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Olivier Stirn © Roland Godefroy
 

 

Implanté localement à Vire, Olivier Stirn a longtemps été la tête de turc de la presse satirique qui le surnommait "l'andouille de Vire". Un sobriquet qu'il doit notamment à ses nombreux revirements politiques : il est allé du RPR au centre puis au PS en passant par les radicaux et les écologistes. Et quand il est nommé ministre délégué au Tourisme en 1988 dans l'équipe ministérielle de Michel Rocard, il a déjà officié dans presque tous les gouvernements de droite depuis 1974.


Eviter le "bide"

Deux ans plus tard, comme pour se convaincre de sa nouvelle appartenance politique, Olivier Stirn veut organiser des "Etats généraux du progrès", grand raout sur l'avenir de la gauche. Près de 5000 invitations sont envoyées. Mais au premier jour du colloque, Bernard Kouchner parle devant une trentaine de personnes. Il faut vite réagir. Les prochains intervenants, dont Fabius et Chevènement, ne toléreront pas un tel bide. L'entourage de Stirn décide alors de "louer" des centaines de chômeurs à 350 francs pour remplir la salle. Une fois révélée, la supercherie fait rire toute la France et pousse le ministre à la démission le 4 juillet 1990.

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Affaires ministres Léon Schwartzenberg Olivier Stirn Bernard Tapie Pierre Bérégovoy Alain Carignon Gérard Longuet
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Dernière mise à jour le 21/07/2011 - (Publié le 23/07/2010)

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