Manifestation du 26 mai 2018 : 7 membres des forces de l'ordre blessés lors de la "marée populaire"

Manifestation du 26 mai 2018 : 7 membres des forces de l'ordre blessés lors de la "marée populaire" MANIF 26 MAI - Ce samedi 26 mai, partis politiques de gauche, associations et syndicats étaient dans la rue pour s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron. Des dizaines de personnes vêtus de noir, les "blacks blocs", ont dû être dispersées par les forces de l'ordre près de Bastille.

Ce samedi 26 mai, une soixantaine d'associations, de partis de gauche et d'organisations syndicales appellent à une manifestation "massive" pour s'opposer à la politique économique d'Emmanuel Macron. Fait exceptionnel, la France Insoumise, à l'initiative de ma mobilisation, est parvenue à convaincre la CGT à venir se joindre au cortège. Cette manifestation, présentée comme une "marée populaire", ne prend pas la forme d'un unique rassemblement national, mais plutôt d'une accumulation de cortèges dans les grandes villes de France. Jean-Luc Mélenchon a défilé d'ailleurs aujourd'hui à Marseille. Le cabinet Occurrence qui réalise un comptage indépendant pour un collectif de médias a décompté 31 700 manifestants dans le cortège parisien aujourd'hui. À titre de comparaison, la "fête à Macron", organisée le 5 mai dernier à l'initiative de François Ruffin, avait mobilisé 38 900 personnes, selon le même cabinet. C'est 8 000 de plus qu'aujourd'hui qu'aujourd'hui.  

21:00 - Gérard Collomb parle "d'une fraction de la jeunesse radicalisée"

FIN DU DIRECT - "Moins on est nombreux, plus on peut être violent. Le fait qu'une fraction de la jeunesse puisse être radicalisée est quelque chose qui peut être envisagé et qui est inquiétant", a déclaré le ministre de l'Intérieur à LCI après que des incidents aient émaillé la manifestation de ce samedi 26 mai. Une vitrine a été brisée et des abribus dégradés. Sept membres des forces de l'ordre auraient été légèrement blessés. 

20:30 - Des incidents à Nantes

Des incidents ont éclaté à Nantes lorsque le cortège de tête, composé d'une centaine de militants anticapitalistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture, a constaté une journaliste de l'AFP. Des manifestants ont lancé divers projectiles (bouteilles en verre, pierres, billes de peinture, lacrymogènes, bâtons et papier toilette) en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage d'une lance à eau. 

20:00 - Plus de 200 manifestations dans toute la France selon Attac

Le porte-parole d'Attac, Dominique Plihon a assuré à LCI qu'en France, il y a eu plus de 200 manifestation ce samedi 26 mai. Cette manifestation, "nous l'avons voulue large et unitaire (...) sur un certain nombre d'idées qui nous sont communes", ajoute-il. Il estime que dire qu"il s'agit d'une marée descendante , est une erreur". La mobilisation reste décevante en ce qu'elle est inférieure à celle de la manifestation lors de la "Fête à Macron" le 5 mai dernier. 

19:30 - Comment les CRS évitent la confrontation avec les manifestants

Sur le terrain, les CRS adoptent une nouvelle stratégie pour assurer la sécurité de cette manifestation du 26 mai. Comme le rapporte la journaliste du Monde Cécile Bouanchaud, il s'agit de "franchir rapidement les intersections, parfois cachés derrières les camions" afin d'éviter de recevoir trop de projectiles. 

18:30 - 31 700 manifestants selon le décompte d'un collectif de médias

Le cabinet Occurrence qui réalise un comptage indépendant pour un collectif de médias a décompté 31 700 manifestants dans le cortège parisien aujourd'hui. À titre de comparaison, la "fête à Macron", organisée le 5 mai dernier à l'initiative de François Ruffin, avait mobilisé 38 900 personnes, selon le même cabinet. C'est 8 000 de plus qu'aujourd'hui qu'aujourd'hui. En revanche, il y avait plus de participants la "marée populaire" que le 22 mai dernier. La manifestation, à l'appel de 9 syndicats de fonctionnaires, avait rassemblé 16.400 personnes, toujours selon Occurence. 

18:00 - Vives tensions dans le cortège parisien

Le cortège parisien a ressemblé 21 000 personnes selon la préfecture de police. La CGT revendique pour sa part 250 000 manifestants dans toute la France, dont 80 000 à Paris. Malgré ces arrestations, des heurts ont eu lieu pendant la manifestation parisienne. Des dizaines de personnes vêtus de noir, les "blacks blocs", ont du être dispersées par les forces de l'ordre près de la place de la Bastille. Ils s'attaquaient à des vitrines, notamment celle d'une banque, et invectivaient les policiers qu'ils croisaient. Des jets de projectiles ont aussi été constatés. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a confié sur BFMTV que "sept membres des forces de l'ordre avaient été légèrement blessés".

17:30 - Un policier blessé en marge de la manifestation

Selon BFMTV, il a été blessé par un jet de projectiles. Après les premiers heurts de la manifestation, un policier se trouve actuellement en urgence relative, après le jet de projectiles. Son pronostic vital n'est pas engagé mais son état de santé nécessite une intervention rapide comme le rapporte LCI. 

16:52 - 21 000 personnes réunies à Paris selon la préfecture

Le cortège aprisien a ressemblé 21 000 personnes selon la préfecture de police. La CGT revendique pour sa part 250 000 manifestants dans toute la France, dont 80 000 à Paris. La "fête à Macron" avait rassemblé, le 5 mai dernier, 40 000 manifestants, selon la préfecture de police. 

16:00 - Olivier Besancenot veut une "unité à la hauteur des attentes"

"Aucune organisation à elle seule ne peut synthétiser à elle seule l'opposition nécessaire à la politique du gouvernement Macron. (...) Il faut qu'il y ait une unité à la hauteur des attentes, qui donne simplement du courage, c'est des réflexes qui existaient dans le mouvement ouvrier il y a quelques décennies et qui ont été oubliées", a déclaré à LCI le porte-parole du NPA, avant le départ de la manifestation parisienne. Une convergence des luttes "extrêment motivante" selon lui. 

15:30 - Le Comité Adama en tête du cortège

En tête de la manifestation parisienne, le cortège du Comité Adama est politiquement très divers selon le journaliste du Monde Abel Mestre. Il rpécise en effet qu'outre les militants associatifs des quartiers populaires, on peut voir plusieurs membres de l’action antifasciste Paris Banlieue, des élus de Seine-Saint-Denis membres de Génération.s ou proches du PCF.

15:00 - 15 interpellations en amont de la manifestation

La police a procédé à 15 interpellations en amont de la manifestation à la suite d'opérations de contrôles selon le journaliste police-justice de LCI. La préfecture de police a fait part de 15 interpellations avant le début de la manifestation, sans en indiquer les motifs.

14:30 - Jean-Luc Mélenchon appelle à l'unité

En tête du cortège marseillais de cette manifestation  du 26 mai, Jean-Luc Mélenchon a souhaité appeler à l'unité. "Je veux que chacun entende bien que cette marche, n'est la propriété d'aucune organisation ni d'aucune de nos personnes, mais celle de chacun et chacune qui décide de participer, individuellement libre, conscient", dit-il. Une manière de rappeler à d'autres organisations et associations que le mouvement est une réunion de convergence des luttes et non la mobilisation de la France insoumise.

14:00 - Alexis Corbière s'élance pour la manifestation depuis Montreuil

À Montreuil, le député de la France insoumise s'est élancé pour la manifestation du 26 mai . "Un départ collectif, joyeux et en musique, pour le raz-de-marée du", a-t-il écrit sur Twitter avec des photos. Déjà hiern ild éclarait dasn La Provence : "Je souhaite qu’il y ait du monde. Ce n’est pas seulement une manifestation parisienne, il y en aura dans plus d’une vingtaine de villes, en province aussi".  Pour Alexis Corbière, "il y a quelque chose qui est nouveau, c’est qu’il y a une montée en puissance. On va se retrouver, à ce qu’il y ait aussi, des mouvements comme la France Insoumise, et des syndicats, notamment comme la CGT", avait-il promis.

13:30 - Philippe Poutou attend une mobilisation "historique"

Le porte-parole du NPA estime que "partout il y a de la colère" et une "réelle mobilisation qui se passe". "Aujourd’hui il y a l'idée de se réunifier, d’être tous ensemble, c’est presque historique, un mouvement syndical, politique et associatif"", a assuré Philippe Poutout sur LCI. Il estime que se détache une idée du "tous-ensemble" créant la construction d'un véritable mouvement social. Philippe Poutou espère un déclic ce samedi 26 mai afin que les gens soient très nombreux dans la rue. Il se félicite de cette convergence des luttes. 

13:00 - Philippe Martinez interpelle Emmanuel Macron

Le secrétaire général de la CGT (qui a participé à l'appel à la manifestation de ce samedi 26 mai) a estimé samedi sur France Inter que le président de la République "devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie" car Emmanuel Macron"a du mal à entendre le mécontentement social".  À l'inverse de FO ou de la CFDT, la CGT a souhaité répondre présent pour cet appel à la levée de "marées populaires".

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Manifestation du 26 mai : qui est dans la rue ?

La "marée populaire" que les insoumis, le PCF, le NPA, des dizaines d'associations et bon nombre de syndicats appellent de leurs voeux, est une manière pour les forces de gauche de montrer qu'elles comptent jouer un rôle durant les prochains mois et années du quinquennat. "Face aux attaques, il faut une réponse de masse. Je me bats pour une unité populaire qui décloisonne les mondes politique, syndical et associatif", avait argumenté Jean-Luc Mélenchon dimanche dernier au Grand jury LCI RTL. Nathalie Arthaud, de LO, souhaite quant à elle "une nouvelle explosion sociale" et un nouveau "mai 68".

La grande majorité des partis de gauche ont appelé les citoyens à venir défiler dans la rue : la France insoumise, le PCF, Génération.s (le mouvement de Benoît Hamon), le NPA, Lutte ouvrière, le Parti de gauche. La plupart des organisations syndicales sont aussi présentes. La CGT, qui ne défile généralement pas le samedi, a décidé de se joindre au mouvement "compte tenu de l'urgence sociale". Solidaires, l'Unef, le syndicat de la magistrature, le Snesup-FSU ont aussi appelé aussi à manifester. FO et la CFDT ont en revanche décliné l'invitation. Parmi les associations nationales présentes, citons Attac, Droit au logement, la Fondation Copernic ou encore Femmes Egalité.

Pour Jean-Luc Mélenchon, considéré selon un récent sondage (voir ici) comme le principal opposant à Emmanuel Macron, cette manifestation du 26 mai ressemble à un test. Si malgré tous les efforts entrepris, cette journée d'opposition ne parvient pas à mobiliser, cela pourrait être un vrai coup dur et renforcer l'idée du gouvernement selon laquelle la "convergence des luttes" n'est qu'une illusion. Dans le cas d'un franc succès, au contraire, Jean-Luc Mélenchon pourrait faire installer l'idée que la gauche qui s'oppose à la politique de l'exécutif peut se rassembler. A un an des élections européennes, pour lesquelles En marche est favori, cela pourrait marquer un tournant.

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Grève SNCF RATP / Emmanuel Macron

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