Affaire Penelope Fillon : la femme de Fillon dans la tourmente elle aussi

FILLON - C'est un coup de tonnerre dans la campagne : François Fillon est convoqué par les juges d'instruction le 15 mars "en vue d'une mise en examen"... Toutes les dernières infos sur l'affaire.

L'affaire "Penelope Fillon" continue. Le candidat à la présidentielle sera mis en examen, probablement avec sa femme, le 15 mars prochain. Les dernières infos en direct.

21:19

François Fillon est le seul candidat à avoir franchi le seuil des parrainages. Le candidat Les Républicains à la présidentielle, en plein scandale, est le premier à avoir obtenu au moins 500 parrainages d’élus, seuil requis pour se présenter, a annoncé le Conseil constitutionnel. Il totalise en tout 739 parrainages.

20:28

Patrick Stefanini aurait demandé à François Fillon d'abandonner. L'homme clé de la campagne de François Fillon lui aurait demandé ce mercredi matin, d'abandonner sa course à la présidentielle. Face au refus du candidat, il aurait même hésité à démissionner de son poste de président de campagne de François Fillon. Patrick Stefanini a la réputation de remporter tous les scrutins. Mais aujourd'hui il semble démuni face aux ennuis de son candidat.

18:51

Un autre assistant parlementaire fictif . Selon le site d'info BuzzFeed, un autre assistant parlementaire de François Fillon pourrait être soupçonné d'emploi fictif. Maël Renouard aurait été déclaré comme attaché parlementaire par le député de Paris jusqu’en 2016. C'est en tout cas ce que BuzzFeed a déniché sur la fiche de l'élu remise à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Mais, toujours selon le site Internet, l'assistant n'aurait laissé lui non plus aucune trace à l'Assemblée nationale. Lire sur le site de BuzzFeed.

18:35

Un rassemblement de soutien au couple Fillon dimanche. Selon Valeurs Actuelles, une démonstration de force se prépare pour tenter de relancer la campagne de François Fillon et montrer le soutien populaire au couple. Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon, aurait déposé une demande à la préfecture de police pour organiser ce dimanche un grand rassemblement sur la place du Trocadéro, pour "protester contre le coup d'Etat des juges, qui confisquent l'élection présidentielle en orchestrant une traque anti-Fillon". L'hebdo, qui a plusieurs fois soutenu le candidat de la droite, écrit que "la riposte du peuple de droite est lancée".

18:21

Penelope Fillon convoquée de 18 mars. Selon le Figaro, c'est le 18 mars que Penelope Fillon est convoquée devant les juges en vue de sa mise en examen. La femme de François Fillon rencontrera donc les juges trois jours après son époux. Sa mise en examen porte sur son caractère de potentielle bénéficiaire des emplois présumés fictifs dont elle aurait bénéficié à l'Assemblée nationale, mais aussi au sein de la Revue des deux Mondes, revue littéraire détenue par l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, un proche du candidat de la droite.

18:09

Fillon lâché de toutes parts. La liste est déjà longue. Après Bruno Le Maire, qui a claqué bruyamment la porte de l'équipe de campagne, de nombreux élus ont annoncé qu'ils ne soutenaient plus le candidat Fillon. L'UDI a indiqué qu'il "suspend" sa participation. A droite, Pierre Lellouche, Arnaud Robinet, Jean-Luc Warsmann, Jérôme Dubus et Franck Riester ont eux aussi indiqué qu'ils ne pouvaient plus soutenir le candidat de la droite. Pour Riester, "en politique, le respect de la parole donnée est essentiel". D'autres pointent le "manque de crédibilité" et la "fragilisation de François Fillon". Pour Jérôme Dubus, ancien proche de Copé, "celui qui est capable de réformer la France, c'est Macron".

Penelope Fillon elle aussi convoquée en vue d’une mise en examen

16:47

Un léger doute subsistait sur son cas. Penelope Fillon a bel et bien été convoquée elle-aussi pour une mise en examen. La femme de François Fillon devra également se rendre chez les juges d’instruction dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs qui la vise, selon Le Parisien. On ne sait pas en revanche quand l'ancienne assistante parlementaire du candidat à la présidentielle a été convoquée. pour François Fillon, il s'agit du 15 mars.

16:38

La visite de Fillon mouvementée au Salon de l'Agriculture. Après sa conférence de presse ce midi, François Fillon s'est rendu au Salon de l'Agriculture, porte de Versailles. Le candidat a été accueilli par les "Fillon président" de ses supporters, mais aussi par les huées d'une partie des visiteurs. Certaines scènes surréalistes sont rapportées sur Twitter.

16:09

Quand Fillon promettait de renoncer à la présidentielle en cas de mise en examen. Invité du 20h de TF1 le 27 janvier 2017, au tout début de l'affaire Penelope Fillon, le candidat de la droite promettait de se retirer de la course s'il était mis en examen. Une enquête préliminaire était alors ouverte suite aux accusations du Canard Enchaîné. "Il n'y a qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si c'est mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen", a affirmé l'ancien Premier ministre.
VIDEO - Voir l'extrait de l'interview de François Fillon sur TF1 :

15:50

Bruno Le Maire lâche Fillon, l'UDI réfléchit. Opposé au maintien de sa candidature, Bruno Le Maire a démissionné de l'équipe de campagne de François Fillon. Dans un communiqué, il rappelle que le candidat s'était engagé à jeter l'éponge en cas de mise en examen et souligne l'importance de la parole donnée. Les dirigeants de l'UDI ont ouvert la porte à une réflexion sur le maintien ou non de leur soutien.

François Fillon confirme que les juges ont l'intention de le mettre en examen

12:30

François Fillon a pris la parole et se montre offensif : il dément une nouvelle fois avoir agi dans l'illégalité et dénonce une enquête à charge. "Le procès verbaux ont été communiqués à la presse, l'Etat de droit a été systématiquement violé". Il dénonce aussi le caractère politique du travail des juges : "Cette convocation s'inscrit dans la ligne d'une enquête menée depuis le début exclusivement à charge. [...] Je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres. [...] La présomption d'innocence a complètement et entièrement disparu". Et de préciser la date de ce rendez-vous : "Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges d’instruction en vue d’être mis en examen".

12:10

Fillon prêt à laisser Juppé poursuivre la campagne de la droite. L'affaire judiciaire et la probable mise en examen qui se profile auraient donc convaincu l'ancien Premier ministre de renoncer. Selon Le Figaro, François Fillon aurait accepté de passer le flambeau à Alain Juppé, mais Nicolas Sarkozy s'opposerait à ce que le maire de Bordeaux représente la droite dans cette élection présidentielle. Il fait part de sa décision devant les médias. Suivez la conférence de presse de François Fillon.

11:48

François Fillon pourrait annoncer son retrait de la campagne. La conférence de presse sera animée. Selon une journaliste du Figaro, François Fillon serait prêt à "passer le relais" à Alain Juppé, "mais Nicolas Sarkozy y serait opposé. Un autre journaliste du Figaor écrit sur Twitter : "Le retrait de François Fillon serait acté mais la question de qui reprend le flambeau pas tranchée".

11:10

François Fillon et Penelope Fillon ont été convoqués "en vue d'une mise en examen". Le Figaro et Mediapart s'accordent sur ce point. Le candidat de la droite, avait affirmé sur le plateau du 20 heures de TF1 qu'il renoncerait à sa campagne s'il était mis en examen, avant de revenir sur ces propos en meetings et, plus explicitement en privé devant des journalistes. L'ancien Premier ministre aurait téléphoné ce matin à Nicolas Sarkozy, mais aussi à Alain Juppé. Certains journalistes évoquent, en s'appuyant sur des sources internes de LR, que la conférence de presse organisée ce midi par François Fillon pourraient se tenir en présence du maire de Bordeaux. Est-ce à dire qu'Alain Juppé sera candidat à la place de François Fillon ?

10:43

Selon France Info, Penelope Fillon n'a pas été entendue en garde à vue. Il s'agit d'une information qui contredit celle de Mediapart. France Info, qui cite une source judiciaire, assure que s'il y a eu audition ce matin par la police, ce n'est pas sous le régime de la garde à vue. Mediapart a également démenti sa première information.

10:43

François Fillon hésite à arrêter sa campagne. Le candidat de la droite a annulé à la dernière minute sa visite au Salon de l'agriculture. Selon les informations du JDD, il aurait reçu une convocation des juges d'instruction chargé de l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif dont aurait bénéficié Penelope Fillon. François Fillon est actuellement en réunion de crise avec ses avocats, pour décider de la procédure à suivre compte tenu de cette convocation et de la garde à vue de Penelope Fillon, qui pourrait être mis en examen. Ce matin, un journaliste du Figaro révèle que le candidat de la droite pense à stopper sa campagne.

10:26

Penelope Fillon annoncée en garde à vue. Selon les informations de Mediapart, Penelope Fillon serait actuellement en garde à vue. Une perquisition serait même en cours.

Résumé de l'affaire Penelope Fillon

  • Mercredi 25 janvier 2017 : l'emploi fictif d'attachée parlementaire. Le Canard Enchaîné écrit que Penelope Fillon aurait bénéficié durant 8 ans d'un "emploi fictif" d'attachée parlementaire auprès de son mari puis de son suppléant, Marc Joulaud. Un poste qui lui aurait permis d'amasser au total 500 000 euros, de l'argent issu de fonds publics donc, puisé sur l'enveloppe réservée aux députés pour rémunérer les assistants parlementaires. La femme de François Fillon aurait touché jusqu'à 7900 euros mensuels.
  • Un autre emploi suspect à la Revue des Deux Mondes. Ce ne sont pas les seules révélations du Canard Enchaîné. D'après le célèbre palmipède, Penelope Fillon a également été salariée de la Revue des deux mondes entre mai 2012 et décembre 2013. Une publication détenue par un ami de François Fillon, le patron Marc Ladreit de Lacharrière. Elle aurait reçu environ 5000 euros bruts par mois pour ce poste.
  • Une enquête ouverte. Le parquet national financier (PNF) ouvre immédiatement une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits, concernant les activités d'attachée parlementaire de Penelope Fillon.
  • Lundi 30 janvier 2017 : audition du couple Fillon. François et Pénélope Fillon sont entendus séparément par les enquêteurs de l’Office de lutte contre la corruption et les infractions financières. Les auditions ont duré près de 5 heures. Les équipes de François Fillon publient ensuite un communiqué indiquant que le couple a "apporté des éléments utiles à la manifestation de la vérité afin d'établir le travail réalisé par Mme Fillon".
  • Mardi 31 janvier 2017 : perquisition à l'Assemblée nationale. Une perquisition est diligentée par le parquet national financier (PNF) et menée par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales au Palais Bourbon. L'enquête établit que Penelope Fillon ne disposait ni de badge d'accès ni de messagerie électronique spécifique lorsqu'elle était assistante parlementaire.
  • Mercredi 1er février 2017 : la note s'alourdit. Le Canard Enchaîné révèle que Penelope Fillon aurait touché bien plus que ce calculé initialement. La femme de François Fillon aurait en effet été rémunérée 831 440 euros brut comme assistante parlementaire lors d'une période plus longue.
  • Deux enfants de François Fillon rémunérés. L'hebdomadaire satirique a également dévoilé que Marie Fillon, fille de François et Penelope Fillon, aurait reçu de 57 084 euros brut au cours des 15 mois où elle a travaillé pour son père en tant qu'assistante parlementaire. Charles Fillon, l'un des fils du candidat, aurait lui touché 26 651 euros brut entre janvier et juin 2007, également comme assistant parlementaire. François Fillon occupait alors le siège de sénateur de la Sarthe et ses enfants étaient encore étudiants.
  • Jeudi 2 février 2017 : l'enquête est élargie aux enfants de François Fillon. Charles et Marion Fillon doivent être rapidement auditionnés par les policiers de l’Office central de la lutte contre la corruption et des infraction financières et fiscales. Une perquisition au Sénat est aussi programmée
  • Une interview de Penelope Fillon en 2007 exhumée. Dans une interview donnée au Sunday Telegraph en 2007, alors que son mari devenait Premier ministre, Penelope Fillon affirme, face caméra, qu'elle n'a "jamais été son assistante, ou quoi que ce soit de ce genre-là" en parlant de François Fillon. Diffusée dans Envoyé Spécial sur France 2, la vidéo relance l'affaire.
  • Vendredi 3 février 2017 : une perquisition a lieu au Sénat. les policiers cherchent notamment à retrouver les badges des assistants parlementaires de François Fillon à l’époque où ce dernier était sénateur de la Sarthe, entre 2005 et 2007, indique le Parisien.
  • Mercredi 8 février 2017 : le Canard Enchaîné fait de nouvelles révélations : l'hebdomadaire a exhumé les contrats faisant mention des indemnités de licenciement de Pénélope Fillon pour un montant total de 45 000 euros, pris en charge par le budget de l'Assemblée nationale. Par ailleurs, le palmipède révèle que la fille de François Fillon, Marie Fillon, cumulait en 2006 son poste d'assistante parlementaire auprès de son père et un stage d'avocate, à temps complet, payé 11 035 euros brut par an.
  • Jeudi 9 février 2017 : Charles et Marie Fillon, les deux enfants du candidat de la droite, ont été interrogés à leur tour pendant sept heures par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption.
  • Jeudi 16 février 2017 : Le Parquet national financier annonce dans un communiqué qu'il va poursuivre les investigations sur les soupçons d'emplois fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon. Le communiqué indique que "de nomberux éléments ne permettent pas [...] de classer l'affaire sans suite".
  • Vendredi 24 février 2017 : Le Parquet national financier ouvre une information judiciaire pour "détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique". Des juges d'instruction sont chargés d'enquêter sur les soupçons d'emplois fictifs.
  • Mercredi 1er mars 2017 : François Fillon confirme lors d'une conférence de presse qu'il a été convoqué le 15 mars par les juges "en vue d'une mise en examen".

Bio express de Penelope Fillon

  • Née en 1956 à Llanover, au Pays de Galles, Penelope Kathryn Clarke rencontre François Fillon, sur les bancs de la Sorbonne, à la fin des années 70. Il sont alors tous deux étudiants en droit. Le mariage civil a lieu six ans plus tard dans la Sarthe, d'où est originaire François Fillon. Il est suivi d'un mariage religieux non loin de Llanover, au Pays-de-Galles. Anecdote : le frère de l'ex-Premier ministre, Pierre Fillon, a également épousé la sœur de Pénélope Fillon.
  • Penelope et François Fillon ont eu cinq enfants : Marie, 34 ans, Charles, 32 ans, sont tous deux avocats. Antoine, 30 ans, évolue dans le monde de la finance, comme Édouard, 26 ans. Arnaud, né bien après ses frères et sœur, est aujourd'hui âgé de 15 ans. Trois petits-enfants ont depuis complété la photo de famille. Pour sa famille, Penelope a rapidement arrêté sa carrière d'avocate. Elle n'a jamais réellement plaidé.
  • Penelope Fillon a toujours privilégié son rôle de mère de famille : "Je fais tout pour qu'ils restent le plus longtemps possible dans leur monde d'enfants", confie-t-elle à Ouest-France. "Je ne veux pas qu'ils soient les 'enfants du ministre ou du maire'. Et je souhaite aussi les protéger des critiques parfois blessantes dans la vie politique est coutumière". 
  • Une femme extrêmement discrète. "Les gens me demandent quel est mon nouveau rôle, mais il n'y en a pas", déclarait-t-elle en 2007, quand son mari prenait ses fonctions de Premier ministre, rappelle LCI. "A la fin de cette semaine, tout disparaîtra et je pourrai continuer comme avant. On ne me reconnaît pas dans les rues et je n'espère pas l'être. J'en serais terrifiée". En septembre 2015, alors que son mari était déjà dans la bataille pour la primaire, elle confiait encore à Paris Match que les sorties mondaines n'étaient pas son "habitat naturel".
  • Peu d'attrait pour la politique. Depuis 2014, Penelope Fillon est conseillère municipale de Solesmes, petit village de la Sarthe de 1200 âmes, où les Fillon sont installés depuis des années. Mais elle a toujours marqué ses distances avec la politique : "Quand j'ai épousé François, il y a trente-cinq ans, je n'imaginais pas être la femme d'un Premier ministre français. Mais, par tempérament, je m'adapte", a-t-elle confié lors du précédent quinquennat. Beaucoup de ses déclarations, niant tout rôle politique auprès de son mari, sont aujourd'hui exhumées.
  • Une intervention dans la primaire. Peu avant le vote pour le premier tour de la primaire de la droite, le mardi 15 novembre dernier, Penelope Fillon s'est adressée à la presse pour défendre le programme de François Fillon. Elle défendait ses mesures destinées à l'égalité entre les hommes et les femmes. "Souvent, la charge de travail des femmes est double du fait du cumul de leur activité professionnelle et de leur statut de mère. D'une certaine manière, elles ont deux emplois. Il est donc indispensable pour aider ces femmes d'accentuer les efforts en matière d'aménagement du travail (mi-temps, travail à distance) et de prise en compte de leur responsabilités familiales", écrivait-elle sur le site de campagne.

Article le plus lu : La femme d'Emmanuel Macron déballe tout : voir les actualités

François Fillon / Présidentielles

Annonces Google