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Réélu au premier tour
(mise à jour le 10 mars)
C'est avec 67,74 % des voix que le maire sortant Jean-François Copé
a été réélu à Meaux dès le premier
tour.
Une élection sans suspense
Elu maire de Meaux en 1995 à seulement 31 ans, puis réélu
en 2001 et en 2005 à la suite de la démission d'Ange Anziani,
Jean-François Copé souhaite conserver son fauteuil de maire.
Il est aussi député de Seine-et-Marne, préside le groupe
UMP à l'Assemblée nationale, dirige depuis peu une commission
voulue par Nicolas Sarkozy sur la télévision publique sans publicité
et exerce à temps partiel dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide
Loyrette Nouel. L'homme aime les challenges. A Meaux, il affronte son ex-premier
adjoint Ange Anziani, à qui un contentieux l'oppose depuis 2005.
Duel fratricide
Il était son fidèle bras droit depuis plusieurs années. Ange Anziani,
68 ans, est passé en dissidence du côté MoDem. Lorsque le député-maire de
Meaux est nommé porte-parole du gouvernement en 2002, Ange Anziani, alors
premier adjoint, le remplace. Jusqu'en 2005, il occupe le fauteuil de
maire. Mais coup de théâtre cette année-là : Jean-François Copé
veut reprendre sa place et souhaite assumer son triple mandat de ministre,
de député et de maire. Il retrouve son statut de 1er édile et Ange Anziani
redevient son premier adjoint. Ce dernier critique de plus en plus la gestion
de la ville par Jean-François Copé, prend ses distances et n'assume plus qu'un
mandat de conseiller municipal. En novembre dernier, il annonce finalement
sa candidature à la mairie sous la bannière Modem. Ce duel à droite
est une aubaine pour le candidat de la gauche unie Patrick Mavré (PS), qui
rêve de reprendre Meaux à Jean-François Copé.
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candidats dissidents
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