Jean-Louis Borloo malade : sa lettre d'explication en intégralité

Malade, Jean-Louis Borloo a décidé de se retirer de la vie politique comme il l'indique dans une lettre aux membres de son parti, laissant penser que son état de santé est plus préoccupant que prévu.

Jean-Louis Borloo a donc décidé de se retirer de la vie politique. "Le temps de sa convalescence" précisent Hervé Morin, Yves Jégo et Jean-Christophe Lagarde dans un communiqué, comme pour faire taire tous les observateurs qui voudraient annoncer trop précipitamment la fin définitive de sa carrière. Reste que Jean-Louis Borloo a mis un terme à tous ses mandats et à toutes ses fonctions au sein de l'UDI. L'état de santé de Jean-Louis Borloo est donc plus grave que ce que laissaient présager les dernières déclarations des cadres du parti centriste (voir vidéo).

Le 18 mars, dans #DirectPolitique, Hervé Morin se montrait inquiet mais rassurant sur l'état de santé de Jean-Louis Borloo :

"Je n'ai pas toute l'énergie nécessaire pour remplir mes responsabilités" affirme l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy dans une lettre envoyée aux membres de son parti. Celui qui fête ce lundi 7 avril ses 63 ans semble donc atteint d'une maladie assez sérieuse. Qu'en est-il exactement ? Jean-Louis Borloo a été frappé par une "pneumonie aigüe frontale" en janvier, une inflammation des poumons, qui touche plusieurs lobes, et qui a nécessité une hospitalisation. L'ancien ministre avait ensuite entamé sa convalescence chez lui, le 4 février. Interrogé par le JDD il y a deux semaines, l'homme indiquait qu'il espérait un retour "à la fin du mois de mai", avant les élections européennes.

Flou sur sa santé, poignant sur son retrait

L'annulation de son retour pose ainsi de nombreuses questions sur son état de santé. Pourquoi un tel revirement ? Il semblerait que la septicémie qui a accompagné sa pneumonie aigüe soit difficile à traiter. Si la maladie de Jean-Louis Borloo s'aggrave, les difficultés respiratoires peuvent devenir dangereuses et vraiment douloureuses. A la toux et aux frissons peuvent s'ajouter des fièvres à prendre très au sérieux. Le repos le plus total est donc une exigence médicale que Jean-Louis Borloo a accepté de suivre. Le traitement, qui inclut des antibiotiques et des médicaments antimicrobiens, pourrait être plus lourd en cas d'aggravation, avec une possible opération chirurgicale si des complications au niveau de la plèvre se manifestent. Mais dans sa lettre, Jean-Louis Borloo n'en dit pas plus sur son état de santé.

Des questions politiques sont aussi posées. Jean-Louis Borloo peut-il et veut-il revenir en politique et à quelle place ? La fin de sa lettre, empreinte d'émotion, sonne ici comme un couperet. Après avoir fait un éloge vibrant de la campagne et des résultats de son parti aux municipales, mais aussi de la gestion de l'UDI en son absence, il le dit : l'UDI, qu'il a fondée en septembre 2012, après la présidentielle, continuera sa route sans lui. "Je suis fier du travail que nous avons accomplis ensemble", conclut Jean-louis Borloo dans son courrier avec une émotion palpable. "J'y ai mis tout mon coeur, ma détermination et mon enthousiasme, pour vous mes amis qui m'avez toujours accordé votre confiance". Une phrase qui acte un point de non retour ?

La lettre d'explication de Jean-Louis Borloo en intégralité :

Jean-Louis Borloo / Hervé Morin

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