoi alimenter les soupçons d'un nouvel emploi fictif : le Canard Enchaîné indique ce mercredi avoir "la preuve" que Penelope Fillon a bien été rémunérée durant 15 mois dans ledit ministère.

11/04/17 -  18:25 - François Fillon a embauché sa femme dès 1980 "au sein d'un ministère", selon le Canard

Nouvelle révélation très embarrassante pour le candidat de la droite. Selon les informations du Canard Enchaîné à paraître ce mercredi 12 avril, Penelope Fillon a été engagée par son époux en 1980, en tant que "collaboratrice", lorsque l'ancien Premier ministre était chef de cabinet adjoint du ministre de la Défense, Joël Le Theule. Elle était alors engagée comme "personnel non titulaire de l'Etat", pour un salaire équivalant à 3 fois le SMIC de l'époque, et ce durant 15 mois, précise encore l'hebdomadaire. L'entourage de François Fillon a vivement démenti cette information.

11/04/17 -  10:30 - Le point sur les précédentes déclarations de François Fillon sur l'emploi de son épouse

En janvier, l'ancien Premier ministre disait ceci, sur le plateau de TF1 : "Ma femme a toujours travaillé avec moi, depuis ma première élection en 1981. Elle a corrigé mes discours. Elle m'a représenté dans des meetings. Elle me faisait la synthèse de la presse. Elle me faisait remonter les demandes des gens. Elle l'a fait bénévolement pendant des années. Quand un de mes collaborateurs est parti, en 1997, je l'ai remplacé par Penelope". Le candidat LR s'est ensuite rétracté en février : lors d'une grande conférence de presse, il avait clairement annoncé que le premier emploi rémunéré de son épouse à ses côtés datait de 1988, avant de finalement publier sur son site Internet des fiches de salaire remontant jusqu'à 1986. On ignore encore quels sont les montants de la rémunération touchée par Penelope Fillon entre 1982 et 1986 avec l'argent public versé aux parlementaires pour employer des collaborateurs. Ce qui est certain, c'est que la rémunération nette versée par l'Assemblée nationale à Penelope Fillon n'est pas de 680 380,78 euros comme indiqué sur le site Internet du candidat LR, puisque dans le calcul, François Fillon ne prend pas en compte les missions effectuées par son épouse de 1982 à 1986.

10/04/17 -  14:08 - François Fillon aurait employé sa femme à l'Assemblée dès 1982

D'après les révélations de Mediapart, l'actuel candidat de la droite et du centre aurait rémunéré son épouse dès son tout premier mandat, pour des missions diverses, dont des contrats d'études. Dans son "opération transparence" devant la presse, en février dernier, François Fillon avait assuré que Penelope Fillon avait été son employée à l'Assemblée nationale depuis 1986. Si les faits avancés par Mediapart sont vrais, alors les enquêteurs devront établir pourquoi l'ancien Premier ministre a menti sur les dates avancées ces dernières semaines. Le journal en ligne indique d'ailleurs que "la justice vérifie aujourd’hui la réalité des prestations fournies" durant ces 4 années.

10/04/17 -  13:07 - "Tout ce que Penelope Fillon a dit reste invérifiable", selon un enquêteur cité par Le Canard

La dernière édition du Canard Enchaîné livre quelques commentaires de professionnels chargés de travailler sur le dossier judiciaire. Au sujet des 58 pages du procès-verbal d'audition de Penelope Fillon, un enquêteur se montre ainsi sévère : "Tout ce qu'elle a dit reste invérifiable, flou et laborieux". Dans la retranscription de l'audition, on ne retrouverait en effet que des formulations confuses : "Il m'arrivait de..", "parfois je...", "quand mon mari était absent...", évoquant des réceptions "dans la cuisine", lorsque "des gens passaient au château". Ce qui laisse un juriste, interrogé par l'hebdomadaire satirique, assez circonspect : "Même si ce qu'elle a raconté est vrai, cela risque de plomber son dossier, car elle n'a pas décrit aux juges l'activité d'une salariée mais celle d'une mère au foyer qui, de temps en temps, et de façon aléatoire, aide son mari...".

07/04/17 -  15:48 - Des menaces de mort envoyées à des juges et des journalistes enquêtant sur l'affaire Fillon

Des lettres de menaces, accompagnées de balles de fusil, ont été adressées à la rédaction du Canard Enchaîné et à celle de Mediapart, qui a décidé de publier les révéler sur Twitter. Le contenu des courriers est explicite : "La vigilance et la protection ne durent pas ad vitam... Ce jour-là, nous serons là pour vous ou l'un de vos proches" peut-on lire sur la feuille, sur laquelle est aussi dessinée un cercueil. La rédaction de Mediapart a décidé de porter plainte. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "menaces de mort", confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

03/04/17 -  10:11 - François Fillon continue de clamer son innocence et de pointer une manipulation venant du pouvoir

"Si j'avais le moindre doute sur ma culpabilité, je ne serais pas candidat à la présidentielle. J'ai été pris en tenaille par une manipulation qui vient du pouvoir, de mon point de vue. (...) Je n'ai pas de preuve, je dis simplement qu'il y a un très grand doute à l'égard de ceux qui ont lancé cette opération" a martelé François Fillon, invité de BFMTV ce lundi matin. "Le dossier est vide", a-t-il assuré, ajoutant : "Mon épouse ne sera pas condamnée. Depuis le début je vous le dis, cette affaire a été montée de toute pièce".

30/03/17 -  08:31 - François Fillon et sa femme encourent jusqu'à 10 ans de prison

A l'issue de l'instruction, les magistrats ont deux possibilités : un renvoi en correctionnelle, c'est à dire la tenue d'un procès, ou bien un non-lieu. A eux de juger si les "indices graves ou concordants" seront considérées comme des charges suffisantes. Côté condamnations, la loi est très claire en la matière : un employeur poursuivi pour détournement de fonds publics, tout comme le bénéficiaire des sommes détournées, risquent 10 ans de prison si les faits sont avérés, c'est à dire si les charges deviennent des preuves.

Résumé de l'affaire Penelope Fillon

  • Mercredi 25 janvier 2017 : l'emploi fictif d'attachée parlementaire. Le Canard Enchaîné écrit que Penelope Fillon aurait bénéficié durant 8 ans d'un "emploi fictif" d'attachée parlementaire auprès de son mari puis de son suppléant, Marc Joulaud. Un poste qui lui aurait permis d'amasser au total 500 000 euros, de l'argent issu de fonds publics donc, puisé sur l'enveloppe réservée aux députés pour rémunérer les assistants parlementaires. La femme de François Fillon aurait touché jusqu'à 7900 euros mensuels.
  • Un autre emploi suspect à la Revue des Deux Mondes. Ce ne sont pas les seules révélations du Canard Enchaîné. D'après le célèbre palmipède, Penelope Fillon a également été salariée de la Revue des deux mondes entre mai 2012 et décembre 2013. Une publication détenue par un ami de François Fillon, le patron Marc Ladreit de Lacharrière. Elle aurait reçu environ 5000 euros bruts par mois pour ce poste.
  • Une enquête ouverte. Le parquet national financier (PNF) ouvre immédiatement une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits, concernant les activités d'attachée parlementaire de Penelope Fillon.
  • Lundi 30 janvier 2017 : audition du couple Fillon. François et Pénélope Fillon sont entendus séparément par les enquêteurs de l’Office de lutte contre la corruption et les infractions financières. Les auditions ont duré près de 5 heures. Les équipes de François Fillon publient ensuite un communiqué indiquant que le couple a "apporté des éléments utiles à la manifestation de la vérité afin d'établir le travail réalisé par Mme Fillon".
  • Mardi 31 janvier 2017 : perquisition à l'Assemblée nationale. Une perquisition est diligentée par le parquet national financier (PNF) et menée par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales au Palais Bourbon. L'enquête établit que Penelope Fillon ne disposait ni de badge d'accès ni de messagerie électronique spécifique lorsqu'elle était assistante parlementaire.
  • Mercredi 1er février 2017 : la note s'alourdit. Le Canard Enchaîné révèle que Penelope Fillon aurait touché bien plus que ce calculé initialement. La femme de François Fillon aurait en effet été rémunérée 831 440 euros brut comme assistante parlementaire lors d'une période plus longue.
  • Deux enfants de François Fillon rémunérés. L'hebdomadaire satirique a également dévoilé que Marie Fillon, fille de François et Penelope Fillon, aurait reçu de 57 084 euros brut au cours des 15 mois où elle a travaillé pour son père en tant qu'assistante parlementaire. Charles Fillon, l'un des fils du candidat, aurait lui touché 26 651 euros brut entre janvier et juin 2007, également comme assistant parlementaire. François Fillon occupait alors le siège de sénateur de la Sarthe et ses enfants étaient encore étudiants.
  • Jeudi 2 février 2017 : l'enquête est élargie aux enfants de François Fillon. Charles et Marion Fillon doivent être rapidement auditionnés par les policiers de l’Office central de la lutte contre la corruption et des infraction financières et fiscales. Une perquisition au Sénat est aussi programmée
  • Une interview de Penelope Fillon en 2007 exhumée. Dans une interview donnée au Sunday Telegraph en 2007, alors que son mari devenait Premier ministre, Penelope Fillon affirme, face caméra, qu'elle n'a "jamais été son assistante, ou quoi que ce soit de ce genre-là" en parlant de François Fillon. Diffusée dans Envoyé Spécial sur France 2, la vidéo relance l'affaire.
  • Vendredi 3 février 2017 : une perquisition a lieu au Sénat. les policiers cherchent notamment à retrouver les badges des assistants parlementaires de François Fillon à l’époque où ce dernier était sénateur de la Sarthe, entre 2005 et 2007, indique le Parisien.
  • Mercredi 8 février 2017 : le Canard Enchaîné fait de nouvelles révélations : l'hebdomadaire a exhumé les contrats faisant mention des indemnités de licenciement de Pénélope Fillon pour un montant total de 45 000 euros, pris en charge par le budget de l'Assemblée nationale. Par ailleurs, le palmipède révèle que la fille de François Fillon, Marie Fillon, cumulait en 2006 son poste d'assistante parlementaire auprès de son père et un stage d'avocate, à temps complet, payé 11 035 euros brut par an.
  • Jeudi 9 février 2017 : Charles et Marie Fillon, les deux enfants du candidat de la droite, ont été interrogés à leur tour pendant sept heures par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption.
  • Jeudi 16 février 2017 : Le Parquet national financier annonce dans un communiqué qu'il va poursuivre les investigations sur les soupçons d'emplois fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon. Le communiqué indique que "de nomberux éléments ne permettent pas [...] de classer l'affaire sans suite".
  • Vendredi 24 février 2017 : Le Parquet national financier ouvre une information judiciaire pour "détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique". Des juges d'instruction sont chargés d'enquêter sur les soupçons d'emplois fictifs.
  • Mercredi 1er mars 2017 : François Fillon confirme lors d'une conférence de presse qu'il a été convoqué le 15 mars par les juges "en vue d'une mise en examen".
  • Jeudi 2 mars 2017 : Perquisition au domicile du couple Fillon, dans le 7ème arrondissement de Paris, par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.
  • Mardi 14 mars 2017 : Le Canard Enchaîné révèle que les enfants de François Fillon ont reversé une partie de leur salaire à leurs parents. Marie Fillon aurait exécuté plusieurs virements pour une valeur estimée à 33 000 euros, pour "rembourser" les frais de son mariage avancés par ses parents.harles Fillon aurait versé 30% de son salaire net pour, selon l'avocat de François Fillon, rembourser à son père les loyers et l'argent de poche qu'il lui aurait prêté pendant ses études.
  • Mardi 14 mars 2017 : François Fillon a été mis en examen avec 24 heures d'avance, pour "détournement de fonds publics", "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d'abus de biens sociaux" et "manquements aux obligations de déclarations à la Haute autorité de la vie publique". Il justifie la poursuite de sa campagne ainsi : Nous sommes devant une procédure judiciaire qui n’est pas normale. Elle est adossée au calendrier politique. Avec un objectif, m’empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle [...] Je considère que ce calendrier exceptionnel me délivre de l’engagement que j’avais pris de ne pas me présenter si j’étais mis en examen".
  • Vendredi 17 mars 2017 : L'enquête de la justice est étendue aux costumes offerts à François Fillon. Les juges d'instruction s'intéressent à un possible "trafic d'influence" pouvant impliquer le candidat de la droite.
  • Lundi 20 mars 2017 : Marc Joulaud, l'autre employeur de Penelope Fillon à l'Assemblée, a reçu une convocation des juges en vue d'une mise en examen.
  • Mardi 21 mars 2017 : Le Canard Enchaîné révèle que François Fillon a été payé 50 000 dollars pour jouer l'entremetteur entre le fondateur de Future Pipe Industries, le PDG de Total, Vladimir Poutine.
  • Mercredi 22 mars 2017 : L’enquête sur les emplois présumés fictifs est élargie à des faits d'"escroquerie aggravée", "faux et usage de faux". La justice soupçonne le couple Fillon d'avoir menti et produit de faux documents pour justifier les salaires de Penelope Fillon. Les magistrats s'interrogent sur des feuilles, signées par Penelope Fillon, qui comportent différents calculs d'heures travaillées. Lors de sa conférence de presse début février, le candidat de la droite n'avait pas évoqué Fouad Makhzoumi comme client.
  • Vendredi 24 mars 2017 : Marc Joulaud, le suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, qui a employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire - en la rémunérant parfois d'un salaire plus élevé que sa propre indemnité d'élu - est mis en examen.
  • Mardi 29 mars 2017 : Penelope Fillon a été mise en examen pour "complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux et recel d’escroquerie aggravée".

Bio express de Penelope Fillon

  • Née en 1956 à Llanover, au Pays de Galles, Penelope Kathryn Clarke rencontre François Fillon, sur les bancs de la Sorbonne, à la fin des années 70. Il sont alors tous deux étudiants en droit. Le mariage civil a lieu six ans plus tard dans la Sarthe, d'où est originaire François Fillon. Il est suivi d'un mariage religieux non loin de Llanover, au Pays-de-Galles. Anecdote : le frère de l'ex-Premier ministre, Pierre Fillon, a également épousé la sœur de Pénélope Fillon.
  • Penelope et François Fillon ont eu cinq enfants : Marie, 34 ans, Charles, 32 ans, sont tous deux avocats. Antoine, 30 ans, évolue dans le monde de la finance, comme Édouard, 26 ans. Arnaud, né bien après ses frères et sœur, est aujourd'hui âgé de 15 ans. Trois petits-enfants ont depuis complété la photo de famille. Pour sa famille, Penelope a rapidement arrêté sa carrière d'avocate. Elle n'a jamais réellement plaidé.
  • Penelope Fillon a toujours privilégié son rôle de mère de famille : "Je fais tout pour qu'ils restent le plus longtemps possible dans leur monde d'enfants", confie-t-elle à Ouest-France. "Je ne veux pas qu'ils soient les 'enfants du ministre ou du maire'. Et je souhaite aussi les protéger des critiques parfois blessantes dans la vie politique est coutumière". 
  • Une femme extrêmement discrète. "Les gens me demandent quel est mon nouveau rôle, mais il n'y en a pas", déclarait-t-elle en 2007, quand son mari prenait ses fonctions de Premier ministre, rappelle LCI. "A la fin de cette semaine, tout disparaîtra et je pourrai continuer comme avant. On ne me reconnaît pas dans les rues et je n'espère pas l'être. J'en serais terrifiée". En septembre 2015, alors que son mari était déjà dans la bataille pour la primaire, elle confiait encore à Paris Match que les sorties mondaines n'étaient pas son "habitat naturel".
  • Peu d'attrait pour la politique. Depuis 2014, Penelope Fillon est conseillère municipale de Solesmes, petit village de la Sarthe de 1200 âmes, où les Fillon sont installés depuis des années. Mais elle a toujours marqué ses distances avec la politique : "Quand j'ai épousé François, il y a trente-cinq ans, je n'imaginais pas être la femme d'un Premier ministre français. Mais, par tempérament, je m'adapte", a-t-elle confié lors du précédent quinquennat. Beaucoup de ses déclarations, niant tout rôle politique auprès de son mari, sont aujourd'hui exhumées.
  • Une intervention dans la primaire. Peu avant le vote pour le premier tour de la primaire de la droite, le mardi 15 novembre dernier, Penelope Fillon s'est adressée à la presse pour défendre le programme de François Fillon. Elle défendait ses mesures destinées à l'égalité entre les hommes et les femmes. "Souvent, la charge de travail des femmes est double du fait du cumul de leur activité professionnelle et de leur statut de mère. D'une certaine manière, elles ont deux emplois. Il est donc indispensable pour aider ces femmes d'accentuer les efforts en matière d'aménagement du travail (mi-temps, travail à distance) et de prise en compte de leur responsabilités familiales", écrivait-elle sur le site de campagne.

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