Affaire Bruno Le Roux [Direct] : démission du ministre de l'Intérieur

AFFAIRE LE ROUX - Le ministre de l'Intérieur a annoncé sa démission. Il était fragilisé après les révélations sur l'emploi de ses filles, lorsqu'il était député.

22:34

La passation de pouvoir avec Matthias Fekl au ministère de l'Intérieur aura lieu ce mercredi. La passation de pouvoir entre Bruno Le Roux et Matthias Fekl au ministère de l'Intérieur aura lieu, ce mercredi matin, à 8h30, place Beauvau à Paris. Juste avant donc le traditionnel Conseil des Ministres. Un Conseil des Ministres pour lequel le nouveau ministre de l'intérieur Matthias Fekl participera pour la première fois.

21:44

Les Républicains ne réagissent pas à la démission de Bruno Le Maire. Interrogée au micro de France 2 sur la démission de Bruno Le Roux, Valérie Pecresse (LR) n'a pas souhaité donner son avis : "Je n'en pense rien", a-t-elle avancée. Les réactions du côté des Républicains se font plus rares qu'au PS. Deux raisons à cela. Le parti est possiblement gêné de commenter une affaire ayant des similitudes avec celle poursuivant le candidat investi par la droite et le centre. Presque tous les dirigeants du parti sont également rassemblés à Courbevoie depuis le début de la soirée, où François Fillon tient un meeting de campagne.

19:31

"Une décision juste, digne et attendue" pour Olivier Faure. Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale a réagi ce mardi sur BFMTV à la démission de Bruno Le Roux du poste de ministre de l'Intérieur. "Dans ce quinquennat, à chaque fois qu'il y a eu un doute ou des manquements, la décision a toujours été la même. On ne peut pas exercer une responsabilité d'état quand on n'est pas soi-même irréprochable", a-t-il déclaré.

Mathias Fekl devient ministre de l'Intérieur

18:18

Le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur remplace donc Bruno Le Roux place Beauvau. Il ne sera resté ministre que 3 mois. Matthias Fekl est un hollandais devenu un homme de confiance du chef de l'Etat. Il avait été approché il y a quelques semaines, par Benoît Hamon pour conduire la campagne socialiste derrière lui.

Bruno Le Roux annonce sa démission

18:11

"La responsabilité particulière qu'impose" la charge de ministre "implique de ne prêter le flanc à aucune instrumentalisation". "Je ne veux à aucun prix que ce débat fait d'amalgames puisse porter atteinte au gouvernement", a expliqué Bruno Le Roux. "Les contrats ponctuels et officiels sont conformes aux règles juridiques de l'Assemblée et correspondaient à des travaux réalisés" a toutefois précisé le ministre démissionnaire, qui se dit "innocent" dans cette affaire.

18:07

Le prochain ministre de la Défense, nommé pour seulement un mois. Parmi les possibles remplaçants, André Vallini, actuellement secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, un proche de François Hollande.

17:45

Le Canard Enchaîné parle déjà des effets de la démission de Bruno Le Roux. L'hebdomadaire satirique, toujours très bien informé, évoque une "victime collatérale" de la sortie de Bruno Le Roux du gouvernement, le nouveau conseiller police de la Place Beauvau, dont la promotion n'aura duré que quelques heures.

Bruno Le Roux fera une déclaration à 18h00

17:15

Il n'y a plus vraiment de doutes sur la teneur de son allocution, qui s'annonce très solennelle. Bruno Le Roux a rencontré plus tôt dans la journée François Hollande et Bernard Cazeneuve.

La démission de Bruno Le Roux serait "la décision la plus prudente", pour Benoît Hamon

16:37

Le candidat socialiste à la présidentielle envoie ainsi un signal clair à François Hollande et Bernard Cazeneuve. En pleine campagne, les révélations de Quotidien prennent une dimension singulière, puisqu'elles renvoient directement à l'affaire Fillon. "Il faut lever le soupçon et il faut le faire en prenant une décision difficile, celle de quitter le gouvernement" a ajouté le candidat du PS à l'endroit du ministre auprès du Parisien.

Le PNF a ouvert une enquête préliminaire

15:02

L’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) est chargée de cette enquête ouverte pour "détournement de fonds public et recel".

La démission de Le Roux semble imminente

14:35

Plusieurs journalistes laissent fuiter sur les réseaux sociaux le fait que le ministre de l'Intérieur va quitter ses fonctions cet après-midi. Son entourage dément pour l'heure.

Le président de l'association Anticor dénonce des "emplois de complaisance"

14:21

Jean-Christophe Picard, le président de l'association de lutte contre la corruption en France, était interrogé par Europe 1 à la mi-journée. "Le problème n'est pas seulement l'âge des filles, mais aussi qu'elles faisaient autre chose. Elles n'étaient pas toujours présentes puisqu'il y en a une qui était au lycée, et l'autre en stage" a-t-il d'abord rappelé, avant de juger très sévèrement la pratique : "Si ce ne sont pas des emplois fictifs, ce sont des emplois de complaisance. Dans tous les cas, ça reste choquant. Pour nous, c'est à la limite de la prise illégale d'intérêts. Il faut rappeler que le crédit collaborateur n'a pas vocation à donner de l'argent de poche à ses enfants".

Bernard Cazeneuve réagit à l'affaire Le Roux

12:27

"Lorsqu'on est attaché à l'autorité de l'Etat, on est impeccable face aux institutions", a déclaré le Premier ministre lors de son déplacement à l'école militaire, où il devait initialement rencontrer Bruno Le Roux avant que la rencontre soit annulée. Les propos du chef du gouvernement ressemblent à un sévère avertissement, qui pourrait aboutir à un limogeage en règle. Un rendez-vous entre les deux hommes aura lieu dans la journée.

Le ministre de l'Intérieur a annulé tous ses rendez-vous de la journée

11:54

Il ne pourra respecter son agenda du jour. Une information qui laisse entendre que Bruno Le Roux ne souhaite pas apparaître publiquement, alors que cette affaire l'expose.

Le rendez-vous entre Bruno Le Roux et Bernard Cazeneuve annulé

11:35

Le Premier ministre devait rencontré son ministre de l'Intérieur en fin de matinée, lors de l’inauguration de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice. Selon les informations du Monde, "la venue de Bruno Le Roux a finalement été annulée".

L'AFFAIRE LE ROUX - Ce qu'il faut retenir - Le ministre de l'Intérieur aurait bien tort de traiter ce dossier avec légèreté. Lui qui s'est empressé, auprès de Quotiden - qui a révélé l'affaire - de rejeter tout "amalgame" avec l'affaire Penelope Fillon, doit pourtant s'expliquer devant le Premier ministre dans la matinée. Car, en réalité, les faits avancés sont de nature à créer un vrai scandale, à un mois de la présidentielle : Bruno Le Roux a embauché ses filles à l'Assemblée nationale, alors qu'elles n'étaient que lycéennes, puis étudiantes, pour respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de 55 000 euros. Selon les informations de Quotidien, l'une d'elle n'avait que 15 ans lorsqu'elle a commencé à travailler pour son père. Sa seconde fille aurait été employée à partir de 16 ans.

Le ministre a été interrogé par les journalistes de l'émission, dans un reportage diffusé lundi soir. Il y reconnaît avoir salarié ses enfants avec l'argent public attribué à son poste de parlementaire. Sans doute au courant des dérogations à la loi permettant aux adolescents d'être employés avant l'âge de 16 ans, iBruno Le Roux a précisé : "Bien entendu, j'ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence. [...] On parle d'un boulot d'été auprès d'un parlementaire. Et quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c'est une bonne école de faire ça". "Tous les contrats ont bien évidemment été établis en respectant les âges permettant de travailler, en lien avec les services de l'Assemblée nationale", a ajouté à "Quotidien" le cabinet de Bruno Le Roux par communiqué.

Si la pratique révélée n'est pas illégale, Bruno Le Roux sait que l'affaire Fillon a changé le regard de l'opinion sur l'emploi, de la part d'élus, de membres de sa famille. Mais en réalité, le ministre de l'Intérieur risque bien plus gros que quelques réprimandes : toujours selon Quotidien, certains contrats signés entre lui et sa fille auraient eu lieu en même temps que des stages en entreprise ou sur le temps universitaire - en classe préparatoire-, pour une période de quelques semaines. L'hypothèse de l'emploi fictif est donc soulevé.

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Bruno Le Roux / Les Républicains