Sondage départementales : des alliances UMP-FN ? La moitié des militants est pour

Sondage départementales : des alliances UMP-FN ? La moitié des militants est pour La moitié des sympathisants UMP est favorable à une alliance avec le FN en vue des départementales, selon un sondage un mois avant les départementales.

[Mis à jour le 16 février 2015 à 18h12] La moitié d'entre eux est séduit. Un sympathisant UMP sur deux souhaite des "alliances au cas par cas, au plan local" avec le FN pour les prochaines départementales 2015, qui auront lieu les 22 et 29 mars prochain. C'est 10 points de plus par rapport à 2014. A contrario, 45 % sont opposés à tout rapprochement avec le parti de Marine Le Pen. C'est en tout cas ce que révèle le baromètre d'image TNS Sofres pour France Info, dont les résultats ont été dévoilés ce matin. Comme l'explique Le Monde, ce baromètre permet de cerner les évolutions de perception du Front national sur une période assez longue puisqu'il est mené une fois par an depuis 1984.

Preuve que l'UMP et le FN sont, parfois, sur la même longueur d'ondes, 58 % des tenants de la droite classique disent "adhérer aux constats de Marine Le Pen", sans, toutefois, en partager les solutions. 32 % rejettent aussi bien les constats que les solutions de la chef du FN. Et un sympathisant UMP sur deux estime que le parti frontiste est capable de participer au gouvernement. Quand 33 % des personnes interrogées disent être en accord avec les idées défendues par le FN, ils sont 42 % à l'UMP (55 % en désaccord dans le parti de Nicolas Sarkozy). Preuve que les messages d'Alain Juppé ou de Nathalie Koscisko-Morizet, qui appellent à faire barrage au parti lepéniste aux départementales, n'est pas tout à fait audible au sein du parti.

EN VIDÉO - Alors que les sympathisants UMP désirent, pour la moitié d'entre eux, une alliance avec le FN aux départementales, l'UDI estime que c'est vers le centre que l'UMP doit se tourner.

Un autre sondage favorable au FN

Ce sondage est dévoilé au lendemain d'une autre enquête, menée cette fois par l'Ifop, sur les "souhaits de victoire" des Français parti par parti. Et c'est le FN qui arrive en tête de cet autre sondage sur les départementales avec 29 % de souhaits de victoire aux élections départementales. Un chiffre en hausse de 9 points, en comparaison de la même enquête menée à la veille des municipales. Derrière le parti de Marine Le Pen, l'UMP et l'UDI, alliés dans la grande majorité des départements, obtiennent 25 % des souhaits de victoire. Le PS est à 22 %. Des chiffres qui confirmeraient la lourde défaite d'une gauche qui détient aujourd'hui la grande majorité des conseils généraux.

Ce bouleversement pourrait être renforcé par un mode de scrutin totalement chamboulé pour ces départementales. Les électeurs seront en effet appelés à voter non pas pour un mais pour deux candidats, réunis en binômes. Ces derniers seront composés obligatoirement d'un homme et d'une femme. Le but : atteindre une parité parfaite à l'issue du scrutin puisque autant de femmes que d'hommes seront élus. Pour ne pas faire exploser le nombre d'élus le soir du 29 mars, les cantons ont quant à eux été fusionnés pour réduire leur nombre du double. Si le nombre de candidats aux départementales pourrait exploser, il n'en sera rien du nombre d'élus, qui va augmenter, certes, mais très légèrement, passant de 4 035 avant la réforme de 2013 à 4108. Le nombre de cantons, lui, est divisé par deux : d'environ 4 000, il passe à 2 054. Désormais, il y a en moyenne 20 cantons par département, contre 40 auparavant.

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