Vivement critiquée pendant et après la campagne présidentielle sur l'organisation
des débats participatifs, Ségolène Royal persiste et signe.
"L'impact de la démocratie participative
sur le programme a été grand"
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Ségolène Royal et les débats participatifs
Photo © Parti socialiste
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Si elle fait le constat d'un certain nombre d'insuffisances, un manque
d'explication, une erreur de timing, etc., l'ex-candidate ne peut que qualifier
de "bonheur" ces rencontres, qu'elle oppose aux "réunions lugubres" qui avaient
lieu au sommet. Elle fait aussi la liste des "propositions concrètes" présentes
dans son programme qui sont issues des débats participatifs : le soutien
scolaire individualisé, la réforme de l'indice des prix, la France métissée,
etc. Elle affirme ainsi que "l'impact de la démocratie participative
sur le programme a été grand". Pour Ségolène
Royal, ils ont aussi été nécessaires pour écarter certaines formules qui
étaient dépassées ou pour comprendre que les électeurs de gauche n'étaient
pas contre l'Europe, mais qu'ils disaient "Oui à l'Europe ; mais pas comme
un enfant dans le dos".
Enfin, Ségolène Royal avoue, non sans une certaine ironie, qu'elle a été
flattée de constater que ses débats participatifs, tants décriés dans certains
médias, étaient pourtant très proches des panels de citoyens de TF1 ou de
l'émission "A vous de juger" de France 2. Mais plus encore, lorsqu'aux dernières
journées parlementaires de l'UMP en octobre dernier, le quotidien Le Figaro
a souligné que le parti avait finalement opté pour "une démarche participative
" après avoir raillé la méthode Royal.
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