Manifestation du 16 novembre : des tensions, faible participation

Manifestation du 16 novembre : des tensions, faible participation MANIF - Ce 16 novembre, les manifestations organisées contre "la politique libérale" du gouvernement sont moins suivies que lors des précédentes semaines. Quelques débordements ont eu lieu à Paris et à Nantes.

Manifestation du 16 novembre - L'essentiel - Nouvelle journée de mobilisation syndicale ce jeudi 16 novembre 2017. La CGT, FO, Solidaires, la FSU et des organisations universitaires (UNL, Unef, Fidl) ont appelé salariés et étudiants à manifester dans la rue contre les réformes "libérales" du gouvernement Philippe. Dans l'éducation nationale, le syndicat Sud a appelé ses adhérents à manifester et à faire grève. Chaque établissement a la responsabilité de prévenir les parents d'élèves. Un préavis spécifique aux cheminots avait été déposé. La grève SNCF provoque quelques perturbations sur le trafic des TER et des Intercités.

A Nantes, des affrontements avec la police ont été constatés, mais les incidents survenus restent marginaux. A Paris, la manifestation est organisée depuis la place de la République, elle a commencé à s'élancer à partir de 14h00 en direction de la place de la Nation. A Marseille, le cortège est parti à 10h30 depuis le Vieux-Port en direction de la place Castellane (voir ici la carte des manifestations en France).

En direct - Suivez la journée de manifestation du 16 novembre 2017 en France

18:05 - FIN DU DIRECT - La manifestation s'est achevée à Paris

Le cortège parisien est arrivé à la place de la Nation, à la tombée de la nuit. La foule se disperse rapidement. Pour le moment, les syndicats n'ont pas annoncé l'organisation d'une nouvelle journée d'action.

17:15 - Selon la CGT, la manifestation parisienne a réuni 40 000 personnes

L'organisation syndicale donne donc des chiffres cinq fois supérieurs à ceux de la préfecture de police. Le 19 octobre dernier, la CGT avait estimé que 25 000 personnes avaient participé à la manifestation à Paris, contre la réforme du code du travail.

16:18 - 8 000 manifestants à Paris selon la préfecture de Police

Les manifestants étant 24 000 le 12 septembre à battre le pavé à Paris, ils étaient 16 000 le 21 septembre. Ce jeudi 16 novembre, ils ne sont plus que 8000 à être descendus dans les rue de la capitale pour manifester leur opposition à la politique économique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement. Le mouvement syndical, suivi par bon nombre de militants et d'élus de la France Insoumise, s'est donc considérablement essoufflé en l'espace de quelques semaines.

15:57 - A Paris, des dégradations sur des commerces

Une agence bancaire LCL, en travaux, a été ciblée par des projectiles, tout comme une agence de l'assureur Axa située sur le boulevard emprunté par les manifestants. La vitrine d'une agence immobilière a également subi d'importants dommages.

15:35 - Manifestation du 16 novembre : ambiance tendue à Paris en tête de cortège

Les manifestants poursuivent leur marche, après avoir été un temps bloqué devant la mairie du XIe arrondissement. En tête de cortège, un groupuscule se revendiquant de l'anarchisme politique lancent des slogans contre la police.

15:07 - "Petit point de tension avec un barrage de CRS" à Paris

Le journaliste du Monde Pierre Bouvier, qui suit le cortège parisien entre la place de la République et la place de la Nation, fait état de quelques frictions entre les forces de l'ordre et certains manifestants.

14:34 - Manifestation du 16 novembre : le mouvement s'essouffle

Les chiffres communiqués en début d'après-midi sur la participation à la manifestation font état d'un affaiblissement net de la contestation par rapport aux mois de septembre et d'octobre. A Lyon entre 3 000 et 10 000 personnes ont défilé aujourd'hui (selon les données des syndicats ou de la police), les syndicats ont réuni entre 900 et 1200 personnes à Strasbourg, 1500 à Grenoble, selon la préfecture, 1200 à Orléans, 1000 à Clermont-Frerrand.

14:30 - Entre 1200 et 1600 manifestants à Rennes, un peu plus à Nantes

L'Agence France Presse rapporte que dans la capital bretonne, les syndicats ont compté 1600 manifestants aujourd'hui, 400 de plus que le décompte de la police. A Nantes, ce sont entre 2500 et 4000 personnes qui ont défilé contre "la politique libérale" du gouvernement. Rappelons que la première mobilisation contre les ordonnances Macron avait réuni le 12 septembre entre 500 000 (selon les syndicats) et 223 000 personnes (police) dans toute la France.

14:17 - A Paris, les manifestants s'apprêtent à prendre le départ

Dans la capitale, comme dans les autres villes de province, la mobilisation semble bien plus faible que lors des journées d'action contre les ordonnances Macron réformant le code du travail. Il y a manifestement moins de monde place de la République que lors des dernières mobilisations.

13:40 - Manifestation à Paris : le trajet du défilé et les perturbations

La préfecture de police de Paris a communiqué dès hier sur les conditions de circulation dans la capitale ce jeudi 16 novembre 2017. Les manifestants vont se rendre à la place de la Nation depuis la place de la république, en empruntant le boulevard Voltaire.

13:04 - Manifestation du 16 novembre : à Nantes, fortes tensions dans le cortège

Comme le rapporte France Bleu et BFM TV, quelques incidents ont éclaté à Nantes, en marge du défilé. Les forces de l'ordre ont envoyé du gaz lacrymogène sur quelques manifestants qui lançaient des projectiles sur les CRS. Ils auraient également tenté de pénétrer dans un périmètre bouclé par la police. France Bleu indique que "l'accès aux rues de l'hypercentre et à la préfecture" a été clairement interdit et que des "dizaines d'hommes" ont été déployés pour éviter tout nouveau débordement.

12:25 - Manif du 16 novembre : à Marseille, Mélenchon appelle à l'unité entre "le politique et le syndical"

Le leader de la France Insoumise est à Marseille, ville dans laquelle il s'est fait élire député, pour cette nouvelle journée d'action. Il reconnait que pour l'heure, la mobilisation contre la politique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement est décevante, mais espère qu'un "front uni" puisse se constituer prochainement. "La suite qu'on nous annonce est terrible. Si on recommence les étapes suivantes dans les mêmes conditions, le résultat sera le même. La division syndicale nous a coûté très cher. Et la séparation entre le syndical et le politique tout autant !".

11:47 - 350 manifestants à Béziers, 500 à Pau, des centaines à Montpellier

Les médias régionaux et locaux suivent la journée d'action dans les villes de province. Ce matin, les syndicats sont parvenus à mobiliser leurs troupes, mais les cortèges sont assez clairsemés. France Bleu Béarn parle de 300 à 500 personnes à Pau, la ville de l'ancien ministre François Bayrou. A Béziers, Le Midi Libre a compté 350 manifestants.

11:29 - A Marseille, Jean-Claude Mailly avec les manifestants

Le cortège à Marseille semble bien moins fourni que lors des précédentes journées d'action. "On lâche rien, on lâche rien !" tonnent les manifestants, qui ont pris le pavé, avec ) leurs côtés le leader du syndicat Force ouvrière, qui n'avait pas appelé à manifester contre les ordonnances réformant le droit du travail. Il a pris aujourd'hui le micro pour expliquer sa présence. "On a une forte inquiétude sur l'avenir du service public républicain. Nous craignons fortement, au-delà de la question du pouvoir d'achat des fonctionnaires, qu'il y ait des missions de service public qui soient retirées. [...] On sonne l'alerte en disant au gouvernement, au président de la République, 'Attention, on surveille ça de près !'".

11:16 - Ce 16 novembre, les syndicats sont divisés

La CFDT et la CFE-CGC n'ont pas rejoint l'appel. Depuis plusieurs semaines, les organisations syndicales expriment leurs divergences sur la stratégie à employer pour s'opposer aux réformes à venir. Même parmi les syndicats qui appellent à la grève, les relations ne sont pas au beau fixe : après quelques piques échangées par médias interposés, les leaders de la CGT et de FO ont décidé de ne pas battre le pavé ensemble. Philippe Martinez sera à Paris, tandis que Jean-Claude Mailly sera à Marseille.

La carte des manifestation du 16 novembre 2016

 

Le point sur les dernières manifestations en France ces dernières semaines

Manifestation du 19 octobre 2017

Nouvelle journée de mobilisation ce jeudi 19 octobre 2017. La CGT et Solidaires ont appelé les salariés à un mouvement de grève nationale le 19 octobre 2017, pour s'opposer aux ordonnances réformant le code du travail, en vigueur depuis un mois, mais pas uniquement. "Le mot d'ordre, c'est aussi l'attaque sur la protection sociale, sur les réformes fiscales en cours, la question du service public avec les emplois aidés" a fait savoir la CGT. Les chiffres font état d'une participation très modeste, bien inférieure à celle des précédentes mobilisations. La CGT a décompté 25 000 personnes Paris, la police 5 500. Seules 20 000 personnes ont manifesté à Marseille, selon la CGT, contre 50 000 le 21 septembre et 60 000 le 12 octobre. La police a compté 3 000 personnes.

Manifestation du 10 octobre 2017

Des dizaines de milliers d'agents de la fonction publique sont descendus dans la rue mardi 10 octobre 2017, pour s'opposer au gel du "point d'indice", ce paramètre à partir duquel est calculé le salaire des fonctionnaires. Ils manifestaient aussi leur mécontentement contre le rétablissement du jour de carence, mesure qui supprime la rémunération d'un premier jour d'absence pour congé maladie, et contre la hausse de la CSG. Le gouvernement a cependant fait savoir qu'à terme, "une compensation totale de l'effet de la réforme de la CSG pour les agents publics" serait prévue. De manière plus générale, les agents de la fonction publique ont profité de cette journée d'action nationale pour protester contre la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d'ici à la fin du quinquennat. Selon la CGT, 400 000 fonctionnaires sont descendus dans la rue. Quelques heurts ont éclaté en marge des défilés. A Paris, au moins trois personnes ont été interpellées pour détention d'armes.

Manifestation du 21 septembre 2017

Une journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le code du travail avait été organisée jeudi 21 septembre, à l'initiative de la CGT. A Paris, le défilé a réuni entre 16 000 (police) et 55 000 manifestants (syndicats). La manifestation s'est globalement déroulée dans le calme et la bonne humeur, même si quelques échauffourées ont eu lieu dans la capitale, mais aussi à Nantes et à Bordeaux. Salariés, étudiants et quelques retraités ont manifesté aux quatre coins du pays. A Bordeaux, des incidents ont éclaté en marge de la manifestation.

Manifestation du 12 septembre 2017

Le 12 septembre déjà, les syndicats CGT, la FSU et Solidaires avaient tous appelé les salariés à faire grève. Quelques fédérations et unions départementales FO et CFE-CGC étaient aussi dans les cortèges, mais il s'agissait d'initiatives isolées, prises contre l'avis de leur direction nationale, qui n'appelait pas à manifester. Le Parti communiste a décidé de se joindre au mouvement, tout comme le syndicat étudiant de l'Unef et plusieurs organisations de jeunesse. Du côté de la France Insoumise s'est manifesté un certain embarras. Si les syndicats ont refusé d'appeler à gonfler les cortèges du 23 septembre - pour le mouvement social initié par LFI - Jean-Luc Mélenchon avait tout de même appelé ses partisans à manifester. De son côté, la direction de la CFDT avait décidé de ne pas appeler les salariés à descendre dans la rue.

Agence immobilière

Annonces Google