Le débat à gauche est crucial : y aura-t-il une augmentation massive des impôts après 2012 ? Pour Jean-Louis Bianco, la réponse est "non". "Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour les gens en situation de pauvreté, les ouvriers, les employés et la majorité des classes moyennes", promet-il. En revanche, "il y aura des augmentations d'impôts sur le capital, les revenus du capital et de la spéculation". Pour lui, l'Etat peut aussi trouver des marges de manœuvre dans les "140 milliards d'euros de niches fiscales et sociales" relevées par la Cour des comptes. Mais il faut surtout selon lui dire la vérité aux Français : "Nous ne disons pas 'on va recruter à tout va', nous ne disons pas 'on va pouvoir augmenter très rapidement le pouvoir d'achat'", rappelle Jean-Louis Bianco tout en maintenant l'objectif du PS de "consacrer la moitié de nos marges de manœuvre à réduire la dette".