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La réforme des institutions a été, depuis des mois, confrontée à une question majeure : faut-il aller en direction d'un régime présidentiel ou parlementaire ? Les partisans du premier régime semblaient avoir pris l'avantage lors de la remise du rapport Balladur en octobre 2007. Qu'en est il aujourd'hui ?


Gagné : s'exprimer devant le Parlement

Elysée
 
Le Président sera doté d'une attribution supplémentaire : pouvoir s'exprimer devant le Congrès. © Florence Girardeau, L'Internaute Magazine
 

A l'issue de la réforme, le Président pourra s'exprimer devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, ce qui était impossible jusqu'alors en raison de la séparation des pouvoirs. Si elle change la donne, la mesure ne semble cependant pas à la hauteur des ambitions de Nicolas Sarkozy, qui souhaitait pouvoir expliquer librement sa politique devant l'une ou l'autre des assemblées. Selon la loi adoptée le 21 juillet et modifiant la Constitution, cette intervention pourra donner lieu à un débat, mais ne sera pas suivie d'un vote.

Cette possibilité, pour le président de la République, de s'exprimer devant le Parlement semble être le seul avantage que retire l'Elysée de la réforme. Le chef de l'Etat, tout comme le gouvernement, voient plutôt leurs pouvoirs limités par le Parlement (lire la suite). La réforme de la Constitution prévoit notamment de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels. De même, le droit de grâce collectif du Président est supprimé, comme le souhaitait Nicolas Sarkozy. Seul un droit de grâce à titre individuel est conservé.

Perdu : la ratification des nouvelles adhésion à l'UE

Le locataire de l'Elysée souhaitait notamment voir ses pouvoirs renforcés au niveau européen. Jacques Chirac avait, en 2005, imposé l'organisation d'un référendum en France avant de ratifier chaque élargissement de l'Union européenne à un nouvel Etat membre. Dans le nouveau projet de loi, Nicolas Sarkozy voulait supprimer cette obligation et redonner au président de la République la liberté de choisir entre un référendum ou un vote au Parlement.

Après des débats houleux sur la question, mettant implicitement l'adhésion de la Turquie dans la balance, la ratification par référendum restera la règle. En cas de nouvelle adhésion, la réforme des institutions prévoit un référendum obligatoire, sauf si le président de la République, saisi par les deux assemblées, choisit une ratification par le Congrès.

» Lire la suite : Le Parlement


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