Les éléphants du Parti socialiste, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius
en tête, ses concurrents lors des primaires, n'ont jamais épargné la candidate
Ségolène Royal.
"Lionel Jospin a préféré assister
au spectacle de Pierre Perret, préférant sans doute les jolies
colonies de vacances"
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Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, deux "éléphants"
du PS Photo © Parti socialiste
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"Désert d'avenir", "travail, famille et chabichou", "Dalida et Orlando"
(Ségolène Royal et Patrick Menucci)… Autant de bons mots, plus ou moins cruels,
que les ténors du parti font circuler lors des meetings pour destabiliser
la candidate. Elle fait part aussi de cette phrase de François Hollande
qui la met en garde : "Tu n'as rien vu encore de leur brutalité
; tu n'es pas assez forte".
Plus particulièrement, Ségolène Royal s'attache à raconter le jour de son
investiture à la Mutualité, le 26 novembre. Les militants socialistes ont
désigné leur candidate à plus de 60 % des voix. Dominique Strauss-Kahn et
Laurent Fabius sont dans la salle, au premier rang, et ne font rien pour
cacher leur amertume, affichant leur mine des mauvais jours : "Elle en est
presque gênante, cette attitude discourtoise" avoue-t-elle. Mais au moins
sont-ils là, ce qui n'est pas le cas de l'ancien Premier ministre Lionel
Jospin, qui, selon Ségolène Royal, a choisi "d'assister au spectacle de Pierre
Perret, préférant sans doutes les jolies colonies de vacances".
Si, dans les dernières pages de son livre, elle regrette de "ne pas
avoir pu aligner, au lendemain de l'investiture, un nombre respectable de
ténors socialistes sourire au lèvre et fleur au fusil", elle n'oublie pas
de lister leurs torts, à eux aussi, dans une ultime charge : "la violence
du débat interne, l'acrimonie de leurs reproches, l'histoire de la cassette
volée, les accusations de Fabius (qui "se contente d'observer la campagne
à la jumelle"), le procès en incompétence (Jospin : "On ne peut quand même
pas lui confier le bouton nucléaire")".
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La "machine Sarkozy"