Stéphane Gatignon sur le plan banlieues : "L'enjeu, c'est qu'il n'y ait pas de radicalisation"

Stéphane Gatignon sur le plan banlieues : "L'enjeu, c'est qu'il n'y ait pas de radicalisation" Invité de "Restons Poli(tiques)s, le maire démissionnaire de Sevran a estimé que le risque de radicalisation religieuse était une vraie problématique dans les banlieues. Et qu'il fallait "nommer les choses".

Sa démission de la mairie de Sevran a eu des répercussions médiatiques qu'il n'espérait pas. Pourtant, force est de constater qu'en quittant ses fonctions, Stéphane Gatignon, ancien communiste devenu soutien d'Emmanuel Macron, a rendu audible l'exaspération des élus de banlieues, à quelques jours de la remise du rapport Borloo, qui doit proposer des solutions concrètes pour répondre à l'urgence sociale se manifestant dans les communes de périphérie. Invité de l'émission Restons Poli(tique)s (Linternaute.com et L'Obs), le maire démissionnaire a pointé l'importance de ce rapport, qui comportera, assure-t-il, des mesures pour lutter contre les risques de "radicalisation religieuse". "Cette question sera abordée dans le rapport Borloo. C'est un peu la dernière chance pour la République, dit-il, précisant qu'"il faut bien définir les choses. Il faut arrêter l'amalgame général" sur ces questions. Alors qu'un rapport du CNRS met en lumière un certain nombre d'adhésions religieuses "absolutistes" au sein d'une minorité de lycéens musulmans français, Stéphane Gatignon attend que le gouvernement prenne la mesure des choses.

"Aujourd'hui on a un monde musulman qui n'est pas structuré en France. Il faut former les imams aux français, en France", préconise l'ancien maire de Sevran. "Créer l'islam de France, c'est à un moment dire les choses, mettre les gens autour de la table. [...] Aujourd'hui, les mosquées et les imams sont liés aux consulats. Il va falloir se taper avec les différents pays pour dire : on est en France, il faut que vous l'acceptiez. Aujourd'hui les imams sont formés au Maroc, il faut les former en France. Il faut restructurer le CFCM". Et d'ajouter : "Il faut plus de cadres, que l'Etat donne les financements, pour ne pas qu'ils soient étrangers, qu'il y ait une formation de cadres religieux et d'imams. [...] L'enjeu pour nous, c'est qu'il n'y ait pas une rupture dans la société française et la République et qu'il n'y ait pas, massivement, une forme de radicalisation".

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Sevran / Emmanuel Macron

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