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Réélu au premier tour
Le maire socialiste sortant de Lyon sort vainqueur du premier tour des municipales face à l'UMP Dominique Perben. Gérard Collomb est élu dès le premier tour avec 51,5 % des voix (contre 31,9 % pour Perben).
Les forces en présence (le 7 mars 2008)
Conseiller municipal depuis 1977 et élu maire de Lyon en 2001, le socialiste Gérard Collomb sera opposé, en mars 2008, à un ancien ministre du gouvernement Villepin : celui des Transports, Dominique Perben. La partie s'annonçait difficile pour le maire sortant, confronté ces derniers mois à une poussée de la droite dans la capitale des Gaules. Lors de la présidentielle, Nicolas Sarkozy l'a emporté avec 53 % des voix face à Ségolène Royal. Aux législatives, l'UMP a conquis deux circonscription sur les 4 que compte la ville, contre une seule en 2002. En juin, Dominique Perben a, par exemple, balayé la protégée de Ségolène Royal, Najat Belkacem, avec 56 % des voix, dans la 4e circonscription. Mais les derniers sondages sont unanimes : Gérard Collomb reste le favori à Lyon et Perben, le challenger. Un autre ancien ministre,
Azouz Begag, attendait l'investiture du Modem local après le retrait de la vie politique de la centriste Anne-Marie Comparini. Il a annoncé début décembre qu'il retirait sa candidature à cause d'un désaccord avec François Bayrou sur le mode de désignation des candidats. Défait aux législatives dès le 1er tour dans la 3e circonscription (14 %), Azouz Begag aurait pourtant pu jouer les trouble-fêtes : au second tour, il avait appellé à voter "contre Jean-Michel Dubernard", leader incontournable de l'UMP à Lyon, offrant ainsi la victoire au socialiste Jean-Louis Touraine. En son absence, les centristes sont divisés. Laurent Mazille, chef de file du Nouveau Centre, a décidé de ne pas se lancer dans la bataille sans pour autant soutenir Dominique Perben. Quant au candidat investi à la rentrée par le Modem, Christophe Geourjon, il a, lui, rallié le candidat UMP le 3 février, provoquant une scission de sa liste entre pro-Perben et pro-Collomb. Finalement, c'est Eric Lafond qui a pris la tête des fidèles de François Bayrou.
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