Jean-Marc Germain : "En l'état, je ne peux pas voter le budget 2015"

Jean-Marc Germain : "En l'état, je ne peux pas voter le budget 2015" L'élu socialiste des Hauts-de-Seine, l'une des figures de proue des députés frondeurs, a répondu aux questions de Linternaute.com, 20 Minutes et Ouest-France.

Sur le plateau de #DirectPolitique, l'émission politique de Linternaute.com, 20 Minutes et Ouest-France, Jean-Marc Germain a indiqué qu'"en l'état", il ne pouvait pas voter le projet de loi de finances 2015, pas plus que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. "J'ai été élu sur le programme des 60 propositions de François Hollande. Ce qu'on nous propose, c'est l'inverse", estime le député socialiste qui détaille les revendications des frondeurs.

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Deux amendements dans le PLF 2015 pour une réforme fiscale

Jean-Marc Germain a annoncé sur le plateau de #DirectPolitique vouloir déposer deux amendements pour intégrer la réforme fiscale dans le projet de loi de finances 2015. "Je défendrai un amendement pour que la CSG soit rendue progressive [...] et un autre amendement qui propose de passer au prélèvement à la source de l'impôt" sur le revenu.

Martine Aubry : "Sur le fond de ce qu'on pense, il y a une grande proximité"

Pour l'ancien directeur de cabinet de la maire de Lille, Martine Aubry "ne veut pas se mêler de la responsabilité des autres". Mais "sur le fond", il estime qu'il y a une "grande proximité" entre les frondeurs et l'ancienne patronne du PS. Sur l'expression de "gauche molle", Jean-Marc Germain estime que "si on veut dire des choses fortes, il faut éviter les mots qui blessent".

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Montebourg, Hamon, Filippetti... "Ils ont déjà rejoint les frondeurs"

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L'intégralité de l'émission

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Le couperet est tombé. Les députés socialistes qui avaient refusé de voter la confiance au gouvernement de Manuel Valls ont été privés de leurs attributions dans les commissions chargées, à l'Assemblée, d'examiner le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015. Une sanction qui en a surpris plus d'un, mais que Bruno le Roux, patron des députés PS, avait clairement signifié sur notre plateau il y a quelques jours. La "purge" menée dans le groupe socialiste va-t-elle calmer les tensions et permettre au pack budgétaire de 2015 de passer l'épreuve de l'Assemblée ? Les députés frondeurs, qui sont aujourd'hui une trentaine, accepteront-ils d'adopter un projet de loi qui prévoit, notamment, 700 millions d'euros d'économies sur la branche famille ? Plus largement, une autre politique à gauche est-elle possible sans réduction drastique des déficits ? Jean-Marc Germain, député socialiste des Hauts-de-Seine et député frondeur, est l'invité de #DirectPolitique, l'émission politique de Linternaute.com, 20 Minutes et Ouest-France, ce mardi 7 octobre à partir de 8h30.

Jean-Marc Germain

Jean-Marc Germain, élu député des Hauts-de-Seine en 2012, est un visage nouveau de l'Assemblée nationale. Il est pourtant déjà un "vieux routier" de la politique et en particulier du Parti socialiste. Avant de se présenter lui-même devant les électeurs, Jean-Marc Germain était en effet le principal lieutenant de Martine Aubry, à Lille comme au PS. Le duo politique s'est formé en 1997, quand Jean-Marc Germain a rejoint le cabinet de celle qui était alors ministre de l'Emploi et de la Solidarité. Après un passage par Matignon au service de Lionel Jospin, il est missionné à Lille, où il sert de nouveau Martine Aubry. Il sera successivement directeur général adjoint des services à la Communauté urbaine, directeur général des services de la ville, puis directeur de cabinet de la maire de Lille jusqu'à l'élection présidentielle.

Le duo politique est soudé par un mélange d'admiration et de fidélité, si soudé que Martine Aubry sera, en 2004, le témoin du mariage de Jean-Marc Germain et d'Anne Hidalgo, l'actuelle maire de Paris, rencontrée lors de son passage au cabinet de la ministre. Parfois décrit comme un "surdoué", Jean-Marc Germain aura, en coulisses, un rôle prépondérant auprès de sa "patronne" pendant près de 15 ans, de l'élaboration des 35 heures, à sa campagne interne pour la primaire de 2011 contre François Hollande en passant par la direction du PS en 2008. Nommé secrétaire national chargé de l'emploi et du travail au Parti socialiste en 2012, rapporteur de plusieurs lois sur l'emploi au début du quinquennat, Jean-Marc Germain a depuis pris ses distances avec la politique du gouvernement. Il compte désormais parmi les leaders des députés frondeurs, qui réclament un infléchissement de la politique de François Hollande et de Manuel Valls, vers moins d'austérité, plus de politique de croissance et de pouvoir d'achat. De là à en faire l'exécutant d'une manœuvre de Martine Aubry contre la "gauche molle" au pouvoir et pour sa candidature en 2017, pour certains, il n'y a qu'un pas.

Chaque mardi, Linternaute.com, 1er site d'actualités de France, 20 Minutes, 1er quotidien gratuit et Ouest-France, 1er quotidien français payant, reçoivent une personnalité du monde politique pour un entretien de 40 minutes avec les journalistes des rédactions et les internautes.

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