Départementales 2015, J-25 : Hollande battu dans son propre département ?

Départementales 2015, J-25 : Hollande battu dans son propre département ? La gauche pourrait être vaincue en Corrèze, le fief de François Hollande, lors des élections départementales 2015. La droite locale, en tout cas, se veut confiante.

La Corrèze qui bascule à droite ? Et pourquoi pas ? Le fief de François Hollande, qui en fut le député, et qui a également présidé le conseil général de 2008 à 2012, pourrait échapper à la gauche à l'issue des prochaines élections départementales 2015, les 22 et 29 mars. L'UMP locale, en tout cas, croit en ses chances, comme le rapportait Le Point le mardi 24 février. "Les électeurs éprouvent un sentiment de trahison. C'est encore plus vrai depuis la loi Macron", croit savoir le candidat à Tulle (ville dont François Hollande fut le maire) Raphaël Chaumeil. Il assure au Point rencontrer "un petit peuple qui gronde", tous les mercredis et samedis sur le marché. Des gens exaspérés, selon lui, par la hausse des impôts et la perte de pouvoir d'achat. Il en est sûr : "Le conseil général [qu'il faudra désormais appeler "conseil départemental", ndlr] va basculer à droite sans problème".

Surtout, la droite corrézienne pourrait bénéficier de l'impopularité record du président de la République. Et surfer sur la vague des municipales,qui avait vu l'UMP remporter trois des principales villes du département : Brive-la-Gaillarde, Malemort-sur-Corrèze et Uzerche. En face, la gauche joue la carte de la sérénité. "C'est vrai que si l'on s'appuie sur ces résultats, on peut penser que les circonstances sont favorables à la droite, mais ce n'est pas la réalité du terrain", jure au Point Bernard Combes, conseiller général sortant. Celui qui pourrait le présider en cas de victoire socialiste assure que, lorsqu'il fait du porte-à-porte, l'accueil est "sympathique". Ce proche de François Hollande confie même que les gens ne lui "claquent plus la porte au nez". Il n'y a pas de petites victoires...

EN VIDÉO - Alors que la France est déployée sur plusieurs théâtres d'opérations, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, le président François Hollande a estimé fin février que le pays "ne peut pas s'engager partout". Il a appelé la communauté internationale à agir.

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