Débat de la primaire de la gauche : les temps forts de la troisième confrontation

Débat de la primaire de la gauche : les temps forts de la troisième confrontation Ce jeudi 19 janvier, les sept candidats de la primaire de la gauche se sont retrouvés pour un ultime débat avant le premier tour du scrutin. Retour sur les temps forts de cette soirée...

L'ironie a été particulièrement (voire trop ?) présente dans ce dernier débat avant le premier tour de la primaire de la gauche dimanche. A plusieurs reprises, les candidats de cette primaire ont usé de moqueries pour singer ou caricaturer leurs adversaires, dans un affrontement où il a de nouveau été difficile de bien cerner les propositions des uns et des autres sur le fond. Les vannes auraient débuté dès les coulisses, avec un missile de Montebourg sur Valls, rapporté par un journaliste d'Europe 1. Puis elles se sont poursuivies, lors de vives attaques contre Benoit Hamon et son revenu universel, contre Manuel Valls et la lutte contre les déficits, contre Peillon et son ton de "bon vieux prof"... Le summum aura sans doute été atteint quand les candidats ont été interrogés sur Emmanuel Macron. Cette fois au moins, les sarcasmes auront tous été dirigés vers une seule cible : l'ancien ministre de l'Economie, définitivement rhabillé pour l'hiver.

Avant le premier tour de la primaire à gauche et ses résultats dimanche soir, découvrez les temps forts et les extraits vidéo du débat ci-dessous.

19/01/17 -  23:43 : FIN DU DIRECT - Les candidats envoient leurs dernières punchlines dans leurs conclusions. "Il faut en finir avec la vieille politique, les vieilles recettes", dit Benoît Hamon, visant certainement certains. "Voter pour moi, c'est voter pour la légalisation du cannabis récréatif et thérapeutique", lance Jean-Luc Bennahmias, qui ne manquera pas d'être caricaturé pour ce résumé un peu fumeux de son programme. "Je n'appartiens pas à cette gauche qui a renoncé comme les oiseaux se cachent pour mourir", lâche Arnaud Montebourg avec emphase. Lui aussi doit avoir quelques cibles en tête. "Voter pour moi, c'est vouloir retrouver confiance et optimisme", dit, de manière plus conventionnelle, Sylvia Pinel alors que François de Rugy veut être le "bulletin de vote de la clarté". "Je suis fier d'avoir assumé des responsabilités" dit enfin Manuel Valls disant vouloir incarner "une France indépendante", "une société éducative" ou encore "une société du travail".

Sylvia Pinel remet Jean-Luc Bennahmias à sa place

19/01/17 -  23:36 : Alors qu'elle est interrogée à son tour sur le rassemblement de la gauche qui sera nécessaire après la primaire en vue de la présidentielle 2017, Sylvia Pinel s'emporte contre Jean-Luc Bennahmais qui perturbe son intervention. "C'est assez désagréable. Même sur ce plateau, la parité est difficile", lance-t-elle courroucée à son rival. Puis, très perturbée, elle finit par s'embrouiller : "je ne me souviens même plus de votre question".

Emmanuel Macron a les oreilles qui sifflent très fort

19/01/17 -  23:28 : Les journalistes passent de l'international à la politique nationale et évoquent la concurrence d'Emmanuel Macron, parti en campagne avec son mouvement sans jamais se pencher sur la primaire de la gauche. Alors l'ancien ministre de l'Economie en prend pour son grade. "Forces politiques qui veulent [saboter] la primaire" (Valls), "vieilles ficelles", "Gerhard Schroeder", "Tony Blair" (Hamon), "confus", alliage de "Philippe de Villiers", "Mitterrand", "Giscard d'Estaing" selon Montebourg qui redit dans un sourire : "quand c'est flou, il y a un loup", expression utilisée par Martine Aubry lors de la primaire de 2011 contre François Hollande.
Vincent Peillon pointe ensuite "l'ambiguïté" et moque un "enfant prodige" dont il ne faut pas avoir "peur" et sourit des "unes people"... L'ironie a été opportunément captée par Europe 1 :

19/01/17 -  23:19 : La suite des échanges sur Trump et la Russie. Pour Peillon, "l'essentiel c'est que les États-Unis sont nos alliés". Il appelle à juger Trump sur ses actes. Pour Montebourg, la France est en danger et "il faut travailler à un nouveau traité de Rome". De Rugy considère la situation comme "extrêmement grave" et craint "l'alliance que Donald Trump veut faire avec la Russie" et à laquelle "Madame Le Pen, Monsieur Fillon, veulent se joindre". Il appelle à "une alliance forte France-Allemagne, et la Pologne". Benoît Hamon veut encore une "défense commune" en Europe, mais aussi "mettre sur pied un traité de l'énergie pour que les pays européens ne dépendent plus du gaz et du pétrole russe". Jean-Luc Bennahmias rappelle son projet d'"alliance des pays du Sud". Enfin Sylvia Pinel prône "une Europe forte face à Poutine, mais aussi face à la Chine et à l'Inde demain".

"Vincent Peillon parle comme un vieux professeur" dit Valls

19/01/17 -  23:12 : Une altercation a eu lieu entre Manuel Valls et Vincent Peillon. Alors qu'il parlait d'une "vraie déclaration de guerre politique" en évoquant les propos de Donald Trump sur l'Europe, Manuel Valls s'est fait réprimander par l'ancien ministre de l'Education (prof de philo dans le civil). Vincent Peillon a demandé à son rival de faire attention à l'usage des mots "guerre" ou "ennemis" quand on se prépare aux plus hautes fonction. Manuel Valls s'est vertement défendu. "Vincent Peillon parle parfois comme un vieux professeur", a-t-il lancé, revendiquant son vocabulaire pour bien faire comprendre aux Français que "le monde change". Vincent Peillon a tenté de riposter à son tour, en appelant aux respect des professeurs. la séquence a été isolée par Europe 1.

19/01/17 -  23:00 : Peu de différences de point de vue sur la position à adopter face à Bachar el-Assad. Alors que ce dernier semble gagner sa guerre meurtrière en Syrie, les candidats font preuve de nuance. Montebourg estime qu'il "n'y a pas de solution durable de paix avec lui". Valls dit qu"'il n'y aura pas de solution politique avec Bachar el-Assad", affirmant tout de même que lea France "discute déjà" avec lui. Hamon estime qu'il "n'y a pas de solution durable en Syrie avec Bachar el-Assad". Il prône la reprise d'un certain "leadership" français dans toute cette région, appelant aussi à la reconnaissance de l'Etat de Palestine.

19/01/17 -  23:00 : De Bachar on passe à Poutine et Trump. La politique internationale, c'est aussi la place de la france dans un monde qui semble plus hostile. Face à des Etats-Unis moins cordiaux, François de Rugy propose que l’OTAN soit remplacée par une "force européenne". Pour Bennahmias cependant, "On discute forcément avec ses ennemis". Avec l'investiture de Donald Trump qui approche, chacun tente d'afficher son scepticisme face au président américain tout en affichant une stature d'homme d'Etat.

19/01/17 -  22:53 : "Je ressens un petit malaise dans ce débat". La petite phrase de Manuel Valls au moment du débat sur la dette il y a quelques minutes fait jaser sur le Web. Manuel Valls avait déjà utilisé cette formule lors du précédent débat. Pour défendre sa politique de rigueur il utilise une "grosse ficelle" de com selon plusieurs twittos.

19/01/17 -  22:46 : Petit moment de gêne sur les inégalités hommes-femmes. Quand les journalistes demandent qui a choisi une femme comme directrice de campagne, seul François de Rugy répond par l'affirmative. Un léger moment de flottement suit quand ce dernier évoque Véronique Massonneau. Comment lutter contre les inégalités hommes-femmes ? Chacun déroule ensuite ses propositions. De Rugy se prononce pour les congés paternité. Arnaud Montebourg veut lui aussi forcer les hommes à prendre des congés à la naissance d'un enfant, bien qu'il juge cette mesure insuffisante face aux inégalités salariales et les violences faites aux femmes. Sylvia Pinel estime qu'il faut "casser le sexisme ordinaire" dès l'école. 
"J’ai eu la seule directrice de cabinet de toute la Ve République", tient ensuite à rappeler Manuel Valls prônant un "volontarisme" sur les écarts de salaires. Jean-Luc Bennahmias tranche ensuite sur la forme, évoquant tout de go un "pays de machos". Enfin, Peillon estime qu'il faut conditionner le CICE à l'égalité salariale.

19/01/17 -  22:33 : Le point sur la sécurité et le thème des prisons notamment qui viennent d'être abordés dans le dernier chapitre. Pinel veut "développer les peines de prison alternatives". Tout comme Hamon qui "préfère les alternatives à la détention", pour pallier le surremplissage des prisons. Valls, au contraire, veut "créer 10 000 places de prison supplémentaires", quand Arnaud Montebourg tente de trouver un équilibre, saluant la contrainte pénale décidée par Christiane Taubira mais demandant des "places de prison nécessaires". Enfin Jean-Luc Bennahmias préfère mettre l'accent sur la  réinsertion des détenus. et Vincent Peillon sur le budget de la justice

Deux moments de tension au début du débat

19/01/17 -  22:26 : Deux moments de tensions ont eu lieu au moment du débat. Lors de la séquence sur les déficits, Vincent Peillon a salué le bilan de François Hollande de ramener le déficit à 3%. Manuel Valls s'est empressé, avec un sourire crispé, de s'associer à ce bilan. Peillon n'a pas bronché. Sur cette question des dépenses publiques rattachée à celle du revenu universel proposé par Benoît Hamon, Arnaud Montebourg a vertement attaqué son rival, pointant "300 milliards de dépenses, l'équivalent du budget de l'État" et prédisant "un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et les classes populaires". On a ensuite entendu Benoît Hamon dire : "T'as pas le droit, c'est pas sérieux !"

19/01/17 -  22:20 : Les candidats passent à la séquence "carte blanche". Ils ont une minute pour avancer la proposition de leur choix. Manuel Valls propose "un service civique obligatoire pour les jeunes". Auparavant, Jean-Luc Bennahmias avait présenté son projet de créer un "socle social des pays du sud" de l'Union européenne pour peser face à l'Allemagne. François de Rugy et Benoît Hamon ont tous les deux parlé de leur volonté de légaliser l'euthanasie pour mettre fin aux nombreux drames de fin de vie. en lien avec le "Made in France", Arnaud Montebourg propose des "clauses d'embauche" pour les jeunes des quartiers populaires. Vincent Peillon propose deux "mesures de solidarité des générations" : un service public des maisons de retraite et une révision du système d'héritage.

19/01/17 -  22:10 : Les interventions portent maintenant sur le protectionnisme, en lien avec l'élection de Donald Trump qui veut protéger de façon musclée l'industrie américaine, mais aussi avec le "made in France". Jean-Luc Bennahmias comme Vincent Peillon mettent en garde contre les mesures protectionnistes. Benoit Hamon préfère lui parler "d'écluses" permettant de sélectionner les produits qui entrent sur le marché européen. mais il veut aussi une "harmonisation fiscale et sociale" eu niveau de l'UE pour éviter la concurrence entre pays membres eux mêmes. Arnaud Montebourg prône une "préférence française" dans l'attribution de marchés publics et veut des mesures de protection de "bon sens". Sylvia Pinel veut, elle, une "préférence économique européenne"plutôt qu'un protectionnisme. Enfin, François de Rugy souligne les excès du libre échange, mais il défend le marché européen et le made in France.

Moqueries de Hamon et Valls face à Sylvia Pinel

19/01/17 -  21:53 : Une séquence isolée par Europe 1 montre Manuel Valls et Benoît Hamon se moquer ouvertement de Sylvia Pinel qui s'inquiète du coût du revenu universel. La candidate du PRG dit vouloir supprimer le CICE, trop coûteux selon elle, pour réduire les dépenses publiques. Puis elle s'inquiète du financement du revenu universel de Benoît Hamon : "il faudra que tu nous expliques clairement comment tu finances". "Il suffit de lire mon programme" se moque Benoit Hamon. Manuel Valls, même s'il est contre cette proposition, semble apprécier le trait d'humour.

Jean-Luc Bennahmias finit par venir au secours de Hamon ("Ne te décourage pas Benoît !"), puis Manuel Valls défend finalement une "société du travail".

19/01/17 -  21:47 : Les attaques fusent. "Ce quinquennat est la dernière station-service avant le lepénisme", dit Montebourg qui veut mettre en avant l'emploi et la croissance avant la lutte contre les déficits. Il estime en effet que "la baisse du chômage et l'augmentation de la croissance" permettront à la dette de chuter, "le déficit aussi". "Cette stratégie a marché dans le monde entier", conclut-il.

L'assaut de Peillon contre Hamon

19/01/17 -  21:41 : Sur la question de la maîtrise des déficits, Vincent Peillon a lancé une charge contre Benoit Hamon, mettant d'abord en garde contre "la gauche qui fait des promesses et qui finalement déçoit". Outre la renégociation des la dette, la proposition de revenu universel, porté par Hamon est clairement visée. "Le revenu universel on demande toujours combien ça coûte, mais qu’est ce que ça rapporte ?", lui répond l'intéressé, estimant qu'il permettra de créer de l'emploi en faisant "circuler l'argent dans l'économie".

Peillon refuse de féliciter Valls sur le déficit

19/01/17 -  21:37 : Sur la réduction du déficit, vincent Peillon se lance dans un hommage à François Hollande qui est parvenu à la réduire à 3%. Mais il est vite interrompu par Manuel Valls : "On peut même remercier le Premier ministre parfois, enfin l'ancien", lance l'ancien locataire de Matigon. Mais Vincent Peillon ne semble pas vouloir associer son rival à cette réussite, ce qui provoque une nouvelle charge de Valls : "C'est un effort intellectuel qu'il faut faire parfois". L'ancien ministre de l'Education finit par répondre : "Je suis obligé de dire que le plus dur a été fait avant ton arrivée". Puis Valls tente mollement de se défendre sur le ligne adoptée après Jean-Marc Ayrault sur cette question. Voici l'extrait.

19/01/17 -  21:35 : "Ici je n'ai pas d'adversaire". Alors que le débat se porte sur les finances publiques et la politique budgétaire, le petit mot glissé par Manuel Valls fait sourire sur le Web. Et les tensions se voient de plus en plus. Benoît Hamon, qui se pose en candidat anti-austérité, dit vouloir renégocier la dette avec les banquiers et avec l'Union européenne en créant une "mutualisation de la dette européenne". Une option évidemment rejetée par Manuel Valls. S'en suit une série d'attaques entre candidats avec pour cible principale Benoît Hamon et sa proposition.

19/01/17 -  21:28 : "Génial, formidable, bravo" ! Jean-Luc Bennahmias fait de nouveau sourire lors de ce débat. Le candidat à la primaire de la gauche a insité pour prendre la parole. La séquence sur la santé et la Sécu devait pourtant s'achever. Mais Bennahmias tenait à se féliciter du débat qui a porté sur la prévention, la lutte contre la pollution, d'autres moyens d'améliorer le système de santé par l'amélioration de l'environnement. Benoît Hamon venait de pointer "les perturbateurs endocriniens" et François de Rugy de prôner "un plan santé-environnement".

19/01/17 -  21:23 : "Je suis moins d'accord avec Arnaud Montebourg". Le duel entre Valls et son rival se poursuit. L'ancien Premier ministre s'est dit "plutôt" en accord avec François de Rugy. Le candidat écolo venait d'exprimer son désaccord face à la proposition d'Arnaud Montebourg de mutuelle publique (taclant au passage Martin Hirsch, le président de l'APHP, qui appelle à une couverture santé qui remplacerait les mutuelles). Il a opposé à Montebourg la nécessité de "sauvegarder la Sécurité sociale".

19/01/17 -  21:16 : Interrogé sur le système de santé, Arnaud Montebourg ouvre le débat en proposant de rendre "universel l'accès à la couverture maladie complémentaire". Le candidat souhaite mettre en place une "mutuelle publique à 10 euros pour ceux qui n'ont pas droit à la CMU, pour une complémentaire santé vraiment universelle". Il chiffre son projet à 1,9 milliard d'euros.

19/01/17 -  21:06 : Valls répond déjà à Montebourg sur les SDF. Evoquant le "zéro SDF" en 2022, l'ancien Premier ministre estime qu'il faut "se garder des slogans". "Je me méfie des slogans: tolérance zéro, SDF zéro", a-t-il indiqué pointant les graves inégalités et se contentant d'affirmer qu'il "faut un effort considérable pour lutter contre ces pauvretés". 

19/01/17 -  21:05 : Sur la question des SDF qui souffrent de la vague de froid, Arnaud Montebourg ne manque pas de pointer la responsabilité du gouvernement. "Le nombre de SDF a augmenté de 45% dans les dernières années", indique le candidat qui estime que la France peut atteindre l'objectif de "zéro SDF" via une amélioration de l'économie.

19/01/17 -  21:03 : C'est parti ! Le débat de la primaire de la gauche commence ! C'est Sylvia Pinel qui prend la parole en premier sur la vague de froid et la situation des SDF. L'ancienne ministre du Logement, seule femme candidate à la primaire, a été placée au centre selon le tirage au sort. Voilà qui rappelle le placement de NKM, dans la même situation lors du dernier débat de la primaire de la droite. Pinel est placée entre  Arnaud  Montebourg et Benoît Hamon, deux hommes qui devraient s'envoyer bien des piques ce soir. Clashs, tacles, moments de flottement ou de malaise... Suivez ici en direct les principaux temps fort de cet événement.

Amabilité en coulisse entre Montebourg et Valls

19/01/17 -  20:58 : Selon un journaliste d'Europe 1 sur Twitter, Manuel Valls et Arnaud Montebourg se sont croisés en coulisses avant d'entrer sur le plateau. L'ancien ministre aurait dit à son rival : "tu es magnifique ! Un vrai Premier ministre ! Mais pas un Président". Ambiance...

19/01/17 -  20:46 : Le débat va désormais commencer dans une quinzaine de minutes. Les candidats sont tous prêts à ce dernier affrontement avant le premier tour, qui aura lieu dimanche. Outre le choix d'un candidat à la présidentielle, ce débat et cette primaire de la gauche pourraient bien sceller le sort du Parti socialiste. Face à la double dynamique de Jean-Luc Mélenchon et d'Emmanuel Macron et à la fin d'un quinquennat très critiqué, une participation faible pourrait faire du PS et de son candidat des nains à l'échelle de l'élection présidentielle. Avec des prévisions dépassant à peine le million de votant (voire 500 000 dans le pire des cas), contre 4 millions pour la primaire de la droite en novembre, le PS pourrait avoir du mal à se relever d'un bide. Sans compter qu'on dit son candidat -quel qu'il soit - d'ores et déjà éliminé lors du premier tour de l'élection suprême en avril.

19/01/17 -  20:23 : Les candidats ont été accueillis par un petit groupe de professeurs des établissements en ZEP. Une poignée de manifestants du collectif "Touche pas ma ZEP" ont tenté de les interpeller. Depuis plusieurs semaines, ils protestent contre la nouvelle carte des zones d'éducation prioritaires, qui selon eux menace de retirer des dizaines de lycées de la liste, ces derniers perdant du même coup des moyens renforcés.

19/01/17 -  20:17 : La déferlante de candidats à la primaire a été courte. Après Bennahmias et Montebourg, tous les candidats sont arrivés en quelques minutes. Sur Twitter, on peut déjà voir des images de Manuel Valls en plein test micro ou de Vincent Peillon pénétrant dans les locaux. L'ancien ministre de l'Education est le dernier à avoir franchi les portes du studio ce soir.

19/01/17 -  20:15 : Arnaud Montebourg est arrivé lui aussi dans les studios du débat de la primaire à gauche. L'ancien ministre était accompagné de son directeur de campagne François Kalfon. Pour le candidat qui veut incarner la gauche lors de cette primaire, ce débat est déterminant. "C'est le bon débat celui qui va permettre de nous résumer", a-t-il déclaré à son arrivée. 

19/01/17 -  20:07 : Jean-Luc Bennahmias est le premier à arriver dans les studios du débat de la primaire à gauche. Le candidat du Front démocrate est crédité de 1 à 2% des suffrages dimanche. Le débat de la primaire à gauche aura lieu dans un studio de Saint-Cloud, spécialement aménagé pour l'occasion.

19/01/17 -  20:00 : Benoît Hamon décide de maintenir ses voeux à Trappes à la veille du premier tour de la primaire de la gauche. L'entourage de l'élu des Yvelines a répondu à l'attaque du camp Montebourg. Alors que l'ancien ministre du Redressement a décidé de saisir la Haute Autorité de la primaire de la gauche, accusant Benoît Hamon de vouloir faire campagne après la période autorisée (la campagne officielle se termine vendredi à minuit), on répond chez Benoît Hamon que le député francilien compte bien se rendre à Trappes samedi pour présenter ses voeux aux habitants.

19/01/17 -  19:31 : Qu'est-ce qui différencie les candidats à la primaire de la gauche du point de vue des programmes ? Nous venons de l'évoquer dans le post précédent. Mais l'AFP a compilé dans une infographie tous les points de clivages des sept candidats. Voici un bon moyen de visualiser les différences en un coup d'oeil.

Primaire gauche, le débat : les différences dans les programmes des candidats.

19/01/17 -  19:22 : Sur le fond, on s'attend à ce que le débat mette de nouveau en lumière les désaccords entre candidats. De nombreux points font en effet l'objet de polémiques. Le revenu universel proposé par Benoît Hamon est vivement critiqué par manuel Valls et Arnaud Montebourg, qui lui préfèrent un "minimum décent" pour l'un et une juste rémunération du travail pour l'autre. L'abrogation de la loi travail fait elle aussi l'objet d'un vif débat. Soutenue évidemment par Manuel Valls, qui a usé du 49.3 pour la faire passer à l'Assemblée, elle serait supprimée à la fois par Benoît Hamon et Arnaud Montebourg s'ils arrivaient un jour au pouvoir. La légalisation du cannaibis, le droit de vote des étrangers, la proportionnelle, le retour de la police de proximité ou la politique budgétaire font aussi l'objet de désaccords complets.

19/01/17 -  18:57 : Pour Benoît Hamon, le résultat de la primaire de la gauche sera celui d'un Fillon ou.. d'un Copé. Celui qu'on présente comme le troisième homme de la primaire se verrait bien gagner le scrutin. Mais dans les colonnes de paris Match ce jeudi, il estime que sa candidature peut aussi faire "pshitt". Un "quitte ou double" cruel qu'il résume de cette manière dans l'hebdomadaire : "A 20 heures [lors de la publication des résultats de la primaire dimanche -NDLR], je saurai : soit je fais une Copé et je finis à 0,3%, soit je fais une Fillon"…

19/01/17 -  18:37 : Un peu plus de liberté sera offerte aux candidats de la primaire à gauche ce soir. Comme dans les autres rendez-vous, ils auront une minute chacun environ pour répondre à un thème sélectionné . Il s'agira tour à tour de s'exprimer sur la santé, l'assurance-maladie, les services publics, la fracture territoriale, le protectionnisme, le chiffrage des programmes, la sécurité le Moyen-Orient et la guerre en Syrie. Mais cette fois, chacun disposera d’une "carte blanche" d'une minute pour développer une proposition de son programme. De quoi rendre ce débat moins terne que les précédents ?

Un sondage prédit un duel Valls-Hamon au second tour de la primaire de la gauche

19/01/17 -  18:26 : A quelques minutes du débat, un nouveau sondage vient confirmer la dynamique Hamon. Selon ce sondage OpinionWay, Manuel Valls devrait arriver en tête du scrutin dimanche, avec 37% des intentions de vote. mais c'est bien l'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon qui arrivera en deuxième position, devançant Arnaud Montebourg avec 28% des voix contre 24%. Au second tour, le duel devrait être serré quel qu'il soit : L'ancien Premier ministre est donné à 51% seulement, qu'il ait à affronter Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg, soit un écart inférieur à la marge d'erreur du sondage (1,9 à 4,5 points).

19/01/17 -  17:57 : Un double duel pourrait bien se mettre en place lors de ce débat de la primaire à gauche. D'un côté, on l'a vu, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon vont tout faire pour se qualifier au second tour. La saisine de la Haute Autorité par le chantre du Made in France contre le héros du revenu universel n'est donc pas anodine (lire plus bas). Mais un autre mano à mano pourrait bien avoir lieu. Il mettre face à face cette fois Manuel Valls et Vincent Peillon. L'ancien ministre de l'Education se présente depuis le début de la campagne pour cette primaire comme l'un des héritiers légitimes de la gauche au pouvoir, voulant jouer la carte du rassemblent. Et Peillon marcherait ainsi sur les plates-bandes de Manuel Valls. Crédité de 5 à 7% des suffrages dans les sondages il siphonnerait d'ailleurs une partie des électeurs de l'ancien Premier ministre. De quoi expliquer les moments de tension entre les deux hommes lors du débat de dimanche dernier. tensions qui devraient de nouveau être palpables ce soir.

19/01/17 -  17:56 : Vous voulez savoir à quoi va ressembler le plateau du débat de la primaire de la gauche ce soir ? Le compte Twitter officiel de la primaire a dévoilé une photo du studio. France 2, Europe 1, LCP et TV5 Monde, les co-organisateurs de ce débat, ont manifestement opté pour un décor proche des précédentes confrontations. Après le rouge vif du décor de BFMTV et iTélé dimanche dernier, c'est en revanche un rose tirant sur le violet qui dominera lors de ce troisième et dernier débat avant le premier tour.

Arnaud Montebourg saisit la haute Autorité contre Benoît Hamon

19/01/17 -  17:53 : Quelques heures avant l'ultime débat de cette primaire à gauche, on apprend que les équipes d'Arnaud Montebourg ont saisi la haute autorité de la primaire, gendarme du scrutin, au sujet d'une sortie de benoît Hamon en dehors des délais de la campagne. Montebourg reproche à son rival de vouloir prononcer des voeux à Trappes samedi prochain. Le motif du courroux de l'ancien ministre du redressement : la campagne est censée s'achever vendredi à minuit et aucun candidat ne peut théoriquement s'exprimer jusqu'au résultat du premier tour de la primaire de la gauche dimanche soir.

19/01/17 -  16:58 : Ce dernier débat de la primaire de la gauche avant le premier tour dimanche promet d'être très tendu. Les candidats doivent se démarquer après deux débats où ils n'ont pas réussi à imprimer. Le 13 janvier et le 15 janvier, les audiences n'ont pas atteint des sommets, en particulier lors du débat sur BFMTV et iTélé dimanche dernier qui avait réuni à peine 2 millions de téléspectateurs. Chez les favoris, on peut s'attendre à une volonté de percuter, Manuel Valls semblant en grande difficultés, Arnaud Montebourg en passe de se faire doubler par Benoît Hamon et ce dernier étant soucieux de maintenir sa dynamique. Derrière eux, il faudra pour Vincent Peillon, quasi-inexistant dans les sondages, montrer qu'il est en mesure de réaliser le rassemblement qu'il appelle de ses voeux. Et pour Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias, il sera déterminant de sortir des tréfonds des enquêtes d'opinion.

DÉBUT DU DIRECT - Les sept candidats de la primaire à gauche s'engagent ce jeudi dans l'ultime épreuve du débat télévisé avant le premier tour. En seulement 10 jours, les enjeux ont bien changé pour les favoris du scrutin. D'abord parce que Manuel Valls est apparu isolé, face aux critiques qui se sont manifestées toute la semaine passée sur la manière dont il a exercé le pouvoir. Son statut de favori s'est érodé. L'ancien Premier ministre, pour qui l'épisode de la gifle a été un affront difficile à vivre, s'est engagé dans une campagne qui peine à mobiliser, tandis que celles d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon suscitent plus d'élan et d'enthousiasme.

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