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Réélu au premier tour
(le
10 mars 2008)
A Bordeaux, Alain Juppé est réélu au premier tour avec 55 %. Le maire
sortant de Bordeaux s'est dit "très touché" par ce
vote et a de nouveau réfuté toute implication future dans la
politique nationale.
Les forces en présence (le
7 mars 2008)
Après le coup dur des législatives, où il a été battu par Michèle Delaunay
(51 %), et sa démission du gouvernement, on redoutait, à l'UMP, un abandon
de la mairie de Bordeaux par Alain Juppé. Mais fort des 56 %
obtenus lors des municipales partielles, organisées en 2006 pour
son retour aux affaires après la parenthèse canadienne, et d'un sondage du
20 février le créditant de 55 % des voix, ce dernier
refuse d'entendre parler de la "lassitude des Bordelais". L'ancien
Premier ministre bénéficiera également de l'appui du
Modem local. François Bayrou a lui même annoncé le 14
décembre un "partenariat" avec les listes UMP à Bordeaux.
Les 6 élus Modem que compte actuellement la majorité municipale
ne se retourneront pas contre Alain Juppé en 2008. Mais rien n'est
gagné pour autant pour la droite à Bordeaux. Ségolène Royal
y a battu Nicolas Sarkozy avec 52 % des voix au second tour de la présidentielle
et Alain Juppé sera opposé à un ténor socialiste
local : Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine, qui
a décidé de mener la campagne en duo avec Michèle Delaunay.
En juin, ce dernier a, contrairement à son futur adversaire, été largement
élu député de Gironde avec 60 % des voix. Il devrait jouer la "rupture"
après 60 années de domination de la droite et affirme vouloir
tourner la page du "chabanisme". Philippe Dorthe, candidat PS de
la première heure, a déjà appellé à l'union et
soutient ardemment Alain Rousset depuis plusieurs mois. Tout comme Pierre
Hurmic, ancienne tête de liste des Verts, dont les scores étaient
proches des 10 % aux dernières élections. Le duel Juppé-Rousset
ne devrait donc pas laisser beaucoup de place à d'autres challengers.
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