Benoît Hamon : il refuse d'être reconduit au gouvernement Valls

Benoît Hamon : il refuse d'être reconduit au gouvernement Valls Benoît Hamon, le ministre de l'Education nationale, aurait refusé un portefeuille au sein du nouveau gouvernement Valls qui doit être dévoilé demain. Ce week-end, il avait affiché son soutien à Arnaud Montebourg.

[Mis à jour le 25/08/2014 à 16h20] Benoît Hamon a-t-il définitivement choisi de quitter le gouvernement ? Selon Libération et le Nouvel Observateur, le ministre de l'Education nationale du gouvernement sortant aurait refusé de conserver son poste. Reçu "dans une ambiance cordiale" ce matin à Matignon par Manuel Valls, il se serait vu proposer de conserver son portefeuille à condition de se montrer fidèle à la ligne fixée par le Premier ministre et le président de la République. Benoît Hamon aurait refusé, par souci de "cohérence politique", de demeurer au gouvernement, sans qu'une "inflexion" de la politique économique ne soit mise à l'ordre du jour. Le leader de l'aile gauche du PS, qui se doit d'assurer sa légitimité avant la grande échéance de la présidentielle de 2017, devrait s'expliquer ce soir sur le plateau du journal de 20 heures de France 2.

Hier, le ministre de l'Education nationale, invité d'honneur du rassemblement des partisans d'Arnaud Montebourg, a apporté son soutien au ministre de l'Economie : "Il est temps de mettre en oeuvre une politique équilibrée", avait-il déclaré, s'en prenant à la direction du Medef et à la politique mise en place par Angela Merkel en Allemagne. Benoît Hamon s'est tout de même montré plus prudent qu'Arnaud Montebourg, s'en tenant à des considérations générales sans attaquer directement les jalons posés la semaine dernière par le président de la République.

Pour éteindre l'incendie, l'Elysée a annoncé ce matin la démission du gouvernement de Manuel Valls. François Hollande a chargé le Premier ministre de former une nouvelle équipe dans les 24 heures, après la polémique créée ce week-end par Arnaud Montebourg. Le ministre de l'Economie et du Redressement productif a critiqué la politique esquissée la semaine dernière par le président de la République en demandant une "inflexion majeure". "Une ligne jaune a été franchie", avait réagi Matignon après le discours tenu hier après-midi par Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). 

Un départ du ministre de l'Education se ferait en plein milieu des préparatifs de la rentrée scolaire 2014. Ce matin encore, le sort de Benoît Hamon ne semblait pas scellé. Sur Twitter, l'éditorialiste de BFM-TV, Apolline de Malherbe, assurait que le ministre continuait à remplir ses missions.

Benoît Hamon est devenu ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche le 2 avril 2014, deux jours après des élections municipales qui avaient vu un net recul de la majorité. Depuis, il s'était montré discret au sein du gouvernement Valls I. Depuis avril, il a notamment géré le mécontentement autour des rythmes scolaires et la polémique autour des ABCD de l'Egalité. Le ministre a également reculé la rentrée des élèves au 2 septembre afin de contenir le mécontentement des professeurs. La rentrée va-t-elle avoir lieu sans lui ?

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