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Alain Juppé
© L'Internaute Magazine
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Ancien ministre de l'Environnement, Alain Juppé a été réélu dès le premier tour à Bordeaux, dont il est maire depuis 1995. Sa défaite aux législatives dans la ville girondine, en juin, l'avait pourtant poussé à quitter le gouvernement. Quel que soit leur résultat, les ministres candidats aux municipales ne devraient pas, quant à eux, avoir à vivre pareille déconvenue. La règle établie pendant les législatives, selon laquelle une défaite aux élections est synonyme de démission du ministère, n'a pas été reconduite aux municipales. François Fillon l'aurait annoncé aux membres de son équipe dès la rentrée.
Dans l'attente d'un feu vert de l'Elysée
Malgré tout, beaucoup attendaient encore une confirmation de Nicolas Sarkozy lui-même. D'autant plus que le président avait semé le doute dans son gouvernement sur la possibilité d'un cumul ministre-candidat le 12 novembre au Premier ministre, : il se serait en effet prononcé en faveur de la proposition du comité Balladur sur la réforme des institutions, qui prévoit d'interdire de cumuler des fonctions ministérielles avec des mandats électifs locaux. Mais la frayeur semble avoir été de courte durée dans les ministères concernés. Claude Guéant aurait rassuré les ministres qui veulent "monter au front" en mars 2008. Nathalie Kosciusko-Morizet, en se présentant à Longjumeau, a aussi précisé que sa candidature avait reçu l'aval de l'Elysée et de Matignon : "J'ai posé la question au président de la République et au Premier ministre, ils m'ont confirmé qu'il n'y aurait pas de problème".
Entre la crainte d'une défaite et l'envie de légitimité
Les défaites des membres du gouvernement Jospin aux municipales de 2001 (Elisabeth Guigou à Avignon, Jean-Claude Gayssot à Béziers, Jack Lang à Blois et Pierre Moscovici à Montbelliard) restent aujourd'hui dans les mémoires de beaucoup de ministres. Celles-ci avaient été, selon plusieurs observateurs, le point de départ d'une baisse de popularité du gouvernement aboutissant à la déroute de 2002. Plusieurs ministres comme Xavier Darcos, Christine Lagarde ou Christine Albanel, en position délicate à la veille du second tour, pourraient être dans le même cas après le 16 mars.
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