François Hollande coûte-il plus ou moins cher que Nicolas Sarkozy ?

François Hollande coûte-il plus ou moins cher que Nicolas Sarkozy ? François Hollande, qui aurait réduit le train de vie de l'Elysée, coûte-il vraiment moins cher que Nicolas Sarkozy ? Retour sur les dépenses des présidents.

Personnel, véhicules, communication... Les dépenses de l'Elysée sont conséquentes. Par ces temps de crise, François Hollande tente de réduire le budget élyséen qui s'élève aujourd'hui à 105,4 millions d'euros. Celui de l'ère sarkozienne s'élevait à 115,7 millions d'euros. Nicolas Sarkozy avait opéré à des réductions budgétaires, "insuffisantes" pour la Cour des Comptes qui réclamait du président une diminution plus conséquente des dépenses.

Entaillé dans la mesure du possible, le budget des deux présidents a subi plusieurs coupures. Qu'elles soient dans la part des cadeaux, des voitures ou même des costumes, les deux chefs d'état se sont respectivement, attardés sur les dépenses futiles du gouvernement. Malgré cela, les efforts du "président normal" rattrapent ceux de Nicolas Sarkozy. Tour d'horizon des principales économies.

1-Les dépenses de personnel

Le palais de l'Elysée, la résidence officielle du président de la République, est un hôtel particulièrement coûteux. Il accueillait 882 salariés sous le mandat Sarkozy au 1er janvier 2012 contre 852 personnes sous Hollande. Cette diminution des effectifs lui a permis d'économiser 3,2 millions d'euros. Après l'augmentation du salaire du président par Nicolas Sarkozy en 2007, l'élevant à 21 300 euros mensuels, François Hollande a procédé à une diminution de 30 % de tous les salaires de l'Elysée. Les salaires du Président et du Premier ministre ont été abaissés à 14 910 euros et celui des ministres de 14 200 euros à 9 940 euros.

Parallèlement à ces diminutions, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s'est élargi à 34 ministres, contre les 32 membres du gouvernement Fillon. Malgré cette augmentation, et selon des calculs réalisés par l'AFP, les dépenses pour les membres de l'exécutif sous Hollande s'élèveraient à 367 780 euros brut par mois contre 483 500 euros sous Sarkozy, soit une économie de 115 720 euros par mois, correspondant à près de 1,4 million d'euros par an.

2-Les frais des déplacements

L'aspect dépensier de Nicolas Sarkozy a longtemps fait jaser. C'est notamment l'obtention de l'avion présidentiel A330 qui nourrit la polémique en 2010. Acheté à Air Caraïbes pour la somme colossale de 176 millions d'euros et entièrement réaménagé (élevant le coût total de l'avion à 259,5 millions d'euros), il fût ardument critiqué par la gauche. Ce bijou de la technologie aéronautique ne fût pas revendu par François Hollande à son arrivée au pouvoir mais la décision fût prise de ne l'utiliser que pour des longs trajets, de manière à réduire les frais de déplacements du président. Mais l'imposant avion nécessite, malgré son inutilisation, des sommes pharaoniques d'entretien : 14 millions d'euros par an pour les trois premières années et 10 millions pour les années suivantes. 

L'emprunt du train par le "président normal" à notamment réduit de 85 554 euros à 15 699 euros ses frais de déplacement. Des diminutions que le député PS René Dosière, spécialiste des comptes élyséens, applaudit : "La diminution qu'opère François Hollande est sans commune mesure avec le passé récent (...) une baisse de 2 millions c'est déjà pas mal". Ce dernier ne s'est pas arrêté là, il a notamment supprimé quatorze voitures sur quatre-vingt seize que possédait l'Elysée et troqué la Vel Satis présidentielle pour une DS5 plus économes.

3- Les dépenses diminuées sous Sarkozy et Hollande

Bien que les diminutions de budget sous le gouvernement Ayrault soient plus conséquentes, le duo Sarkozy-Fillon avait procédé à de nombreuses restrictions durant le précédent mandat. La communication, département phare de chaque gouvernement, avait vu son budget réduit de 1,7 million d'euros. Pareillement, Nicolas Sarkozy avait réduit lui aussi de 135 personnes le personnel de l'Elysée et de 8 000 euros le budget consacré à l'achat de journaux. 

Malgré cette volonté de se "serrer la ceinture", le député PS René Dosière avait affirmé que "l'Elysée ne connait pas la crise". Les restrictions budgétaires de Nicolas Sarkozy auraient été jugées insuffisantes par la Cour des Comptes, très critique envers les dépenses élyséennes des présidents. Aujourd'hui, le gouvernement Ayrault s'efforce de s'engager sur les pas du couple Sarkozy-Fillon : il enregistre pour le moment une diminution de plus de 10 millions d'euros du budget du Palais. 

EN VIDÉO - François Hollande, qui a succédé à Nicolas Sarkozy en mai 2012, se pose en "président responsable". 

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