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Chat avec Henri Emmanuelli

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"Une grève est un rapport de force", estime Henri Emmanuelli quand un lecteur s'indigne des blocages décidés par les grévistes. "Ce n'est pas fait pour faire du bien, une grève", mais pour "faire du mal à celui que vous considérez, entre guillemets, comme votre adversaire". En reprenant le langage militaire, il estime que les pénuries d'essence et autres perturbations des transports sont des "dommages collatéraux" de la grève. Puis il se tourne vers d'autres formes de chantage : celui des banquiers par exemple qui diraient "si vous augmentez les impôts, on va réduire les crédits". "Ca s'appelle du chantage aussi", conclut-il.

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