Départementales 2015 : alliances tous azimuts

Départementales 2015 : alliances tous azimuts Les listes de candidats aux départementales 2015 viennent d'être publiées par le ministère de l'Intérieur. L'occasion d'observer enfin les stratégies d'alliances des différents partis pour ces élections.

[Mis à jour le 18 février 2015 à 16h43] Les 22 et 29 mars, tous les Français sont appelés à choisir leurs conseillers départementaux, héritiers des anciens conseillers généraux. Les candidatures aux élections départementales viennent d'être dévoilées. Les noms de plus de18 000 candidats, répartis en 9096 binômes, sur 2054 cantons, sont désormais en ligne. Mais aussi leur étiquette. L'occasion d'observer les stratégies d'alliances des différents partis politiques. En premier lieu, on remarque que trois grandes formations sont en capacité réelle de couvrir tout le territoire : le PS, l'UMP (alliée à l'UDI pour l'occasion) et le FN qui revendique sa présence dans 95 % des circonscriptions. Le parti de Marine Le Pen gagne d'ores et déjà un premier pari : être présent sur tout le territoire.

Le FN n'est allié avec aucun autre parti pour ces départementales 2015, mais ce n'est pas le cas des autres formations politiques. A droite, une large alliance UMP-UDI est constatée, le binôme devrait être présent dans 98 % des cantons. A gauche, le PS a eu plus de mal à nouer des alliances, ce qui inquiète un Jean-Christophe Cambadélis pestant depuis des semaines contre la profusion de candidatures et la dispersion des voix. Entre 72 et 75 % des cantons alignent des candidats PS seuls. Les alliances avec d'autres partis de la gauche ne sont constatées que dans 20 % des cas (399 cantons sur plus de 2000).

EN VIDÉO - Pour l'UDI, une alliance était indispensable avec l'UMP.

EELV : des alliances tous azimuts aux départementales 2015

Il faut dire qu'Europe Ecologie-Les Verts a eu quelques réticences locales à s'allier avec les socialistes. Pour les départementales à Nantes, ou à Notre-Dame-des-Landes par exemple, difficile de faire liste communes en effet, avec le poids du futur aéroport dans les débats. Dans la capitale de la Loire-Atlantique, EELV fait cavalier seul dans la grande majorité des cantons face à un ticket PS. A Notre-Dame-des-Landes, EELV est aussi seule, mais cette fois, aucun candidat ne se réclame du PS. Un binôme "divers gauche" affirme sobrement soutenir la "majorité départementale".

Causes ou conséquences : EELV est le parti le plus dispersé dans ses alliances. Présent dans moins de la moitié des cantons, les écologistes partent seuls dans un tiers des cas. Ils s'allient avec un candidat PS dans 17 % des cantons seulement. C'est surtout avec le Front de gauche que les Verts seront alliés aux départementales avec 45 % de binômes EELV-FdG (ou autres composantes du Front de gauche). De quoi relancer les spéculations sur une alliance potentielle de Cécile Duflot et de Jean-Luc Mélenchon par la suite.

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