Candidats départementales : âge, métier, parti... Qui sont-ils ?

Candidats départementales : âge, métier, parti... Qui sont-ils ? Quel est le profil type du candidat aux élections départementales ? Une étude Harris Interactive, dévoilée ce vendredi, fournit des éléments de réponses précis.

[Mis à jour le 20 février 2015 à 13h34] A quoi ressemble le candidat type aux prochaines élections départementales, prévues les 22 et 29 mars ? Grâce à une étude d'Harris Interactive, publiée le 18 février, il est possible d'en brosser le portrait. Premier constat, l'instauration, en 2015, d'un binôme homme-femme aux élections départementales "conduit inévitablement à une parité absolue", explique l'étude. Dans certains partis, on assiste donc à une petite révolution : à l'UMP, les femmes ne représentaient que 17 % des candidats sur les dernières cantonales (2008 et 2011), et à peine plus au sein du PS (23 %), du FN (26 %) ou du Front de gauche (29 %). Seule EELV s'en sortait un peu mieux, avec 35 % de femmes.

Au-delà de cette parité, on observe que  le candidat type en 2015 est légèrement plus jeune qu'aux cantonales de 2008 et 2011. Il a 51 ans, contre 53 ans auparavant. C'est sans doute l'effet de l'instauration du "ticket" homme-femme car ces dernières sont généralement plus jeunes que leurs homologues masculins. Mais l'étude explique que cette moyenne n'est pas très représentative tant la diversité des âges est grande. A ce titre, la benjamine des candidats des départementales a 18 ans, tandis que la plus âgée affiche 91 printemps. A noter que les partis représentant des candidats les plus jeunes, en moyenne, sont Debout la France et le FN (respectivement 47,5 ans et 49,4 ans), tandis que le Front de Gauche et le PS comptent dans leur rang la moyenne d'âge la plus élevée (52,7 ans et 52,2 ans). Des données qui restent relativement proches de l'âge moyen de la population française majeure, fixée à 49 ans et demi.

Côté boulot, le candidat moyen est cadre ou exerce une profession libérale (28 % des candidats alors que cette catégorie ne constitue que 9 % de la population française). Le FN est composé en majorité de candidats retraités et d'employés (26 %) mais d'assez peu de cadres (14 %). Ce qui est l'inverse au sein de l'UMP, du PS, mais aussi du MoDem et d'ELLV, qui sont composés pour plus d'un tiers de cadres et de professions libérales mais de peu d'employés (15 % ou moins).

L'étude complète d'Harris Interactive ici.
EN VIDÉO - La nouvelle fait le buzz sur Internet. Deux femmes se plaignent d'être inscrites sur les listes électorales locales du FN à leur insu. Elles ont décidé de révéler la supercherie.

Les élections départementales 2015 inaugurent un nouveau mode de scrutin inédit. Alors que les conseillers généraux étaient renouvelles tous les trois ans par moitié jusqu'à présent, ce sont tous les conseillers, dans leur ensemble, qui sont concernés par l'élection cette année. Les cantons ont été totalement remodelés et ont été fusionnés pour réduire leur nombre de moitié. Le nombre d'élus, lui, ne bougera que très peu en revanche : les candidats se présentent désormais deux par deux, via des binômes comportant un homme et une femme. Chacun sera un conseiller départemental à part entière, l'un n'étant pas le suppléant de l'autre.

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