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Résultats du 2e tour (le
16 mars 2008)
La droite conduite par le maire UMP sortant Antoine Rufenacht conserve
la ville du Havre avec 54,74 % des voix au second tour des élections
municipales, contre 45,3 % à la gauche emmenée par le député PCF Daniel
Paul, selon le décompte final de la mairie.
Les forces en présence (le
7 mars 2008)
La reconversion politique et économique du Havre, ville portuaire touchée
par la désindustrialisation, est sans doute la plus belle réussite
politique d'Antoine Rufenacht. Le directeur de campagne de Jacques
Chirac en 2002 restera dans les mémoires comme celui qui a conquis
le plus grand fief communiste de France en 1995. Largement réélu
en 2001 (46,10%), le maire UMP sortant est de nouveau annoncé vainqueur
en 2008. Car face à lui, la gauche peine encore à s'entendre,
malgré le bon résultat de Ségolène Royal en mai
2007 (50,31%). Le conseiller régional Laurent Logiou soutenu
par le PS, le MRC, le PRG et les Verts veut supplanter le député
Daniel Paul élu havrais depuis 1977, finaliste en 2001, et héritier
de la famille communiste de la ville. Socialistes et communistes souhaitent
une alliance, mais refusent tous les deux de cèder la tête de
liste. Et c'est sans compter la candidature d'Eric Donfu (DVG). Cet
ancien adjoint et chef de file du PS en 1995 devrait aussi participer à
la bataille avec son mouvement "Le Havre est à Vous" en mars.
En tout, ce sont donc trois candidats de gauche qui pourraient tenter de priver
Antoine Rufenacht d'un troisième mandat. A moins que la surprise vienne
d'ailleurs. Au Modem, Marc Migraine est pressenti pour être candidat.
Il est le principal instigateur du club Démocéane, créé
pour rassembler des personnalités de différentes familles politiques,
mais n'a pas encore décidé de présenter une liste. Beaucoup
de centristes sont d'ailleurs séduits par Eric Donfu qui affiche ostensiblement
son écharpe orange. Enfin, à l'extrême droite, FN et MNR
se sont alliés autour de la candidature de Philippe Fouché-Saillenfest.
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