Henri Guaino sur sa candidature : "J'aurai fait mon devoir. Je ne soutiendrai personne"

Henri Guaino sur sa candidature : "J'aurai fait mon devoir. Je ne soutiendrai personne" EMISSION .POL - Le député des Yvelines est lucide sur son avenir politique. Il refuse d'appeler à voter pour qui que ce soit et fustige l'attitude des maires, qui ont refusé de le parrainer.

Nous y sommes. A moins d'"un miracle", Henri Guaino ne pourra pas être candidat à l'élection présidentielle. Invité de .pol, l'émission de Linternaute.com, en partenariat avec le Huff, le Lab Europe 1 et le JDD, le député des Yvelines considère que dans ce moment démocratique qu'est l'appel aux parrainages, les élus, les maires, n'ont pas été "à la hauteur". "Beaucoup d'élus encartés ne peuvent pas s'imaginer quitter le troupeau même s'il va à l'abattoir", dit-il, avant de s'en prendre plus sévèrement à leur refus d'apporter leur signature : "Quand vous voyez que plus de 35 000 élus n'ont donné de parrainages à personne, que la plupart d'entre eux s'en font une gloire [...] La loi leur donne des prérogatives qu'ils n'assument pas. Ils n'assument pas pour garder leur petite tranquillité ! Autant de petites lâchetés, autant de volonté de garder son petit confort me fait avoir honte de la classe politique française, y compris des petits élus. Ce sont ceux qui s'intéressent le moins au sort de la Nation qui réclament le plus à la Nation. Ça ne peut nous amener qu'à une catastrophe démocratique". Pour lui, "on devrait rendre obligatoires les parrainages des élus. On établirait une liste, on irait dire à tous les élus, 'vous choisissez qui vous voulez, mais si vous ne parrainez pas, vous avez une amende'".

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"Je ne soutiendrai personne"

Retiré de la course à la présidentielle, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy n'a pas beaucoup d'options. Il écarte immédiatement la possibilité d'un ralliement au premier tour comme au second. Henri Guaino consent donc à une forme de retrait, lui qui n'a pas de mots assez durs contre François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. "Je me réserve le droit d'approuver ou de critiquer un certain nombre de positions, mais je ne soutiendrai personne". Et d'ajouter : "J'estime que j'aurais tout fait pour que l'élection présidentielle ne se déroule pas comme elle va se dérouler, c'est à dire avec à la fin une France ingouvernable. J'aurai fait mon devoir. Nous assumerons collectivement les conséquences de tout cela".

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Candidat dissident aux législatives ?

Le député des Yvelines ne sait pas encore s'il se présentera dans sa circonscription. "Ma candidature est toujours suspendue. Ça m'est complètement égal. Je prendrai ma décision (d'être candidat aux législatives) après les élections présidentielles. Je me déciderai par moi-même et non pas à travers les caprices de tel ou tel petit clan. Ceux qui ont décidé de geler ma candidature ne seront plus là après l'élection présidentielle". Quitte à partir en dissidence ? "Je n'exclus absolument rien" répond-il.

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Henri Guaino / .Pol

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