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Le QG de campagne de Nicolas Sarkozy Photo
© L'Internaute Magazine
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Si Ségolène Royal déplore longuement la désertion des éléphants du parti
socialiste, elle consacre aussi tout un chapitre à "la machine de l'adversaire".
Le "verrouillage médiatique"
Pour la candidate vaincue, Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un système sans
faille autour de lui. Tout d'abord, il avait ses "Tontons flingueurs" : le
député Pierre Lellouche était chargé de démonter toute intervention à l'international,
l'actuel Premier ministre François Fillon était quant à lui en charge de
la politique intérieure, enfin, Dominique Paillé s'occupait essentiellement
de sa personnalité.
Mais elle retient avant tout, ce qu'elle désigne sous l'expression de "task
force" : les amis de Nicolas Sarkozy, Arnaud Lagardère ("le frère"), Martin
Bouygues ou encore Bernard Arnault, qui sont aussi les patrons des plus grands
groupes de communication. Grâce à eux, leur candidat aurait obtenu le "verrouillage
médiatique" de la campagne. En remerciement, le candidat Sarkozy leur offre
de partager son premier dîner en tant que président de la République, le
6 mai 2007 au Fouquet's. Pour Ségolène Royal, les paillettes de ce rendez-vous
ont occulté l'essentiel : ceux qui ont adoubé Nicolas Sarkozy vont demander
le change, c'est-à-dire peser de tout leur poids sur l'économie de la France.
Elle dénonce dans un long passage cette promiscuité entre la politique et
les affaires, et doute enfin que "ce mélange des genres" favorise l'indépendance
des politiques publiques et l'intérêt général".
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La rencontre avec Bayrou