Claudine Dupont : l'incroyable rumeur sur Najat Vallaud-Belkacem et son "vrai nom"

Claudine Dupont : l'incroyable rumeur sur Najat Vallaud-Belkacem et son "vrai nom" Najat Vallaud-Belkacem aurait changé délibérément de nom et de prénom pour afficher un profil plus atypique : voilà l'incroyable rumeur qui se propage sur les réseaux sociaux, avec une volonté manifeste de nuire à la ministre.

C'est l'histoire d'une rumeur invraisemblable, née de manière complètement saugrenue, et qui n'en finit pas de se propager sur Internet. La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, aurait changé de patronyme à des fins politiciennes. La jeune femme s'appellerait en réalité "Claudine Dupont", un nom un peu trop passe-partout et un peu trop à consonance "franco-française" pour se faire remarquer. Des internautes expliquent dons par A+B sur des sites farfelus que Najat Vallaud-Belkacem aurait délibérément opté pour un nom plus "exotique", afin de convaincre l'exécutif de nommer en sa personne une représentante des minorités, avec un profil atypique. Bien entendu, tout cela est totalement faux et pourrait faire sourire la ministre. Sauf que depuis sa nomination le 26 août dernier au ministère de l'Education nationale, ce qui n'était qu'une nauséabonde mais inoffensive rumeur prend de l'ampleur. Des montages de fausses cartes d'identité de Najat Vallaud-Belkacem avec comme nom et prénom "Claudine Dupont" circulent et donnent du crédit à ces allégations à qui veut bien y croire.

A l'évidence, les responsables de ce montage souhaitent nuire à la ministre voire à la gauche avant la présidentielle 2017. Peu appréciée par certains milieux conservateurs, qui lui reproche une position peu claire, selon eux, sur la "théorie du genre" notamment, la ministre est victime d'une petite campagne de dénigrement. En réalité, la rumeur, lancée fin 2012, avait déjà été contredite par le site de chasse aux intox, "hoaxbuster.com" en 2013. Et lorsque l'on se penche sur l'origine de la rumeur, les choses deviennent assez surréalistes. Tout vient d'une petite phrase prêtée à Ségolène Royal en juillet 2012 par Le Point. L'actuelle ministre de l'Ecologie, ancienne marraine politique de Najat Vallaud-Belkacem, aurait affirmé qu'elle "ne serait peut-être pas là si elle s'appelait Claudine Dupont". Face à la polémique, Ségolène Royal avait alors assuré ne pas se reconnaître "dans les propos réducteurs que lui prêt[ait] le journal Le Point à propos de Najat Vallaud Belkacem et qui aboutissent à lui faire dire le contraire de ce qu'elle a toujours affirmé". 

Sur les réseaux sociaux, l'intox continue de se propager, avec d'autres allégations encore plus saugrenues :

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